Paroisse Ste Marie en Plaine et Marais
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Benet
Article mis en ligne le 25 février 2008
dernière modification le 16 octobre 2013
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Eglise Ste Eulalie
D’abord prieuré dépendant des bénédictins de Momtierneuf de Poitiers, l’église Sainte-Eulalie est mentionnée dans les textes pour la première fois en 1088. De taille imposante, l’édifice se compose d’une façade du XIIème siècle, d’une nef et de collatéraux du XIVème siècle. Les contreforts et le portail ouest datent du XVème siècle. La nef est restaurée vers 1690. L’ensemble de l’église est restauré en 1804, 1809 et 1816. Les voûtes et les piliers des trois travées hautes sont repris en 1854, sous la direction de l’architecte Garnereau. Les autres travées sont restaurées en 1861 - 1864 par l’architecte Mandin. Le dallage date de 1883.

La façade Romane La façade de l’église de Benet est une des plus intéressantes de la région, tant du point de vue de son organisation architecturale que par son iconographie. Les divisions verticales de cette oeuvre du XIIème siècle sont accusées par deux fortes colonnes jumelles dont les chapiteaux reposent sur le cordon du pignon. Elles encadraient la porte d’entrée.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Ces colonnes sont noyées par les contreforts du porche. Trois autres colonnes, réunies en faisceaux, appuient les deux angles. Elles se terminent en glacis surmonté d’une statue avec un dais au-dessus de la tête. Le niveau inférieur de la façade est occupé par la porte centrale, et par deux arcades aveugles placées à droite et à gauche. Un cordon, avec arcatures soutenues par des modillons grotesques, les surmonte. Au-dessus de la porte d’entrée, on remarque les bustes des vierges folles et des vierges sages en forme de frise. Dans le tympan de l’arc placé à gauche, on devine l’image du fameux chevalier. A droite, l’autre arc présente un personnage assez énigmatique : il s’agit d’un jeune homme portant sur ses épaules un joug. Deux grosses "fleurs", enveloppées dans une coque, y sont suspendues. Ce personnage piétine un dragon. Le joug se termine par deux têtes de serpent. L’encadrement de ces deux sculptures est formé par une seule arcade décorée de pointes de diamant, de disques et de feuilles lancéolées. Les colonnes, à fût lisse, dont une seule subsiste, supportent ces archivoltes et ont leurs chapiteaux ornés de dragons à longs cous terminés par une tête d’oiseau.

Quelques dates :
En 1791, le curé de Benet prêta serment à la constitution civile du clergé mais se rétracta quinze jours plus tard. Incarcéré à Fontenay, il fut remplacé par un prêtre constitutionnel. Le premier desservant de Benet après la révolution commença son ministère en 1803. La paroisse paraît être restée sans curé de 1813 à 1816, puis 1819 à 1821.
En 1833 a lieu la construction d’un temple protestant à Benet. Les protestants représentent alors la vingt-septième partie de la population. L’érection d’un vicariat à Benet devint effective en 1860.
En 1848, les religieuses Ursulines de Jésus, de la communauté de Chavagnes, arrivèrent à Benet.
En 1895, à la clôture de la mission, eut lieu l’érection d’un calvaire en bordure de l’actuelle rue de la Gaillardise.
La chaire de l’église date de 1900 ainsi que le grand vitrail du chœur.
Le chemin de croix, qui est classé, date lui aussi de la même époque.

