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Carême 2010 Prier devant une croix, signe de l’Amour de Dieu pour chacun et chacune de nous
Article mis en ligne le 17 février 2010
dernière modification le 22 février 2012
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PÂQUES : Résurrection de Jésus

Avec le coucher du soleil de ce samedi 3 avril, nous sommes au commencement d’une nouvelle journée juive. En effet, dans la religion juive, la journée commence par le début de la nuit, et la journée se termine au coucher du soleil suivant. Cette nuit est une nuit de Passage, une Pâque : passage de l’obscurité profonde de la nuit…à la lumière d’un nouveau matin ; c’est à l’aube du matin de Pâque que des femmes et quelques Apôtres ont vu le tombeau de Jésus vide ; cette nuit devient le passage de l’obscurité d’un tombeau fermé… à une pierre roulée laissant passer le soleil ; passage de la mort… à la vie ; passage des ténèbres… à l’aube d’un nouveau matin. Cette nuit sainte est traversée par la lumière de la Résurrection de Jésus, et va devenir l’aube d’une vie nouvelle.

Nous nous souvenons : Dans la fraîcheur d’un matin de Pâque, il y a désormais plus de 2000 ans, avant que les gens ne soient réveillés, quelques femmes, (Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques d’après le récit de St Luc), voulaient rendre une visite à celui qui avait toujours une place dans leur cœur, Jésus. Elles ne pouvaient pas s’empêcher d’aller au tombeau, tellement elles étaient attachées à lui…et elles sont venues très tôt, le matin, car elles avaient peur que ceux qui avaient arrêté Jésus s’en prennent aussi à elles. Mais en traversant le jardin et de loin, elles s’aperçoivent que le tombeau est ouvert.. Elles s’approchent quand même et voient que Jésus n’est plus là. Alors la peur les prend… et elles retournent en courant le dire à d’autres. Pierre et Jean qui se trouvaient là, viennent eux aussi en courant. Et dans la ville une rumeur commence à se répandre : Jésus est vivant…. Des personnes l’ont reconnu.

C’est quelque chose d’absolument inouï et invraisemblable. Les apôtres, les premiers, ont eu beaucoup de mal à y croire… Et cette nouvelle venue jusqu’à nous aujourd’hui n’est pas sans nous poser les mêmes questions. La mort (et aussi le mal de toutes sortes) qui est dans notre vie comme un butoir incontournable, serait-elle vaincue ? Nous le voudrions bien, tellement elle nous apparaît comme le plus virulent de nos ennemis. S’il est vrai que le Christ est ressuscité, notre mort, à nous aussi, ne serait en fait qu’un passage, qu’une Pâque. C’est la plus grande nouvelle que nous puissions apprendre de toute l’histoire de l’humanité, passée et avenir. Les scientifiques, les philosophes, les politiques, tous les grands de ce monde auront beau faire toutes les découvertes possibles, les médias annoncer tout ce qu’il est possible d’annoncer pour émouvoir le monde, rien, absolument rien ne pourra supplanter cette nouvelle inouïe de la résurrection de Jésus et de la nôtre. Oui, nous sommes appelés à une vie sans fin et toujours plus belle. C’est là le fondement absolu de notre foi chrétienne. C’est là notre espérance que nous annonçons au monde entier à temps et à contre-temps.

Revenons aux faits du premier matin de Pâques d’il y a plus de 2000 ans : Ce que les premiers témoins ont constaté, c’est un simple tombeau ouvert. Ils n’ont jamais vu Jésus en train de ressusciter, mais le tombeau ouvert ne fait aucun doute : les siens l’ont eux-mêmes vérifié… de leurs yeux et sans intermédiaires. Lorsque le tombeau était fermé, tout était fini, achevé, définitif, sans lendemain. Avec le tombeau ouvert, tout devient possible, même les choses les plus contradictoires.

Jésus n’est pas le seul relevé de la mort, tous nous sommes des invités à être des relevés, des ressuscités, et nous le sommes depuis notre baptême.

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40° jour de carême : 3 avril

PSAUME

Le matin dans ma cellule, quand je m’éveille,
c’est toi que je cherche
et mes yeux se tournent vers le ciel.
A travers les barreaux de ma cellule,
je cherche ton visage,
j’espère entendre le son de ta voix.
Ne voyant rien, n’entendant rien,
alors je fais le signe de la croix,
je ferme les yeux, je fais ma prière et je t’appelle.
Et comme dans un rêve, je vois enfin ton visage,
j’entends le son de ta voix.
Alors je reprends courage.
Pendant de longues minutes nous conversons
en finissant toujours par nous dire
que nous nous aimons.
Ainsi, jour après jour, Seigneur,
tu mets la paix dans mon cœur, tu m’apportes la lumière,
tu me donnes ce bonheur que je n’ai plus par ailleurs.

Prière d’un détenu

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39° jour de carême : 2 avril


Calvaire de St Sigismond (85)

Seigneur, j’ai peur de la mort.
Comme toi je frémis devant elle.
Je sais que je mourrai un jour
Et que je devrai abandonner tout ce que j’ai.
La mort de mes parents, de mes amis m’accable.
La mort me scandalise.
Je sais, Seigneur, que je dois ressusciter.
Mais je l’ai appris au catéchisme.
Mais ça ne me suffit pas.
J’ai besoin d’entendre de ta bouche :
« Je suis la Résurrection et la Vie ».
Ce n’est pas une idée, une théorie,
c’est ta personne que j’aime
et qui me donne ta vie dès maintenant et pour toujours.

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38° jour de carême : 1° avril

Devenir lumière
Seigneur Jésus,
inonde‑moi de ton Esprit et de ta vie.
Prends possession de tout mon être,
pour que ma vie ne soit qu’un reflet de la tienne.
Rayonne à travers moi, habite en moi,
et tous ceux que je rencontrerai
pourront sentir ta présence auprès de moi.
En me regardant, ils ne verront plus que toi seul,
Seigneur !

Demeure en moi et alors je pourrai,
comme toi, rayonner,
au point d’être à mon tour une lumière
pour les autres.
Lumière, Seigneur, qui émanera
complètement de toi.
C’est toi qui, à travers moi, illumineras les autres.
Ainsi ma vie deviendra une louange à ta gloire,
la louange que tu préféres,
en te faisant rayonner
sur ceux qui nous entourent.
Par la plénitude éclatante de l’amour
que te porte mon coeur. Amen.

Cardinal Newman

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37° jour de carême : 31 mars

De la croix, a jailli la Vie en abondance : les sacrements sont les signes de la Vie du ressuscité communiquée à chaque personne... Par le baptême, nous baignons dans la vie de Dieu... La Confirmation nous consacre comme témoins de l’Amour de Dieu au coeur du monde... L’Eucharistie refait nos forces pour notre marche de la terre... Et le sacrement de l’Alliance nous parle de l’Amour infini de Dieu pour chaque être humain.

