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Carême 2017 : Devenez ce que vous recevez : le corps du Christ
Article mis en ligne le 14 avril 2017
dernière modification le 15 avril 2017

par BFCM
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Dans cet article, nous vous proposons une prière pour chaque jour de carême


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"Devenez ce que vous recevez : le corps du Christ"

Eucharistie

Pour vivre l’année de l’Eucharistie dans le diocèse de Luçon

40 jours pour prier et méditer ce sacrement au cœur de la vie de l’Église, au cœur de nos vies de baptisés. ...

" Le Christ lui-même notre Pâque, le pain vivant... donne la vie aux hommes les invitant et les conduisant à offrir en union avec lui leur propre vie, leur travail et toute la création." (Vatican II)


DIMANCHE 16 AVRIL 2017, Pâques, dimanche de la Résurrection
(Ac 10,34a.37-43 ; Ps 117 ; Col 3, 1-4 ou1 Co 5, 6b-8 ; Séquence ; Jn 20, 1-9 ou Mt 28, 1-10)

Christ est vivant, il est ressuscité !

Ah ! comme j’aurais voulu être là ce matin de Pâques pour voir le Christ sortir victorieux du tombeau ! J’aurais cru tout de suite !
Moi l’aveugle, j’aurais vu la lumière du monde !
Moi le sourd-muet, j’aurais entendu sa Parole et j’aurais crié « Je crois » !
Moi la samaritaine, j’aurais bu son eau vive car je l’aurais tout de suite reconnu !
Moi l’affamé, j’aurais compris le grain de blé tombé en terre devenu vivant et eucharistique !
Mais je n’étais pas là ce premier matin de Pâques.
C’est pour cela que tous les ans j’aime écouter le témoignage de Pierre et de Jean, de Marie-Madeleine, des pèlerins d’Emmaüs et de tous qui, depuis plus de deux mille maintenant, annoncent : Christ est Vivant ! il est vraiment ressuscité !
Grâce à eux et grâce à vous, mes frères d’aujourd’hui, mais aussi grâce à toi qui doutes un peu, à toi qui cherches, à toi qui demandes le baptême, mes yeux s’ouvrent à sa lumière, mes oreilles entendent un peu mieux sa Parole, mes lèvres cherchent à lui parler chaque jour, mon âme se désaltère, mon corps se fortifie… ma foi grandit en Celui qui est la Résurrection et la vie.
Je n’étais pas là à ce premier matin de Pâques, mais je sais et je crois que tu es là présent et vivant tous les matins quand je me réveille. C’est Pâques tous les jours de ma vie. Et c’est bien le plus important pour moi.


Seigneur, cette nuit c’était la fête du feu allumé, de la Parole proclamée, de l’eau versée, du pain et du vin partagés. Fortifie ma foi en ta Résurrection. Que ma vie soit une Pâques !
Et donne à tous les hommes de ce monde de vivre ce passage de la nuit à la lumière, du silence à la Parole, de la mort à la vie. Que tous les matins du monde soient des matins de Pâques !

« Devenez ce que vous recevez : le corps du Christ »

Église : Christ aux mille visages


SAMEDI 15 AVRIL 2017, Samedi Saint, 40e jour de carême
(Textes de la liturgie des heures)

« Lève toi Seigneur, montre-nous ton visage. »

Le Christ repose en son tombeau.
« Silence du tombeau !
Le monde se tait après la mort. »

Tout est silence
Seule la croix, sur le mont Golgotha, règne sur les hommes. Son bois semble mort lui aussi, comme le rameau d’avant le printemps.

« ...Voici l’heure du repos
Le temps de l’Espérance,
Détresse du tombeau, voici l’heure du repos
Le temps de la promesse »

Dense présence du Christ.
Tout prend sens.
Mystère de cet évènement qui nous amène vers une relation de foi avec le Christ. Mystère de la croix qui enracine en profondeur notre relation avec Lui.

