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"Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent"
Article mis en ligne le 20 février 2011
dernière modification le 1er mars 2011
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"AIMEZ VOS ENNEMIS ET PRIEZ POUR CEUX QUI VOUS PERSECUTENT AFIN D’ETRE VRAIMENT LES FILS DE VOTRE PERE QUI EST DANS LES CIEUX"

(Matthieu 5, 38 – 48)

On pourrait croire que Jésus nous invite, ici, à la démission devant celui qui nous a fait du mal. Or le pardon requiert une très grande force intérieure qui n’a rien de l’humiliation ou du laxisme… Le pardon n’a rien à voir avec une démission…Pardonner ce n’est pas non plus passer l’éponge sur une faute, ni même l’oublier… Pour vivre ce que Jésus nous demande dans cet évangile, il faut certainement avoir acquis une grande force d’âme.

« Je vous le dis, à vous qui m’écoutez, aimez vos ennemis… » Le mot « ennemi » est un mot très fort dans cet évangile de Matthieu : il s’agit bien de ceux qui nous haïssent, ceux qui nous détestent… et pas seulement de ceux qui nous laissent tranquilles… il s’agit de ceux qui disent du mal de moi… de ceux qui m’agressent par toute leur manière de penser, de s’habiller, de prier, de voter, etc…Jésus me demande de les aimer et pas seulement de les tolérer. Aimer ne veut pas dire non plus épouser leurs positions, mais par derrière leurs actes, il y a une personne créée à l’image de Dieu. C’est important que nous réapprenions ce que veut dire « aimer » ces gens là. Jésus veut qu’à la haine la plus forte à notre égard, nous répondions par l’amour, la miséricorde et le pardon. Nous ne sommes pas maîtres des sentiments chez l’autre… nous n’avons aucun pouvoir sur lui ; par contre, Jésus nous estime capables de transformer, à l’intérieur de nous-mêmes, nos propres sentiments de haine en vie d’amour et de pardon. Il demande que ce soit moi qui change mon cœur et mon esprit, et non pas que je veuille toujours changer l’autre à ma convenance.

Nous sommes aujourd’hui dans un monde extrêmement diversifié, au niveau des cultures, des religions, des peuples aux différentes couleurs de peau, des choix politiques.. des orientations de vie. Ce n’est pas qu’autrefois, il l’était moins, mais nous étions beaucoup moins en contact avec ces différentes cultures. La confrontation quasi quotidienne de toutes ces diversités, si elle n’est pas bien préparée, peut conduire à de très fortes exclusions ou à des racismes, à des haines et à des rancunes sans fin ou encore à des fermetures sur nous-mêmes. L’amour de l’ennemi, ça s’apprend : ce n’est pas du jour au lendemain que nous aimerons celui ou celle qui nous veut réellement du mal. Aimer ne veut pas dire non plus entrer dans le jeu de l’autre ou baisser les bras devant lui, mais plutôt reconnaître la différence de l’autre et reconnaître au cœur de cette différence un frère en humanité et un enfant de Dieu. Progresser dans l’amour de nos frères, ça demande beaucoup de temps, beaucoup d’écoute…et de volonté….oui ! ça demande du temps…beaucoup de temps.
Il est important de se laisser habiter par le message de Dieu qui est essentiellement une vie d’amour et de pardon. Alors comment y parvenir ?

-  Se laisser imprégner par la tendresse de Dieu … : seule, la tendresse de Dieu est capable de transformer notre cœur de pierre en un cœur de chair. C’est par la prière...la communion à la Parole de Dieu.

-  Si nous n’essayons pas de nous changer nous-mêmes et de nous laisser changer par Dieu, inutile de nous lamenter sur les déchirements du monde d’aujourd’hui et sur les égarements de l’homme, car, alors, nous en deviendrions des complices. Se convertir d’abord soi-même sans vouloir convertir l’autre.

-  Jésus nous invite aussi à toujours faire le premier pas : le pardon pourra se vivre lorsque (et non pas "si") je commence, moi, à pardonner d’abord. Faire le premier pas, c’est une invitation du "Notre Père" : "Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés..." Faire le premier...toujours le premier pas...

-  Et Jésus nous invite aussi à aimer le monde tel qu’il est et pas seulement à le critiquer. Imaginez que l’on ne fasse que critiquer ses parents, on arriverait à ne plus les aimer. Regarder le monde à la manière de Dieu, c’est-à-dire avec beaucoup d’amour.

Pardonner, c’est commencer à aimer.

P. Louis Morandeau


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Races ?
- le 20 février 2011

Il n’y a plus de notion de races dans l’humanité ; c’est une grosse erreur d’après les scientifiques ; Il n’existe que des différences de pigmentation dans la peau.
Michèle

Terminologie !!!
- le 21 février 2011

Je pense sincèrement que dans le contexte le terme "races" a pour acceptation le terme "peuples"... dans leurs diversités et leurs richesses. Brigitte

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