J’ai vécu le sacrement du pardon :
"... Puis , je me suis préparée à rencontrer un prêtre ; une rencontre très simple sans les paroles rituelles que j’exècre ; je ne pensais pas aller au bout du sacrement de réconciliation et pourtant cela me fut proposé. Je l’ai accepté avec beaucoup de joie et je suis encore étonnée des chemins de traverse que Dieu m’a fait emprunter ce jour-là… je voulais des explications , des réponses à des questions que je me posais avec une personne quelle qu’elle soit et j’ai été invitée à vivre un sacrement…( à vivre l’Amour)

J’ai pris un autre temps pour prier ; je n’ai pas déposé ma prière de supplication à la "chapelle des miracles" parce qu’elle était inutile ; elle ne correspondait plus à mon état d’esprit .
Au moment de partir , j’ai été invitée par une croyante à écrire sur le mur d’expression ; cette prière a été celle de la reconnaissance pour Dieu, celle du bouleversement opéré en moi.

Oui , ce jour-là, j’ai désiré d’un grand désir rencontrer Celui qui me désirait..

Michèle

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36° jour de carême : 30 mars

Je te cherche en toute chose, ô mon Dieu. je sais que tu n’es rien de ce qui est ; mais tout ce qui est me parle de toi.

C’est ta face, ô mon Dieu, que je cherche dans les visages façonnés à ton image, et jusqu’au fond de moi qui suis ta ressemblance.

C’est ta voix, ô mon Dieu, que je cherche, quand je prête l’oreille à ce qui parle en moi et qui me dit d’aller au désert sans parole.

C’est ta grâce, ô mon Dieu, que je cherche, même à travers tant de péchés inévités, quand le coeur se déplie au geste du pardon.

C’est ton jour, ô mon Dieu, que je cherche en marchant sous ta nuit porteuse de lumière, en acceptant ma mort pour accepter de naître.

C’est ta joie, ô mon Dieu, que je cherche, quand j’ose consentir à la vie que tu donnes, quand je me laisse aimer comme ton propre Fils.

C’est ta paix, ô mon Dieu, que je cherche, la paix que tu es seul à pouvoir mettre au monde, toi qui es avec nous au plus fort du combat.

C’est toi‑même, ô mon Dieu, que je cherche en tout ce que tu fais exister par amour ; en tout ce qui arrive et par quoi tu nous viens.

C’est ta gloire, ô mon Dieu, que je cherche ! Fais‑moi porter du fruit dans le corps de ton Verbe et demeurer en lui au rang de serviteur.

Didier Rimaud, s.j.

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35° jour de carême : 29 mars

Fais de nous des témoins de ton royaume.

Seigneur Jésus,
conduis-nous là où nous craigons d’aller.
Calme nos mers agitées,
dissipe nos brouillards,
éclaire nos chemins sombres,
comble nos vides, éveille nos coeurs endormis.

Seigneur, Jésus,
fais-nous dire ce que nous craignons de dire.
Habite nos mots,
fais germer en nous ta parole,
ouvre nos lèvres
qu’elles dénoncent la haine,
et qu’elles chantent ton amour.

Seigneur Jésus,
fais-nous devenir ce que nous craignons d’être.
Inspire nos gestes,
accompagne nous au travail,
à la maison, dans nos loisirs,
fais de nous des témoins de ton royaume,
dans les instants de joie et les jours de tourments.

Seigneur Jésus,
baptise-nous dans l’Esprit Saint.

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Dimanche 28 mars : Dimanche des Rameaux et de la Passion


Eglise de Ste Christine

Les chrétiens sont invités à se rassembler à l’église, pour écouter la Parole de Dieu qui leur est donnée pour leur vie, et partager le Pain de Vie du Ressuscité dans l’Eucharistie.

Le récit de la Passion que la liturgie nous propose cette année pour le « dimanche des Rameaux et de la Passion » est celui de saint Luc. Un Evangile de la compassion. Jésus n’y est jamais seul. Bien sûr, le Père est avec lui : c’est entre ses mains qu’il remet sa vie, son esprit, sa mission inachevée, ses disciples. Mais nous sommes là aussi, présents dans le récit : Simon de Cyrène porte la croix derrière Jésus, les femmes de Jérusalem se lamentent sur le chemin de la croix, celui que nous appelons « le bon larron » compatit aux souffrances de Jésus et quémande de passer avec lui vers le Père, l’officier romain, impressionné par cette mort, proclame déjà la foi de l’Église, et la foule qui a assisté au supplice en est toute retournée, convertie, et s’en va en se frappant la poitrine. Et surtout
Pierre, tombé trois fois dans le reniement le plus sordide alors même qu’il se proclamait infaillible, est touché aux larmes par le seul regard de son maître et ami se retournant vers lui au moment de traverser dans la nuit la cour du Grand Prêtre. A travers tous ces acteurs et témoins du drame, la Passion du Christ devient la nôtre. Passion de Marie, elle aussi. « Près de la croix de Jésus, se tenait debout sa mère… » (Jean 19,

Jean Noël Bezançon

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34° jour de carême : 27 mars


Calvaire de Rocamadour

Au Père, au Fils et à l’Esprit

Je te prie, toi que nous nommons Père.
En toi, je reconnais la source et le commencement,
le premier mot, le premier élan, et le terme de tout ce qui existe.
En tes mains ma vie repose
et je te remercie de pouvoir t’appeler “notre Père”

Je te prie, toi qui es le Fils.
En toi, je reconnais le chemin, la lumière et la liberté.
Tu as prononcé les parole qui ne passent pas
et tu as donné l’exemple du plus grand amour.
Vers toi, chaque jour, je tends les mains,
te rendant grâce de pouvoir te nommer “notre Sauveur”

Je te prie, toi qui es l’Esprit Saint :
Esprit du Père et Esprit du Fils,
unique Esprit qui fais de nous le corps du Christ.
Devant toi, j’ouvre mes mains, j’ouvre mon coeur
implorant ton souffle, implorant ton feu.
Viens, Esprit saint,
fais-moi vivre dans l’amour et dans la vérité.

Jean-Yves Garneau
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33° jour du carême : 26 mars

Croix du Synode du diocèse de Luçon (2006) :

Prière du matin
Voici l’aurore !
voici mes mains !
O mon Dieu,
je te les donne.

Les oeuvres de la nuit,
ne pas les faire miennes,
ne pas y consentir.

Mon désir, cette journée :
te l’offrir sans réserve,
rester inébranlable,
libre de tout péché.

Je rougis, à mon âge,
être encore mauvais
et partager ta table.

Vois mon désir,
ô mon Christ,
avec toi,
le chemin est aisé

Grégoire de Naziance

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32° jour de carême : 25 mars


Croix de l’église du Mazeau (85)

Que mon coeur ne se ferme pas, Seigneur, devant la souffrance des hommes torturés, des femmes battues et violées, des enfants abandonnés, qui gronde sur la planète.

Que mon coeur ne se ferme pas, Seigneur, quand aucune réponse sensée ne lui apporte la paix, quand le livre saint ne semble que répercuter mes questions à travers les âges.

Garde-moi de la révolte et du désespoir, empêche moi de te tuer dans mon coeur et dans celui des autres, au nom de la souffrance du mone.

Fais plier mes genoux devant l’homme défiguré que tu appelles ton Fils et qui s’offre pour la vie du monde.

Qu’en Jésus, j’accueille ton amour pour tout être vivant.
Lise Lachance
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31° jour de carême : 24 mars

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes

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30° jour de carême : 23 mars

Croix de l’Association "Lourdes-Cancer-Espérance"

Aide nous à vivre

Seigneur crucifié et ressuscité,
apprends-nous à affronter
les luttes de la vie quotidiennes
afin que nous vivions
dans une plus grande plénitude.