« Par lui, avec lui et en lui »

Silence de ce jour, doux silence consolateur.
Calme sur ce jour, comme une paix à découvrir.
Douce Espérance, confiance de baptisée donnée au plus profond de mon âme : une réalité donnée plus grande que la souffrance, les épreuves, la mort celle de l’amour infiniment et éternellement donnée qui nous porte et nous transforme

« Que ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en Toi ! » (Ps 32)

Louange à toi Seigneur, Dieu de tendresse et d’amour
« Là où il n’y a pas d’amour, mettez l’amour, et vous extrairez l’amour » (Jean de La Croix)


VENDREDI 14 AVRIL 2017, Vendredi Saint, 39e jour de carême
(Is 52, 13 à 53, 12 ; Ps 30 ; He 4, 14-16 et 5, 7-9 ; Jn 18, 1 à 19, 42)

« O Père, en tes mains je remets mon esprit. » (Ps 30)

Prosternons-nous.
Recueillons-nous.
Adorons-le.
La croix est dressée sur le monde comme un ostensoir offert.
Nous voilà devant la réalité du destin du Fils de Dieu. Devant ce qui va bouleverser le monde celui d’hier comme celui d’aujourd’hui.

« Tout est accompli » (Jn 18, 30)
Tellement Seigneur Jésus, tu aimais Notre Père, tellement tu demeurais en Lui, tellement tu nous aimais, tu nous désirais à ta suite, tu as été jusqu’au bout de l’obéissance absolue et Tout en Dieu, Tout en l’homme, tu viens demeurer en nous pour l’éternité. Tu es devenu point d’Unité entre Dieu et les hommes.
Désormais, à nous de relire chaque évènement, de comprendre, de chercher, de méditer comme devant nos évènements de vie qui bousculent notre destin. A travers leur réalité, entrevoir la grâce immense de ce don d’Amour qui nous est fait.
« …le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?... méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé compté pour rien ? » (Is 53, 1. 3)

Alors, avec la force de ton Esprit, ayons l’audace de mêler nos pas aux tiens, de lever le voile de nos manques, de nos fautes, de nos erreurs, de notre sécheresse d’amour pour qu’au-delà de chaque souffrance, de chaque ténèbres, nous partagions ensemble la vie, la joie.

« Mon serviteur réussira, il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! » (Is 52, 13)

Sur le bois de ta croix, j’ose Seigneur lever les yeux et te contempler.
En ton côté transpercé, te rendre grâce et Te louer pour tout l’Amour qui s’écoule silencieusement et s’offre généreusement sur chacun de nous.


JEUDI 13 AVRIL 2017, Jeudi Saint, 38e jour de carême
(Ex 12, 1-8.11-14 ; Ps 115 ; 1 Co 11, 23-26 ; Jn 13, 1-15)

« Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » (Jn 13,1-15)

Ce soir, nous sommes invités à célébrer la Cène du Seigneur, et à vivre un temps de veille.
« Me voici Seigneur, tendant vers toi, mes mains et mon cœur ».

Tu m’appelles Seigneur à être serviteur auprès de mes frères. Comment le suis-je et le suis-je vraiment dans les petites choses de mon quotidien, au travail, en famille, lorsque je rends visite à nos mamans très âgées, à celui ou celle qui traverse des jours difficiles ?

Ce temps de carême est un temps fort pour me poser, méditer et prier. Puisque tu m’aimes Seigneur, je dépose mes joies, mes peines, mes joies, mes doutes, toutes ces petites choses de ma vie, humblement.

« Il m’a aimé à sa façon, gracieusement, gratuitement …
Comme je ne sais pas aimer :
cette simplicité, cet oubli de soi,
ce service humble et non gratifiant ».
(Christian de Chergé. Extrait de l’homélie du jeudi saint 1995.)


MERCREDI 12 AVRIL 2017, Mercredi Saint, 37e jour de carême
(Is 50, 4-9a ; Ps 68 ;Mt 26, 14-25)

« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi celui-là va me livrer » (Mt 26,23)

Quel était l’état d’esprit de Jésus au moment où il prononce ces paroles ? Il venait d’avertir ses disciples alors qu’il partageait le repas de la Pâque ; quelqu’un parmi eux allait le livrer. Tous se mirent à l’interroger, qui serait ce traitre, nous avons la réponse c’était Juda qui avait monnayé cette dénonciation.
Jésus a dû souffrir face à cette situation lui qui enseigne l’amour, la justice, la paix.
Est-ce que cet épisode de la vie de Jésus m’interpelle ? Oui sans doute, car sans en arriver à cet ultime acte, n’ai-je pas quelques fois égratigné certaines personnes de mon entourage par jalousie, méfiance, irrespect.