La Façade Romane

Le Vitrail du Chœur

La Chaire

Le Chemin de Croix

Le Calvaire

Suite de l’historique :
Cette paroisse est mentionnée dans les chartes sous les noms anciens de Benays ; de Benets (Pouillé Lacurie), Bennacum, Bennaïcum, Benetum (Archives de Poitiers 1106), Villa Benetii (1120), Benayum (Pouille de Cluny). L’église, sous le vocable de Notre dame est alors sous le patronage de l’abbé de Montierneuf.
Le territoire de la paroisse accueille à l’époque de nombreuses fondations religieuses : prieurés de Ste Eulalie, de Lesson, aumônerie de Benet ; Chapelles du Carnier, du château de Benet, de la Caustière, de Ste Catherine, d’Aziré, des Bons, des Soulices, de Bruard, d’Arrivé ; Commanderie de Ste Gemme.
Pendant la guerre de Cent ans, Benet, qui était sous la domination anglaise, fut attaqué et repris en 1372 par le Connétable Duguesclin. Durant les guerres de religion, en 1574, le duc de Montpensier, se dirigeant sur Fontenay qu’il voulait enlever aux protestants, vint fixer son quartier général à Benet. En 1587, Henry IV qui se rendait à La Rochelle, s’arrêta également plusieurs jours à Benet.
Comme d’autres églises de la région, celle de Benet, pendant la révolution, servit de temple à la religion constitutionnelle et fut ensuite transformée en manufacture de salpêtre.
De l’an XII jusqu’en 1862 s’échelonnent plusieurs tranches de travaux en vue de la consolidation et de la réhabilitation de l’église que les vicissitudes de la période révolutionnaire avaient laissée danse un état lamentable. Des incidents techniques importants (écroulement d’une travée de la charpente en 1815, d’une grande partie de la charpente en 1848) ne furent réparés qu’au coup par coup en raison de l’opposition chronique du conseil de fabrique et de la municipalité sur les questions de financement.

Dans la période la plus récente, la paroisse est composée de deux communes : Benet et Lesson. Elle est limitée, du côté de la Vendée par le Mazeau, Ste Christine, Bouillé-Courdault, Oulmes et Nieul sur l’Autise et du côté des Deux Sèvres par St Pompain, Villiers en Plaine, St Rémy, Coulon et le Vanneau. Sa superficie est de 3028 hectares dans la commune de Benet et de 658 hectares dans la commune de Lesson. Les villages les plus importants sont : Nessier, Aziré, La Sèvre, Les Cabanes et Villeneuve.
Aujourd’hui, Benet est l’un des relais de la paroisse Ste Marie en Plaine et Marais dont les desservants résident à Benet


LE NOUVEAU VITRAIL A L’EGLISE DE BENET (Placé le 25 et le 26 mars 2009)

Le vitrail, dans une église, a toujours la fonction d’un enseignement de la foi chrétienne… Il exprime quelque chose du message chrétien soit à partir d’un passage biblique, ou de la vie d’un personnage évangélique, ou de la vie d’un saint…. C’est une œuvre d’art qui nous invite toujours à regarder plus loin que notre horizon immédiat.

Les vitraux, dans une église, sont aussi comme des fenêtres qui laissent passer la lumière, cette lumière qui vient de l’extérieur, qui vient du Soleil…Et pour nous, les croyants, le Soleil, la Lumière sont le symbole du Dieu Vivant que nous avons reconnu dans un homme : Jésus-Christ…La lumière est essentielle pour la vie des plantes, pour la vie des animaux , pour la vie des humains, etc… ; aussi la lumière, en éclairant tout ce qu’elle rencontre, donne un sens, une valeur, une existence…à toute cette création qui, si elle était restée dans les ténèbres, ne serait que non-sens et nuit. Alors cette Lumière qui nous vient de Dieu à travers un vitrail, à travers l’évocation artistique de la vie d’un saint ou d’un pssage biblique vient nous rejoindre nous, les êtres humains qui essayons de comprendre le sens de notre vie, le sens de la vie du monde…

Le vitrail de la façade de l’église de Benet, qui a été placé les 25 et 26 mars 2009, a été réalisé par M Eric Bréjon des Clouzeaux (85) - Entreprise "Le Vitrail". Ce vitrail aux très belles couleurs nous parle de cette Lumière (couleurs rouge, ocre….) qui vient traverser les Ténèbres (couleurs bleu, sombre…) et éclairer notre terre… Tout devient très lumineux lorsque nous accueillons la Lumière de Dieu sur notre monde et dans nos vies…