Tu as humblement et patiemment accueilli
les échecs de la vie humaine
comme les souffrances de ta crucifixion.
Alors les peines et les luttes
que nous apporte chaque journée,
aide-nous à les vivre
comme des occasions de grandir
et de mieux te ressembler.
Rends nous capables de les affronter
patiemment et bravement,
plein de confiance en ton soutien.

Fais nous comprendre
que nous n’arriverons à la plénitude de la vie
qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes
et à nos désirs égoïstes.

Car c’est seulement en mourant avec toi
que nous pouvons ressusciter avec toi.
Que rien, désormais,
ne nous fasse souffrir ou pleurer
au point d’en oublier la joie de ta résurrection !
Tu es le soleil éclaté de l’amour du Père,
tu es l’espérance du bonheur éternisé,
tu es le feu de l’amour embrasé.

Que la joie de Jésus soit force en nous
et qu’elle soit, entre nous, lien de paix,
d’unité et d’amour.

Mère Térésa

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29° jour de carême : 22 mars


Nieul sur l’Autize (85)

LA PAIX
Seigneur, dans l’Evangile. Tu as souvent parlé de paix. Ta paix, tu nous la donnes, pas comme le monde la donne. Ta paix ne se bâtit pas sur la peur à coup d’essais nucléaires, ni sur l’argent quand il se fait dominateur jusqu’au vertige de la violence. Ta paix commence quand pointe la confiance, même si apparemment c’est l’heure des ténèbres et la fin de tout espoir humain.
Alors, des cœurs ouverts, comme le tien, Seigneur, coule l’eau qui purifie et le sang qui réconcilie. Alors, monte comme une espérance venant d’ailleurs, comme une paix s’enracinant à une autre profondeur.
La Paix, c’est une fleur délicate : elle se sème et se cultive dans le jardin de tout un chacun et des peuples qui se veulent frères. Car tu ne la fais pas sans nous, Seigneur, sans cœurs qui s’ouvrent les uns aux autres, sans mains qui se tendent les unes vers les autres.
La paix, ça se demande et ça s’obtient, ça se prépare et ça vient même si c’est après bien des luttes onéreuses et des réconciliations laborieuses. Après des siècles de fer et de sang, elle est venue cette paix entre l’Allemagne et la France.
(...) Car la Paix, c’est comme l’enfant de Noël, c’est fragile, si fragile, qu’il faut la demander et la redemander. La faire et la refaire sans cesse et devenir ainsi artisans de paix, en payant le même prix que le Prince de la Paix.

Mgr Jacques Delaporte

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Aujourd’hui 21 mars, cinquième dimanche de Carême,


Eglise de Saint Sigismond

Les chrétiens sont invités à se rassembler à l’église, pour écouter la Parole de Dieu qui leur est donnée pour leur vie, et partager le Pain de Vie du Ressuscité dans l’Eucharistie.

La femme adultère de l’Evangile : Saint Jean 8, 1-11

L’autre…. les autres… sont continuellement devant moi, comme l’était autrefois la femme adultère devant Jésus. Et remarquez : on ne dit pas le nom de cette femme...elle est dépersonnalisée : elle a le nom de son péché : « la femme adultère ». Les scribes et les pharisiens ont confondu son humanité avec sa faute. Mon regard sur ce que les autres vivent, sur ce qu’ils sont, est-il un regard de respect, un regard qui redonne confiance, un regard d’espérance…. ou bien un regard qui ne cesse de critiquer ou de condamner ? A la suite de Jésus acceptons nous de dire qu’il n’y a aucune situation désespérée ? Sa force, toute personne la puise dans le regard qui est porté sur elle : « Moi je ne te condamne pas. »
Qui, dans le monde, peut se dire exempt de la complicité avec le mal et la faiblesse humaine ? N’oublions pas que toute condamnation de l’autre est une propre condamnation de soi-même. Demandons à Dieu la grâce et la force du pardon !

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28° Jour de carême : 20 mars

Je te cherche dès l’aube

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.
je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom. Comme, par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes. Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.

Psaume

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27° jour de carême : 19 mars

Aimer c’est tout donner et se donner soi-même

L’amour, c’est ce que l’on espère, c’est aussi ce qui fait espérer" (Cal. Louis-Marie Billé)

La prière n’éloigne pas des préoccupations du monde. Au contraire, rien n’est plus responsable que de prier : plus on vit une prière toute simple et toute humble, plus on est conduit à aimer et à l’exprimer par sa vie. ( Frère Roger : « Un avenir de paix », lettre de Taizé 2005)

Ce ne sont pas les vastes connaissances qui importent au début. Elles auront leur grande valeur. Mais c’est par le cœur, dans les profondeurs de soi-même, que l’être humain commence à saisir le Mystère de la Foi. ( Frère Roger « Une réalité toute simple »)

Se comprendre, se pardonner, se réconcilier : là est un des appels les plus essentiels de l’Evangile. (« Lisbonne : Méditations de frère Roger »)

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26° jour de carême : 18 mars

Au tréfonds de la condition humaine repose l’attente d’une présence, le silencieux désir d’une communion. Ne l’oublions jamais, ce simple désir de Dieu est déjà le commencement de la foi. (Frère Roger de Taizé « Une réalité toute simple »)

En chacun, il peut y avoir des doutes. Ils n’ont rien d’inquiétant. Nous voudrions surtout écouter le Christ qui murmure en nos cœurs : « Tu as des hésitations ? Ne t’inquiète pas, l’Esprit Saint demeure toujours avec toi. » ( Frère Roger « Un avenir de paix », lettre de Taizé 2005)

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25° jour de carême : 17 mars

Porte de l’Année Sainte 2000 à Rome
Le Jésus de Noël et le Jésus de la croix, c’est le même :

Prière d’espérance de Sœur Emmanuelle :

Seigneur, accorde-moi aujourd’hui
cette grâce que rien ne puisse
troubler ma paix en profondeur,
mais que j’arrive à parler joie,
prospérité, à chaque personne
que je vais rencontrer, pour l’aider
à découvrir les richesses qui sont en elle.

Aide-moi aussi, Seigneur,
à regarder ta face ensoleillée,
même en face des événements difficiles
il n’en est pas un qui ne puisse
être source de bien encore caché.

Donne-moi, à toute heure de ce jour,
d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami
à chaque homme, ton fils et mon frère.

Donne-moi un coeur trop large
pour ruminer mes peines,
trop noble pour garder rancune,
trop fort pour trembler, trop ouvert
pour le refermer sur qui que ce soit.

Seigneur, je te demande ces grâces
pour tous les hommes qui luttent aujourd’hui
afin que diminue la haine
et que croisse l’Amour.

Ouvre nos yeux à l’Invisible
pour que rien n’arrive à ébranler
l’optimisme de ceux qui croient en Toi
et qui croient en l’Homme,
qui espèrent en Toi
et espèrent en l’Homme.