Seigneur, ce temps de carême doit être pour moi l’occasion d’aller à l’essentiel même si j’ai de la peine quelques fois à me détacher de ces choses matérielles, Seigneur aide-moi.

« Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce. » (Ps 68)


MARDI 11 AVRIL 2017, Mardi Saint, 36e jour de carême
(Is 49, 1-6 ; Ps 70 ; Jn 13, 21-33.36-38)


« Jésus, bouleversé en son esprit, rendit ce témoignage : “l’un de vous me livrera”... » (Jn 13,21-33,36-38)

Seigneur, comme Jean, je me penche sur ton cœur. Je me laisse aimer. Je me tiens dans tes bras avec mes faiblesses, mon paraître, mes trahisons… Tu prends toute ma vie et tu la portes dans cette montée vers Jérusalem, cette montée librement consentie.
Seigneur, en ces jours, je voudrais te suivre jusqu’au calvaire dans le sillage de Jean, de Marie Madeleine, et de Marie ta mère et notre mère. Témoigner là où je vis, de ta présence et de ce grand amour donné : ton corps livré, ton sang versé pour tous les hommes.
Emmène-moi avec tous les chrétiens qui vont se rassembler pour vivre le mystère pascal – Tu nous conduits sur le chemin de la joie de croire ! La Résurrection !!!

Seigneur, tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi ! (Ps 70, 3)


LUNDI 10 AVRIL 2017, Lundi Saint, 35e jour de carême
(Is 42, 1-7 ; Ps 26 ; Jn 12, 1-11)

« Le Seigneur est ma lumière et mon salut » (Ps 26, 1)

« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie ! » Jésus vient rendre visite à ses amis Lazare, Marthe et Marie.
Porter la communion n’est-ce pas permettre à Jésus de visiter une personne malade ou âgée !
Presque tous les dimanches Christiane porte la communion à son mari. C’est un réconfort pour Gustave, c’est dit-il : “Jésus vient” ! Ce moment privilégié les unit. Il fortifie leurs vies au quotidien, dans la délicatesse et le respect de l’un pour l’autre.
“Nous prions ensemble avec l’Évangile, et je porte en moi ces paroles fortes, qui me dépassent : Devenez ce que vous recevez … ” : me dit-elle.
Je reçois ce témoignage avec un sentiment de beauté, n’est-ce pas là une œuvre du Seigneur ! Les gestes de Christiane pour son mari, je les relie à ceux de Marie de Béthanie pour Jésus, qui amoureusement et avec respect embaume d’un parfum d’une grande valeur les pieds de Jésus. (Jn 12, 1-11)

Porter la communion c’est aussi élargir notre assemblée dominicale jusqu’aux périphéries.

Seigneur, je te rends grâce pour le don, le cadeau de ce sacrement qui nous nourrit du même pain ! Pour les frères et sœurs que tu me donnes et dont les gestes et les paroles disent ta présence ! Ils assurent mes pas sur mon bout de chemin dans une entraide fraternelle où chacun est heureux de donner et de recevoir !
Devenez ce que vous recevez !
Merci, Seigneur, pour la vie que tu nous donnes et que tu donnes par nous !

La Cène


DIMANCHE 9 AVRIL 2017, dimanche des Rameaux et de la Passion
(Procession : Mt 21, 1-11 ; Messe : Is 50, 4-7 ; Ps 21 ; Ph 2, 6-11 ; Mt 26, 14 à 27, 66)

« Vraiment cet homme est le Fils de Dieu ! »

Nous entrons dans la Semaine Sainte. Nous allons faire mémoire du mystère de l’amour à travers ce drame vécu il y a plus de 2000 ans, à Jérusalem, un drame malheureusement ordinaire puisqu’il s’agit du supplice et de la mort d’un innocent. Un drame unique, pourtant, puisque cet innocent est le Fils de Dieu, le Seigneur qui s’est fait l’un de nous.
Mais, avant sa Passion, le Christ connaît un moment de gloire où il emporte l’adhésion d’une foule qui, avec enthousiasme, l’acclame comme son roi et son sauveur.
Nous aussi, nous vivons des moments de gloire et des moments de mise à mort, des moments où nous sommes adulés et d’autres abandonnés ; des moments où nos convictions, nos envies de changer la vie sont fortes et motivantes et d’autres où nous sommes découragés, résignés, abattus.

