Paroisse Ste Marie en Plaine et Marais
Slogan du site

Pour commencer, choisir une rubrique

6ème Dimanche de Pâques- Sacrement de l’Onction des malades.
Le sacrement de la tendresse et de la miséricorde du Christ et de l’Eglise.
Article mis en ligne le 19 mai 2009
dernière modification le 25 mai 2009
logo imprimer
Enregistrer au format PDF

Pendant le Temps pascal, dimanche après dimanche, nous sont proposés des extraits de la longue méditation de l’apôtre Jean sur l’amour.
Mais l’amour dont parle St Jean n’est pas uniquement ce sentiment naturel et spontané qui nous rapproche les uns des autres, qui nous lie les uns aux autres. L’Amour dont parle St Jean est d’origine divine. Il est la qualité première de Dieu puisque Dieu est essentiellement Amour. Et parce qu’Il est Amour, Il prend l’initiative de donner aux hommes quelque chose de lui-même, quelque chose de sa vie et comme Il est Amour Il ne peut proposer et donner aux hommes que son Amour pour qu’ils en vivent et pour que cet Amour produise en eux des fruits de Justice, de Paix, d’Amour, de Pardon.
De même qu’il est impossible aux hommes d’empêcher le soleil de projeter ses rayons sur notre terre pour l’éclairer, la réchauffer, pour la faire vivre, de même rien ne peut empêcher Dieu de projeter son amour sur sa création et sur les hommes, pas même la méchanceté des hommes, car l’Amour de Dieu est infiniment plus grand que le cœur de l’homme.
Dieu répand son amour en nous aimant le premier, sans aucun mérite de notre part. Et la preuve éclatante de cet amour pour nous, c’est le don que Dieu nous a fait de son propre fils, son unique, en qui Il révèle son amour de Père pour tous les hommes… en les accueillant, en les guérissant, en les pardonnant, en les aimant.
Et justement, il existe, dans notre Eglise, un sacrement spécial pour toutes les personnes dont la vie est rendue fragile et précaire par la maladie, par le handicap ou par le grand âge.
Il existe dans l’Eglise un sacrement qui exprime cet amour incroyable, cet amour de prédilection de Dieu pour tout ce qui est pauvre, petit, fragile. L’onction de l’Huile Sainte est par excellence le sacrement de la tendresse et de la miséricorde du Christ et de l’Eglise.
Jésus qui a connu l’épreuve de la souffrance jusqu’à en perdre la vie a témoigné d’une bonté et d’une tendresse toute particulière devant toute souffrance qu’il a rencontrée sur sa route. Et Il a voulu que les disciples aient la même attitude que lui en face de la souffrance. En les envoyant en mission, Il leur demande de « guérir les malades », ça c’est pour le corps ! et de « chasser les démons », ça c’est pour le cœur. Et après la résurrection de Jésus, les apôtres continuent cette mission que Jésus leur a confiée, comme le montre la lettre de St Jacques : « Si l’un de vous est malade, qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Eglise la fonction d’Anciens (de prêtres). Ils prieront sur lui, après leur avoir imposé les mains et fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade. Le Seigneur le relèvera et s’il a commis des péchés, il recevra le pardon ». Ce texte de St Jacques nous donne les trois gestes du Sacrement de l’Onction des malades : la prière, l’imposition des mains et l’onction.
L’onction des malades signifie que c’est Jésus qui vient rejoindre et visiter les personnes en difficulté de santé pour les aider à garder courage et confiance pour vivre chrétiennement l’étape difficile qu’elles ont à vivre.
Avant de célébrer ce sacrement, je voudrais, d’un mot, évoquer Marie debout au pied de la Croix où son fils souffre et meurt. Elle est là, présente, toute droite malgré sa douleur. Elle a eu son compte d’inquiétude et de souffrance depuis qu’elle a mis au monde Jésus, son enfant, l’Enfant de la promesse. Elle est là, non pas seulement parce qu’elle est la mère du condamné, mais pour faire la volonté de Dieu. Depuis son premier « oui » de Nazareth, Marie a toujours dit « oui » à Dieu, sans toujours comprendre ce que Dieu lui demandait et pourquoi. « Heureux, dit Jésus, ceux qui font la volonté de mon Père ».
Alors, chers amis, « Heureux sommes-nous, nous aussi, si nous pouvons dire, comme elle et avec elle : « Père, que ta volonté soit faite ! »

Joseph Blanchard.
Homélie pour la célébration de l’Onction des malades.
Benet, le 17.05.2009


Forum
Répondre à cet article


puceArchives puceEspace rédacteurs puce



2008-2017 © Paroisse Ste Marie en Plaine et Marais - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.22