Soeur Emmanuelle

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24° jour de carême : 16 mars

LA TABLE DES PÉCHEURS
La vie en Église est encore pour nous un chemin de vraie pauvreté. Là aussi, le réel nous dépouille de nos rêves pour nous ouvrir au Christ présent là où deux ou trois sont réunis en son nom. Nous avons tous rêvé l’Eglise et, lorsque la réalité nous parait trop éloignée de ce rêve, nous sommes tentés de nous replier sur une vision « mystique » de l’Église. Nous oublions alors que la vérité de l’Eglise est d’ordre sacramentel. Elle est signe de salut en Jésus Christ. Signe dans sa vie concrète, son devenir historique, dans cet inextricable mélange de sainteté et de péché, qui la caractérise depuis les origines. L’Eglise a notre visage et nous ne pouvons pas lui en donner un autre. C’est là que nous sommes appelés à rencontrer Jésus Christ et à accueillir son Évangile.
Accepter l’Eglise, dans son visage historique, comme le sacrement du Christ, c’est renoncer radicalement au rêve d’une foi pure, aux tentations d’une religion élitiste. C’est se situer à la table des pécheurs que le Christ vient sauver

MICHEL RONDET, SJ

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23° jour de carême : 15 mars

Une Parole de silence

Il en est aujourd’hui qui vivent comme au jour du Samedi-Saint, dans un sentiment subjectif d’absence de Dieu, face au silence de Dieu, comme s’il était mort.
Jusqu’à notre souffle ultime demeureront en nous des zones d’incrédulité dont la découverte parfois nous étonne. Le temps des larmes qui humanisent n’est point passé. Mais, pas d’émois inutiles. Le temps est trop court et aussi trop chargé d’un potentiel de rencontres pour nous livrer au subjectivismes des émotions.
Personne ne peut dire : « Je crois », sans ajouter aussitôt : « viens en aide à mon incrédulité. » (Marc 9,23). Mais peu à peu, les zones réfractaires, les terres desséchées mais toujours assoiffées, s’éclaireront, s’illumineront par la certitude d’une présence, celle du Ressuscité.
Nous tenir devant Dieu ne dépasse pas notre mesure humaine. La présence objective de Dieu n’est pas liée à la sensibilité. Il est là au temps où la ferveur se dissipe et où s’évanouit en nous la résonance sensible du Christ.
Confirmés encore, et toujours à nouveau confirmés par l’amitié de Dieu, par sa bienveillance, vient le moment où domine en nous la certitude d’une présence.

Frère Roger SCHUTZ

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Aujourd’hui 14 mars, quatrième dimanche de Carême, les chrétiens sont invités à se rassembler à l’église, pour écouter la Parole de Dieu qui leur est donnée pour leur vie, et partager le Pain de Vie du Ressuscité dans l’Eucharistie.


Eglise d’Oulmes

LE PERE DE L’ENFANT PRODIGUE (Luc 15, 1-32)
C’est une très belle page d’Evangile qui nous est donnée aujourd’hui : L’histoire de ce père et de ses deux enfants, c’est tout simplement l’histoire d’un amour profond vécu au cœur d’une famille, mais un amour mis à l’épreuve de la séparation et du pardon. C’est une très belle histoire d’amour… et sous les traits de ce père, nous avons une superbe image de Dieu.
Jésus nous donne, dans cette parabole, l’exemple d’un père plein d’amour pour ses deux enfants, un père qui , par son silence, par son sens de l’autre, et finalement par son accord, va permettre à son fils de s’en aller au loin pour faire l’expérience de sa liberté. En lui permettant de partir, et même si ça le fait énormément souffrir, le père va lui exprimer tout son amour... Ce que va faire le père, ce n’est en rien de la permissivité ou de la démission. C’est quand même pas rien pour un père de partager avec ses enfants ce qui a fait sa vie, tous les biens qu’il a acquis à force de travail, et de savoir qu’il y en a un qui risque de tout gaspiller. Le véritable amour fait beaucoup souffrir… Le véritable amour est don de vie pour l’autre . Quand il faut donner sa vie, ça fait mal….. mais le véritable amour est à ce prix……

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22° jour de carême : 13 mars

Je vous invite aujourd’hui à contempler cette croix très simple :

- Tout d’abord, elle comporte un arbre vertical : cet arbre est planté en terre, planté dans l’humanité. Et l’autre extrémité est tournée vers le ciel, tournée vers Dieu. Cet arbre vertical est un véritable trait d’union entre le ciel et la terre. Alors, moi, en tant que baptisé(e), j’ai à vivre cet arbre vertical, j’ai à vivre cette dimension de la croix : par ma relation à l’humanité...par ma relation à Dieu... dans la prière...etc...

- Cette croix est aussi formée d’un arbre horizontal :
Celui-ci est tourné vers l’Est et vers l’Ouest, vers le Nord et vers le Sud ; tourné aussi vers les cinq continents ; tourné vers les personnes de ma rue ou de mon village, vers ceux et celles de ma maison , de ma famille, de mon quartier, etc... Là aussi, en tant que baptisé(e), j’ai à vivre cette dimension de la croix : engagements sociaux, familiaux ; engagements associatifs ; engagements au service de la justice, de la fraternité, du respect mutuel ; démarche de pardon ; service de la charité...etc...

- Je prends conscience aussi que si je vis seulement la dimension verticale de la croix, je n’ai plus de croix ; il en est de même de ma vie chrétienne qui, si elle n’avait que cette dimension verticale, serait ainsi amputée d’une autre dimension importante... Mais, de la même manière, si je ne vivais que la dimension horizontale, ma vie chrétienne ne serait sans doute pas différente d’un humanisme... Autrement dit, pour vivre en chrétien, il est nécessaire de vivre toutes les dimensions de la croix : relation aux hommes, relation à Dieu, engagement au service de la justice, de la paix, du pardon... Comme la croix, une vie chrétienne, c’est un tout.

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21° jour de carême : 12 mars

Jésus et Saint François d’Assise : deux visages qui se rencontrent, se regardent, se parlent, se contemplent ou se cherchent ... deux bras qui se tendent pour accueillir et entourer l’autre... mais Jésus est toujours attaché à la croix...... Un corps mis à nu (celui de Jésus), et François habillé simplement de sa bure...

Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu. Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ?
Je n’ai d’autre pain que mes larmes, le jour, la nuit,
moi qui chaque jour entends dire -. « Où est-il ton Dieu ? »
Je me souviens, et mon âme déborde :
en ce temps-là, je franchissais les portails !
Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce.
Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ? Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce il est mon sauveur et mon Dieu !
Si mon âme se désole, je me souviens de toi, depuis les terres du Jourdain et de l’Hermon, depuis mon humble montagne.
L’abîme appelant l’abîme à la voix de tes cataractes,
la masse de tes flots et de tes vagues a passé sur moi.
Au long du jour, le Seigneur m’envoie son amour ;
et la nuit, son chant est avec moi, prière au Dieu de ma vie.
Je dirai à Dieu, mon rocher « Pourquoi m’oublies-tu ? Pourquoi vais-je assombri, pressé par l’ennemi ? »
Outragé par mes adversaires, je suis meurtri jusqu’aux os, moi qui chaque jour entends dire : « Où est-il ton Dieu ? »
Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ? Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce il est mon sauveur et mon Dieu !

Psaume 41

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20° jour de carême : 11 mars

Voici une croix à la croisée de nos chemins (Les Nattes)... Chemin des hommes...Chemin de Dieu... Qui n’a pas rencontré ou vécu une croix un jour ou l’autre sur son chemin de vie...?