C’est aussi la Lumière du Nouveau Testament (composés des 27 Livres de la Bible rapportant le message de Jésus-Christ et des Apôtres) qui vient croiser et éclairer l’Histoire de l’Ancien Testament (composé de 46 Livres de la Bible rapportant l’histoire du Peuple de Dieu avant Jésus-Christ). Ce vitrail aux deux couleurs dominantes qui s’entremêlent à la manière des deux Testaments, est placé au centre des sculptures qui, sur la façade ouest de l’église, évoquent des scènes de la Bible d’avant Jésus-Christ, sur la partie supérieure, et des scènes de la Bible du temps de Jésus ou des années qui ont suivi, à l’intérieur. Le Nouveau Testament a ses racines dans l’Ancien, et l’Ancien Testament ne trouve son accomplissement que dans la Promesse du Nouveau. Tout ceci est très bien représenté dans ce vitrail aux très belles couleurs.N’ayons pas peur aussi d’accueillir la Lumière de Dieu sur nos vies.

Louis Morandeau

Regardons plutôt :

Expression de l’Artiste (M. Eric Bréjon) et de l’Architecte (M. Pascal Prunet) qui ont conçu ensemble ce vitrail :

"Le point de départ pour la conception de ce vitrail a été l’interrogation suscitée par le double bandeau de sculptures du Xllème siècle, qui orne l’archivolte de la baie occidentale de l’église Sainte Eulalie.
Le sculpteur du Moyen Age a représenté sur deux niveaux, différentes scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Sur le bandeau extérieur, des scènes de l’Ancien Testament allant de la naissance d’Eve au sacrifice d’Abraham ; sur le bandeau intérieur, des scènes du Nouveau Testament allant de l’annonce aux bergers à la présentation au temple.
Mais le sculpteur a adopté une disposition particulière : les scènes de l’Ancien Testament se lisent de gauche à droite, celles du Nouveau de droite à gauche.
Cette disposition n’apparaissant pas à l’œil nu du spectateur de notre époque, nous avons eu envie de la rappeler dans cette verrière, en jouant sur le matériau à la disposition du verrier : la lumière, en créant deux sources lumineuses pour le même espace, sources, exprimées par des bandes colorées contrastées.
La présence du vitrail du XIXe siècle de la baie orientale, seul élément coloré de cette église s’est imposée comme référence. Nous avons repris, comme en écho, et pour créer une polarité chromatique dans l’espace de l’église, les couleurs dominantes de ce vitrail : bleu, jaune, rouge, avec le noir et le blanc.
Le jaune pour l’Ecriture nouvelle, le bleu pour l’ancienne, glissent l’un sur l’autre, se superposent, comme des phylactères qui portent la parole, le nouveau (jaune) apparaissant en figure devant l’ancien (bleu) qui constitue le fond. Ces oppositions colorées et ce parallélisme évoquent simultanément la différence et la filiation...
Au-delà de cette question des écritures, il y avait aussi l’idée d’exprimer l’apparition de la lumière à l’aurore de la Création.
Pour accentuer l’idée de mouvement, du passage de l’ancien au nouveau, et donner une tension colorée à la composition, le fond bleu intense se densifie de bas en haut, et de la gauche vers la droite, alors que le jaune et le rouge sombres, presque noirs en bas à gauche s’éclaircissent en montant vers la droite. Des bandes de blanc et de noir soulignent les rapports colorés, rappelant les versets qui scandent les écritures."

M Eric Bréjon, Entreprise Le Vitrail,Les Clouzeaux (85)
M Pascal Prunet, Architecte


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Appréciation négative
- le 7 octobre 2011

Ce vitrail est très laid. Désolée d’être aussi franche, mais il ne convient pas du tout à une église qui possède une aussi jolie façade.
A. Guépin

habitant
kali - le 3 septembre 2008

C ma ville.



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