Il vient en moi ; par sa présence je suis un vivant ostensoir !...
(Ste Thérèse de l’Enfant Jésus)


SAMEDI 8 AVRIL 2017, 34e jour de carême
(Ez 37, 21-28 ; Jr31 ; Jn 11, 45-57)


« … beaucoup de juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui » (Jn 11, 45)

De manière différente que les chefs juifs qui ne voulaient pas que Jésus règne sur eux, nous sommes souvent devant le même danger de rejeter Jésus pour contrôler nos vies.
Nous résistons à nous soumettre à sa volonté, à lui laisser la place de Seigneur.
Nous préférons souvent notre volonté à la sienne, nos passions humaines aux élans spirituels, notre réputation et prestige plutôt que l’honneur de notre Roi.
Nous avons besoin de regarder Jésus pour mieux le comprendre, pour apprécier son amour, son œuvre rédemptrice, pour considérer et discerner son plan pour nous dans la communauté chrétienne, le Corps de l’Église dont il est le berger .
Si les uns l’ont cherché pour le faire mourir, si d’autres le recherchent aujourd’hui pour le ridiculiser, nous sommes, nous, invités à le chercher pour qu’il vive pleinement en nous afin que nous expérimentions la vie abondante qu’il offre et que nous reflétions sa personne au monde qui meurt sans lui.

Celui qui dispersa Israël le rassemble,
Il le garde, comme un berger son troupeau

Nos solidarités...


VENDREDI 7 AVRIL 2017, 33e jour de carême
(Jr 20,10-13 ; Ps 17 ; Jn 10, 31-42)

« Je suis le Fils de Dieu ». « Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » (Jn 10, 36-38)

Les juifs veulent condamner Jésus, car il se dit Dieu. Jésus ne fait que la volonté de son Père, il est proche des faibles, des pauvres, des malades.
Nous aussi Chrétiens, nous sommes menacés à cause de nos convictions, de notre foi. Demandons à l’Esprit-Saint de nous donner la force d’affirmer notre foi et de nous “souffler” les paroles à dire ou les actions à réaliser au nom de Dieu Notre Père.
Sachons reconnaître la présence parmi nous d’un Dieu Amour et prions-le.

« Aujourd’hui, écouterez-vous sa parole ?
Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi où, vos pères m’ont tenté et provoqué.
Et pourtant ils avaient vu mon exploit » (Ps 94, 7b-9)

Nos solidarités...


JEUDI 6 AVRIL 2017, 32e jour de carême
(Gn 17, 3-9 ; Ps 104 ; Jn 8, 51-59)

« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. » (Gn 17, 3)

Abraham fait une confiance aveugle à Dieu, il se laisse guider par Lui vers un pays inconnu. Dieu lui dit : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération » (Gn 17,9)
Nous sommes nous aussi de la descendance d’Abraham ; gardons-nous un lien très étroit avec Dieu ? Nos doutes, nos vies trépidantes, nos manques d’amour envers les autres, ne nous éloignent-ils pas de cette alliance ? Écoutons-nous les paroles qui nous sont transmises par la Bible « Amen, Amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort » (Jn 8,51)
L’alliance avec Dieu et avec les autres est présente dans l’Eucharistie : Jésus se donne à chacun dans nos diversités pour l’unité.

Seigneur que ta Parole nous interpelle, fais que nous sachions l’écouter avec plus d’attention, la porter à ceux qui nous entourent. Aide-nous à la donner, en vérité, par nos actes dans notre vie de chaque jour.

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MERCREDI 5 AVRIL 2017, 31e jour de carême
(Dn 3, 14-20.91-92.95 ; Dn3 ; Jn8, 31-42)

"Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres" (Jn 8, 31)

Que ce temps de Carême soit l’occasion de nous rappeler que Dieu est à nos côtés au quotidien et que nous devons lui faire confiance , qu’il nous tend la main si parfois l’on s’écarte du droit chemin. Sachons la saisir et vivre en Chrétiens.