Dix propositions pour faire la paix avec ceux qui nous entourent :Nous accepter nous-mêmes, tels que nous sommes, avec joie.
Considérer que nous avons reçu plus que ce qui nous manque ; remercier plutôt que se plaindre.
Accepter les autres tels qu’ils sont, à commencer par nos proches : notre conjoint, nos parents, nos frères et soeurs, nos voisins, nos familles, nos collègues.
Dire du bien des autres et le dire à haute voix.
Ne jamais nous comparer aux autres car une telle comparaison ne conduira qu’à l’orgueil ou à la désespérance. Comparaison égale poison !
Vivre dans la vérité, sans craindre d’appeler »bien" ce qui est bien, Itnalyce qui est mal.
Résoudre les conflits par le dialogue, non par la force. Garder en nous nos rancoeurs ne peut que nous enfermer dans la tristesse. Parler de l’autre en son absence conduit à "casser du sucre sur son dos" ou à se plaindre inutilement. Mieux vaut ouvrir notre coeur dans un vrai dialogue.
Dans ce dialogue, commencer avec ce qui rassemble et n’aborder qu’ensuite ce qui divise.
Faire le premier pas avec le soir : "que le soleil ne se couche pas sur votre ressentiment" (Lettre aux Ephésiens, 4, 26)
Etre persuadé que pardonner passe avant d’avoir raison.

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19° jour de carême : 10 mars

Sur cette croix de Saint Damien (Assise), le corps de Jésus est volontairement torturé pour que tout petit pas, toute action soit impossible : la partie inférieure de son corps est inversée par rapport à la partie supérieure...Ce n’est pas seulement son corps qui est détruit, mais son action, car il ne regarde plus dans la direction vers laquelle sont dirigées ses jambes.

Mais le savent-ils ceux qui l’ont crucifié ? C’est la croix qui deviendra désormais source de vie...!

Toi qui es fragile et aujourd’hui si démuni(e), « Sais-tu la lumière qui rayonne de ton corps humilié ?
Ceci est ton corps.
Ceci !
Jamais pronom démonstratif ne m’a autant montré. Car il y a bien plus qu’une indication dans le Ceci. Une annonce. Et plus qu’annonce, une annonciation. Un Ceci si présent et si plein de futur. Car c’est maintenant, ton corps, et déjà demain.
Ceci est ton corps.Ton corps griffé par la signature délicate des chirurgiens..
Ton corps de haute couture.Ton corps dansé par le mouvement rythmé des infirmières.
Ton corps de haute voltige.
Ton corps donné par la présence si réelle de ton attention à chacun.
Ton corps de haute générosité.
Ceci est ton corps inachevé. Ton corps d’argile à l’heure où le potier doit encore com­pléter son travail de genèse, fragile comme une céramique au moment de la cuisson.
Mais justement... si tu savais comme il brûle, ton corps de neige, dans l’épaisseur de la nuit, et comme il éclaire quand s’allument les flocons.
Dans l’instant du « Ceci », l’éternité.

« Ceci est ton corps » Gabriel Ringlet P.144

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18° jour de carême : 9 mars

Le signe "T" (se prononce "TAU") est la dernière lettre de l’alphabet hébreu, et est ainsi le symbole de l’accomplissement. Ce signe ressemble à une croix... et il a été adopté par Saint François d’Assise comme signe des chrétiens : En Jésus-Christ mort et ressuscité se vit l’accomplissement de toute vie !....

Qui s’est montré le prochain du malheureux ?
Luc 10, 29 - 37
A la question posée : « Qui est mon prochain ? », Jésus en a substitué une autre : « Qui s’est montré le prochain du malheureux ? » La notion de prochain est ici complè­tement retournée. Je n’ai plus à me demander, avant d’agir : « Qui est mon prochain ? » C’est à moi de m’approcher de l’autre ; alors je deviens son prochain. Le prochain, ce n’est plus l’homme qui m’est proche par telle ou telle qualité, par le sang, par la race, la classe ou la religion... C’est tout homme dont je m’approche dans un mouvement de compassion et de tendresse. Le Samaritain était un étranger ; il est devenu le prochain du malheureux parce que, pris de pitié, il s’est approché de lui pour le secourir.
Cette nouvelle notion du prochain renferme tout le mystère de Dieu, tel que Jésus l’expérimente et le vit au plus intime de lui-même et tel qu’il l’actualise dans le monde : Dieu, dans sa grande compassion, s’est approché de l’homme blessé ; il est devenu le prochain de l’homme, afin qu’à son tour l’homme se fasse le prochain de ses semblables. Le Royaume de Dieu que Jésus proclame consiste essentiellement dans cette nouvelle qualité de relation. Une qualité où passe le souffle de la tendresse de Dieu pour la terre.

« Le Royaume caché » Eloi Leclerc P. 122 - 123

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17° jour de carême : 8 mars

Ce cep de vigne nous fait penser tout de suite à Jésus sur sa croix...mais aussi à une personne qui crie vers Dieu, les bras levés vers le ciel... Peut-être aussi pouvons nous reconnaître quelqu’un qui danse dans la lumière du jour...C’est Jésus, c’est moi, c’est l’autre...

Vis le jour d’aujourd’hui

Dieu te le donne, il est à toi,

Vis le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu, il ne t’appartient pas.

Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui. Demain est à Dieu : remets le Lui.

Le moment présent est une frêle passerelle : Si tu le charges de regrets d’hier, de l’inquiétude de demain, la passerelle cède et tu perds pied.

Le passé ? Dieu le pardonne. L’avenir ? Dieu le donne.

Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui : et s’il y a lieu de t’inquiéter pour un être bien-aimé, regarde-le dans la lumière du Christ Ressuscité.

(Prière trouvée sur une petite Sœur du Sacré Cœur, tuée en Algérie le 10/11/1995)

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Aujourd’hui 7 mars, troisième dimanche de Carême, les chrétiens sont invités à se rassembler à l’église, pour écouter la Parole de Dieu qui leur est donnée pour leur vie, et partager le Pain de Vie du Ressuscité dans l’Eucharistie.


Eglise du Mazeau

Relisons la petite parabole que Jésus nous donne aujourd’hui pour nous faire comprendre ce qu’il attend de nous : devant un figuier qui ne donne plus rien… qui suce le terrain inutilement… il nous invite à la patience : il ne faut pas trop vite le couper car en y mettant un peu de fumier, peut-être que dans quelques années donnera-t-il du fruit. Oui, Dieu nous donne toujours une chance. Il attend toujours quelque chose de celui ou de celle qui parmi nous semble ne plus rien donner selon nos critères humains. Le sens de nos vies est toujours à chercher plus loin. Chacun(e) a beaucoup de prix à ses yeux.

Dieu ne cesse de nous espérer malgré nos plus grandes faiblesses.

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16° jour de carême : 6 mars

Que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour !

Seigneur,
voilà plus de soixante-cinq ans que tu m’as fait le don ines­timable de la vie, et depuis ma naissance, tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers toi. Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour. Mon âme te chante sa reconnaissance.

Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n’ont plus la force de te prier, d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus t’atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : « Si c’était moi ? »

Alors, Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je t’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l’une ou l’autre de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je te demande de soute­nir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide
Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéan­tir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre soit une suite ininterrompue d’actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant toi pour chanter tes louanges éternellement.

Jean-Paul II

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15° jour de carême : 5 mars

Quelques personnes étaient là, au pied de la croix...il y avait la maman de Jésus, Marie,...il y avait Jean... et puis peut-être quelques autres... Leur simple présence en disait long pour Jésus... il y avait le silence... il y avait la lourde souffrance intérieure... il y avait la condamanation, l’exclusion, la dérision... il y avait la mort... il y avait le regard des autres...

Ta Parole me réveille chaque matin, chaque matin, elle me réveille, pour que j’écoute, comme celui qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour, réconforter celui qui n’en peut plus. (Isaïe, 50 4-7)

A chaque aurore, ta Parole m’est tendresse, elle te dit et me redit,
qu’une seule chose est nécessaire, laisser l’Amour habiter en nous.

A chaque aurore, ta Parole m’est nourriture, elle me donne et me redonne force pour la route, espérance pour le jour

A chaque aurore, ta parole m’est allégresse, elle me chante et me rechante qu’au matin du jour de Pâques, la vie a gagné à tout jamais.

A chaque aurore, ta Parole m’est vérité,elle m’affirme et me confirme
que chaque jour, tu es avec nous dans nos combats et dans nos joies.

A chaque aurore, ta Parole m’est délivrance, elle me montre et me démontre que le Père est miséricordieux, et qu’il m’attend en son royaume.
A chaque aurore, ta Parole m’est confiance, elle me pousse et m’envoie, dire à ceux qui pleurent, qu’un Dieu les aime passionnément.

bernadette

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14° jour de carême : 4 mars

Germe de Vie éternelle au coeur même des réalités de mort des plus cruelles et des plus radicales.

Même la croix, instrument de mort, est écartelée par la force de Vie de l’Amour. La force de la résurrection est tellement puissante qu’elle entraine même la croix, instrument de mort, dans le même mouvement de résurrection du Christ ; c’est ce que nous évoque cette croix d’aujourd’hui :

Le chrétien croit, sur la parole de Dieu, que l’homme est Immortel, que l’humanité tout entière a une destinée d’éternité.
Sauver le monde ce n’est pas lui donner le bonheur. C’est lui donner le sens de sa peine et une joie « que nul ne peut lui ravir ». S’il nous faut lutter contre des misères et des malheurs que le Christ a pris au sérieux pour qu’au dernier jour nous soyons jugés sur l’aide que nous aurons donnée, il faut nous souvenir qu’au-delà d’eux, c’est de la vie éternelle qu’il est question et non d’un second paradis terrestre.

Madeleine Delbrêl
(Nous autres, gens des rues (Seuil)

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13° jour de carême : 3 mars

Je n’ai pas su oublier, Seigneur,
qu’on m’avait humilié en mettant le doigt
sur mes faiblesses, mes défaillances et mes fautes Et puis tu es venu, discret et fort comme un enfant. Et tu m’as dit : Moi, je t’aime comme tu es, en dépit de tes échecs et de ton péché.
Et j’ai compris
que ce qui donne naissance à ma vie,
’ce ne sont ni mes réussites ni mes échecs,
ni de pouvoir briller,
ni d’être humilié devant les autres
mais c’est d’être accepté, aimé,
remis debout par toi
.
Ta justice, c’est celle d’un amour qui pardonne
et qui ouvre de nouveaux chemins d’avenir.
Et quand elle m’apprend à aimer, à pardonner et à me tourner vers les autres à mon tour,
elle m’introduit dans la « nouvelle justice »
qui est celle de ta grâce sans frontières.

ANONYME

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12° jour de carême : 2 mars

Main et coeur de Dieu...pour accueillir la misère de l’Homme...

Notre Dieu au coeur des pauvres : il est là au milieu d’eux. C’est à eux qu’il se confie, c’est vers eux qu’il tend les bras, c’est leurs mains que sa main rejoint.

C’est notre main qu’il prend si nous le voulons. Il se laisse conduire au coeur de nos misères et de nos malheurs. Il se laisse conduire dans le secret de nos vies pour y apporter l’espérance

Regardez ces mains tendues vers les miennes : c’est la main de Dieu qui se confie à l’homme, c’est la main de Dieu qui se donne.

Mains tendues aux victmes de la tempête de l’Ouest de la France, aux victimes des séismes du Chili et d’Haïti... Mains de nos frères en humanité ... mains du Christ en croix ... mains de Dieu...

Mains ouvertes pour accueillir, pour bâtir, pour relever, pour donner, pour pardonner, pour servir, pour aimer...

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11° Jour de carême : 1° mars

AU COEUR DE NOS TEMPETES, SEIGNEUR SOUVIENS-TOI.........!

Des profondeurs, j’ai crié vers toi, Seigneur,
Seigneur écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse accueillante
au cri de ma prière.

Si tu retiens mes fautes, Seigneur,
qui donc subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
je te crains et j’espère !

J’ai attendu, Seigneur, mon âme attendait
et je faisais confiance à ta parole.
Mon âme comptait sur le Seigneur,
plus sûre que le veilleur de la venue du jour.

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Aujourd’hui 28 février, deuxième dimanche de Carême, les chrétiens sont invités à se rassembler à l’église, pour écouter la Parole de Dieu qui leur est donnée pour leur vie, et partager le Pain de Vie du Ressuscité dans l’Eucharistie.

Eglise de Bouillé-Courdault (Vendée)

Luc 9, 28 - 36)
« Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier ». A chaque moment important de son existence, Jésus prend un temps de prière… et pour cette prière, il cherche la solitude, mais jamais l’isolement. La solitude permet de vivre, dans l’intimité, une relation avec un autre, car toute relation vraie est unique. Jésus est vraiment l’homme de communion avec le Père, une communion qu’il exprime dans ses moments de prière.

« Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante… ». Lorsque nous regardons des personnes prier avec beaucoup d’intériorité, il nous arrive de voir leur visage transformé : leur prière se lit sur leur visage, et donc leur communion avec Dieu.

Sur la montagne, les apôtres ont d’abord accompagné Jésus sans rien changer de leur vie au départ : ils ont toujours gardé leur grande fragilité d’hommes puisqu’ils ils ont été emportés par le sommeil, mais ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils ont eu l’audace de monter là-haut, ils ont eu l’audace de marcher, et de monter avec Jésus, et enfin de se laisser éclairer par la lumière du Christ glorieux. C’est la lumière du Christ qui éclaire nos vies ternies par le péché. Encore faut-il que nous vivions dans la proximité de cette lumière pour qu’elle puisse nous rejoindre !

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10° jour de carême : 27 février

Pardonner, c’est reconnaître la grandeur de la personne par delà sa faute

Qu’y a-t-il de plus créateur, de plus libérateur que quelqu’un qui pardonne ? Pardonner c’est dire à autrui : « Quel que soit ton passé, tu as un avenir possible », « Tu es plus que ta faute ou même que ton crime ! ». Quelle confiance en l’homme, quelle foi en l’avenir il faut avoir pour sortir du cercle infernal de la vengeance ! « L’envers du péché, c’est la foi », disait Kierkegaard.

Un des dangers les plus redoutables dans les relations humaines est de figer les autres dans leur passé. Faire confiance suppose une concep­tion dynamique de l’homme. Car, qu’est-ce qu’un vivant, sinon une promesse d’avenir, une histoire ouverte à toute fécondité ultérieure, en dépit de ses régressions provisoires.

« Pardonner aux hommes, c’est une oeuvre plus grande que la création du ciel et de la terre. » (Saint Thomas d’Aquin, "Somme théologique").

Pardonner, c’est donner à chacun le temps de grandir, de chanceler, de se relever, et de tomber encore ; c’est accepter que sa croissance, comme la nôtre, est une très longue his­toire et même une sacrée bataille contre de multiples forces contraires, mauvaises, intérieures et extérieures. « Je suis bien pire que vous ne croyez et bien meilleur que vous ne pen­sez », disait Léon Bloy.
Pardonner, c’est être convaincu que notre frère, notre conjoint, nos enfants, celui qui nous a offensé, ont besoin d’être aimés pour devenir eux-mêmes, croire que la qualité de notre amour est le facteur essentiel, déterminant de leur croissance. Nos frères attendent souvent qu’on les aime pour devenir meilleurs. Et nous, nous attendons qu’ils soient meilleurs pour les aimer !

Michel Hubaut : "Le Pardon" P. 77 - 79

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9° jour de carême : 26 février

Absence et présence étonnante de Dieu

Sur cette croix, Jésus est absent, mais nous remarquons aussi son étonnante présence. Absence et présence de Dieu sur nos lieux de souffrance.
Qui parmi nous n’a pas fait un jour ou l’autre la cruelle expérience
de l’absence de Dieu dans les moments difficiles de la vie...et pourtant n’est-ce pas en ces moments là qu’il est là avec nous ?

Seigneur, où étais-tu ?
Comme je marchais sur la plage au soir de ma vie, je me suis retourné et j’ai vu sur le sable l’empreinte de mes pas. Chaque pas était un jour de ma vie et ils étaient tous là, aussi loin que pouvait remonter mon regard, je les ai tous comptés et reconnus. Du plus loin que j’ai vu, à côté de mes traces s’imprégnait une trace jumelle, c’étaient les pas de Dieu qui marchait côte à côte, comme il l’avait promis tout au long de ma vie.
Et comme je regardais ce long ruban de nos traces parallèles, il me sembla voir qu’à certains endroits il se rétrécissait et que seule une empreinte se lisait sur le sable. C’était l’empreinte des jours les plus noirs, ces jours de larmes et de deuil lorsqu’on se sent souvent très seul et abandonné ; Seigneur, où étais-tu lorsque j’ai tant pleuré ? Pourquoi ne marchais-tu pas à mes côtés ? Et le Seigneur m’a répondu : « Mon enfant bien aimé, l’unique trace que tu vois est la mienne, car, à ces moments-là, moi je te portais dans mes bras. »

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8° jour de carême : 25 février

Sur cette croix située sur le territoire de Saint Sigismond, on a gravé deux lettres de l’alphabet grec : alpha et oméga. La langue grecque était la langue la plus répandue à l’époque et beaucoup de gens la comprenaient. « Alpha » est la première lettre de l’alphabet grec et « oméga » est la dernière lettre… ce qui signifie que Dieu est le commencement et la fin de l’univers… C’est Lui le véritable sens de tout ce qui existe. Aussi, au milieu, il y a un « X », symbole du Christ… ; et un « P » qui est la première lettre de mot « Paix », mais aussi de « Pasteur ». Le christ est ce berger qui nous conduit vers son Royaume de Paix et de bonheur.

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours

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7° jour de carême : 24 février
Partir........................!

Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visible dans le lointain. A l’aube, il faut partir.
C’est un grand départ. Il faut dire adieu. A quoi ? A tout et à rien. A rien, car ce monde que l’on quitte sera toujours là près de nous, en nous, jusqu’à notre dernier ’souffle, toujours aussi près de nous. Etant chassé et repoussé, il a bien des chances de surgir avec plus de véhémence à l’intérieur de nous-mêmes. A tout, car, en partant à la recherche de l’absolu, nous coupons les ponts avec tout qui pourrait nous en détourner, avec ce qui, en nous et dans les êtres, tend à former un corps d’opposition à l’action divine. Finalement, ce qui est le plus dur à laisser, c’est ce nous-mêmes qui, dans son besoin fondamental d’autonomie, s’oppose à Dieu.
La séparation, finalement, n’est pas dans l’éloignement, mais dans le détachement.

Yves Raguin
"Chemin et contemplation"

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6° jour de carême : 23 février

« Les derniers mots de Jésus, ce n ’est pas d’aimer Dieu, c’est d’aimer l’homme. Il ne s’agit plus maintenant de s’évader de la terre, de feindre et d’imaginer un ciel derrière les nuages. Il s’agit de réaliser en nous et de découvrir dans tous les autres un infini qui est inconnaissable s’il ne se réalise pas en nous. ».

Maurice Zundel (extrait de Emerveillement et pauvreté)

Sois bon envers toi-même

Etre bon envers soi-même, cela signifie être charitable envers soi, mais aussi être au plus près de soi. Cela veut dire recréer un lien avec l’enfant blessé que l’on porte en soi et éprouver de la compassion pour lui. Cela signifie encore porter un regard compatissant sur ses propres blessures , considérer ses faiblesses avec amour et en l’absence de toute colère. Seule la tendresse du regard porté sur soi peut les transformer.(…)
Apprendre à considérer ses faiblesses avec amour et miséricorde est un art qui conduit à les transformer en bénédiction et à en faire la source d’un bonheur plus authentique. Etre bon envers soi ne veut pas dire se trouver toutes les excuses et refuser de reconnaître ses erreurs. Mais ce n’est pas l’inverse non plus : cela ne signifie pas s’accuser en permanence , se culpabiliser sans limites , ne voir que ses mauvais côtés. Admets de ne pas être un héros, accepte d’être faillible. Ne te laisse pas paralyser par tes défauts et tes faiblesses , mais ne les refoule pas non plus. Travaille à les transformer , sans acharnement et avec un certain détachement. Si Dieu te pardonne, tu peux aussi te pardonner.

Anselm GRÜN

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5° jour de carême : 22 février

Le Cantique Du Frère Soleil

Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi la louange, la gloire, l’honneur et toute bénédiction , A toi seul ils conviennent, ô Très Haut,
et nul homme n’est digne de te nommer.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire notre frère Soleil,
par qui tu nous donnes le jour et la lumière.
Il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu as les a formées claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre frère le Vent,
et pour l’air et pour les nuages, pour l’azur calme et tous les temps par eux, tu maintiens en vie toutes les créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur l’Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.
Loué sois-tu mon Seigneur pour notre frère le Feu, par lui tu éclaires la nuit ,
il est beau et joyeux, indomptable et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur, notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits, les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi, qui supportent épreuves et maladies
heureux s’ils conservent la paix,
car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Louez et bénissez mon Seigneur,
rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité !

Saint François d’Assise

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Aujourd’hui 21 février, premier dimanche de Carême, les chrétiens sont invités à se rassembler à l’église, pour écouter la Parole de Dieu qui leur est donnée pour leur vie, et partager le Pain de Vie du Ressuscité dans l’Eucharistie.


Eglise de Benet (Vendée)

La Parole de Dieu qui nous est adressée en ce jour :
Au désert, Jésus a vécu les mêmes tentations que nous pouvons connaître à un moment ou l’autre de notre histoire : il a été 40 jours face à lui-même , où il a dû lui aussi rechoisir sa vie.
-  la première tentation a été celle de la nourriture, de l’avoir, de l’économique. « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » . Bien sûr, il est indispensable de répondre aux besoins alimentaires et matériels, sinon vient le dépérissement, peut-être la mort. Mais la satisfaction de ces nécessités fait oublier l’essentiel de la Vie.
-  La deuxième tentation est celle du paraître , de l’honneur, de l’exceptionnel : « Si tu es le Fils de Dieu, jette toi en bas, les anges te porteront, et tu ne te feras aucun mal. Alors tu seras considéré et tu auras tous les honneurs d’un dieu. » . Le prodigieux, la toilette, le scoop, en donner plein la vue, briller !Autant de tentations qui nous guettent tous… Mais ne sont-elles pas la preuve d’un manque de grandeur humaine ?
-  La troisième tentation est celle du pouvoir : « Tous ces royaumes, je te les donnerai, si tu te prosternes pour m’adorer. » Voici une tentation très subtile qui nous guette tous, elle invite à dominer les autres hommes, à les « posséder », à les maintenir dans la dépendance, dans la soumission, voire même dans une certaine obéissance. Et ceci dans nos familles, dans nos foyers, dans nos villages, ou notre travail professionnel ….

Comme Jésus, nous aussi aujourd’hui, nous sommes placés devant notre propre vie, face à nous- mêmes, face aux autres. Une infinité de dieux ,des tentations permanentes, des épreuves de tous les jours … frappent à la porte…Comme Jésus, osons choisir la Vie

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4° jour de carême : 20 février

Toi, Jésus, Lumière sur nos pas, tiens ma lampe allumée : la flamme est si fragile. Aujourd’hui, je viens mendier ton pain, ton eau, ton huile. Tiens ma lampe allumée jusqu’à ton domicile. Toi seul peut me guider.
Allume dans mon cœur quelque chose de vrai, quelque chose de toi,
que rien ne puisse éteindre, ni l’échec, ni la peur, ni le poids des années.
Et que puisse mon pas chercher à te rejoindre.

Tiens ma lampe allumée : la flamme est si fragile. Aujourd’hui, je viens mendier ton pain, ton eau, ton huile. Tiens ma lampe allumée jusqu’à ton domicile. Toi seul peut me guider.

Allume dans mes yeux quelque chose de pur, quelque chose de toi,
que rien ne puisse éteindre, ni le poids du présent, ni l’avenir peu sûr.
Et que dans mon regard ta clarté vienne poindre.

Allume dans mes mains quelque chose de doux, quelque chose de toi,
que rien ne puisse éteindre, de petit, de discret, de brûlant, d’un peu fou.
Et que puissent mes bras savoir encore étreindre. n

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3° jour de carême : 19 février

Il faut partir, gens du peuple de Dieu !
Vous pensiez vous installer ici,
dans la serre chaude de cette rencontre ?
Vous prétendiez vous établir dans la maison de Dieu ,
mais Dieu n’a pas de maison !
On n’assigne pas Dieu à demeure,
Il est toujours en déplacement,
sans domicile, sans fauteuil.
Ici, c’est le campement d’un instant, le lieu du transit,
où Dieu et l’être humain s’arrêtent avant de reprendre la route. Sortez, gens du peuple de Dieu.
Vous êtes le peuple en partance, votre terre n’est pas ici. Vous êtes le peuple en mouvement, étranger jamais fixé,
gens de passage vers la demeure d’ailleurs.
Sortez gens du peuple de Dieu.
Allez prier plus loin.
La tendresse sera votre cantique,
Jésus sera votre parole, votre vie sera la célébration
.
Allez, vous êtes la maison de Dieu,
les pierres taillées à la dimension de son amour.
On vous attend dehors, gens du peuple de Dieu.
Et je vous le dis,
Dieu sort avec vous.

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2° jour de carême : 18 février

Aide nous à vivre
Seigneur crucifié et ressuscité,
apprends-nous à affronter
les luttes de la vie quotidiennes
afin que nous vivions
dans une plus grande plénitude.

Tu as humblement et patiemment accueilli
les échecs de la vie humaine
comme les souffrances de ta crucifixion.
Alors les peines et les luttes
que nous apporte chaque journée,
aide-nous à les vivre
comme des occasions de grandir
et de mieux te ressembler.
Rends nous capables de les affronter
patiemment et bravement,
plein de confiance en ton soutien.

Fais nous comprendre
que nous n’arriverons à la plénitude de la vie
qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes
et à nos désirs égoïstes.

Car c’est seulement en mourant avec toi
que nous pouvons ressusciter avec toi.
Que rien, désormais,
ne nous fasse souffrir ou pleurer
au point d’en oublier la joie de ta résurrection !
Tu es le soleil éclaté de l’amour du Père,
tu es l’espérance du bonheur éternisé,
tu es le feu de l’amour embrasé.

Que la joie de Jésus soit force en nous
et qu’elle soit, entre nous, lien de paix,
d’unité et d’amour.

Mère Térésa

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MERCREDI DES CENDRES.... : 17 février

CHERCHEURS DE DIEU,

EN ROUTE VERS LA TERRE OU DIEU REJOINT LES HOMMES
CHERCHEURS DE DIEU
QUI DONNE SA LUMIERE AU COEUR DE L’HOMME

Marchant sur les pas d’Abraham
Le père des croyants - le père des croyants ;
Traversons le désert où Dieu nous parle au coeur.
Au ciel de ses promesses s’allument des étoiles.

Marchant dans les pas de Jésus
Le premier des vivants - le premier des vivants.
Accueillons le regard qui touchera nos coeurs,
Dieu a tenu promesse nous suivrons son étoile.

Marchons dans le vent de l’Esprit,
Disciples du Vivant - disciples du Vivant.
Vivons de cet amour qui souffle dans nos coeurs,
Nous sommes sa promesse. Devenons une étoile.

Seigneur,
Toi qui m’aimes tel que je suis et non tel que je me rêve, aide-moi à accepter ma condition d’homme limité, mais appelé à se dépasser.
Apprends-moi à vivre avec mes ombres et mes lumières, mes douceurs et mes colères, mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent
Donne-moi de m’accueillir comme tu m’accueilles, de m’aimer comme tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que je veux me donner, ouvre-moi à la sainteté que tu veux m’accorder.
Épargne-moi les remords de judas, rentrant en lui-même pour ne plus en sortir, épouvanté et désespéré devant son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié.
Et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même, mais sur ton amour offensé.
Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux !
je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison dont je serre moi-même la clef !
Donne-moi le courage de sortir de moi-même. Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi que je peux encore guérir, dans la lumière de ton regard et de ta parole. 

MICHEL HUBAUT


Chaque matin de carême, il vous sera proposé une très belle croix (elle sera différente chaque jour) et un petit texte pour prier et cheminer vers Pâques

Père Louis Morandeau


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