Seigneur, en cette période de Carême, aide-moi à être attentif envers mon prochain dans la misère, fragilisé ;
Aide-moi à me priver du superflu pour partager avec lui.
Fais-moi trouver dans l’Eucharistie la force de ne pas me refermer sur moi-même, de regarder différemment mon prochain et d’apprendre à pardonner.

Nos solidarités...


MARDI 4 AVRIL 2017, 30e jour de carême
(Nb 21, 4-9 ; Ps 101 ; Jn 8, 21-30)

« Mais en chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse » (Nb 21, 4-5)

Comme les hébreux, notre chemin ne se déroule pas toujours comme prévu. Je me décourage !... plus prompt à dénoncer ce qui ne va pas, plutôt que de reconnaître les bienfaits qui me sont accordés.
A la question : « Toi qui es-tu ? » Jésus répond : « JE SUIS »

Par cette parole, le Christ se révèle Fils de Dieu, envoyé par le Père pour nous donner la vie.
Entendre cette parole est une chose, mais encore faut-il croire que celui qui nous parle vient bien d’en haut, envoyé par Dieu pour nous sauver. Car si nous ne croyons pas en lui, nous nous séparons de lui, et nous mourrons avec notre péché.
Hier, ceux qui regardaient le serpent fabriqué par Moïse, élevé sur un bois au milieu du désert, étaient guéris. Aujourd’hui, Seigneur Jésus Fils de l’homme élevé sur la croix, tu attires à toi tous les hommes.

Par la méditation sur tes souffrances, O Seigneur, délivre-nous du péché et de la mort.
Par le mystère de ton Eucharistie, nourris de ton corps et de ton sang, fais-nous entrer en communion avec toi et nous saurons prendre notre croix et marcher à sa suite.

Nos solidarités...


LUNDI 3 AVRIL 2017, 29e jour de carême
(Dn 13,1-9.15-17.19-30.33-62 ; Ps 22 ; Jn 8, 1-11)

Tes paroles, Seigneur, sont l’Esprit et la Vie. Tu ne désires pas la mort du pécheur, tu veux qu’il renonce à ses chemins et qu’il vive.

« Moïse nous a ordonné… et toi que dis-tu ? »
Jésus ne trahit pas la loi de Moïse, en s’abaissant jusqu’au sol, il donne comme une trace de son propre abaissement, trace de son propre amour qui renvoie chacun à sa conscience et à sa vérité.

« Celui d’entre vous qui est sans péché, … »
Je ne dois pas accuser, juger, condamner mais être miséricordieux. Condamner, exclure c’est rompre définitivement toute relation et par là même me couper de Dieu. L’exclusion est l’opposé de l’amour, aimer c’est lutter contre la séparation.

« Femme, personne ne t’a condamnée… Moi non plus je ne te condamne pas »
Jésus la distingue de ses comportements et manifeste gratuitement son amour. Se sachant aimée, elle peut changer de vie.

Seigneur, tu ne condamnes pas le pécheur que je suis, mais tu m’appelles à la conversion et à la miséricorde. Délivre-moi de l’habitude de juger et condamner, parfois en excusant ma propre faute. Que, nourri de ta parole et de l’eucharistie, j’avance avec toi sur le chemin du pardon et de la miséricorde.

Nos solidarités...


DIMANCHE 2 AVRIL 2017, 4edimanche de carême
(Ez 37, 12-14 ; Ps 129 ; Rm 8, 8-11 ; Jn 11, 1-45)

« Lazare, viens dehors ! »

La foi en la résurrection ne va pas de soi. Et n’imaginons pas qu’il était plus facile aux Apôtres qu’à nous d’en accepter l’idée ! Pendant de longs mois, Jésus les a préparés à la perspective de sa mort et de sa résurrection, et jusqu’au dernier moment ils l’ont refusée. Ce n’est que peu à peu que leur esprit s’est ouvert et leur foi s’est fortifiée. Nous-mêmes, au cours de ce carême, nous sommes invités à la même démarche en préparant la fête de Pâques qui doit nous renouveler.
Mais il n’y a pas que la mort corporelle qui peut nous arrêter, il existe d’autres morts qui nous paralysent, d’autres tombeaux qui nous enferment et nous empêchent de vivre à plein : notre égoïsme, notre peur, notre paresse, notre orgueil, tout ce qui nous enchaine et nous empêche d’être vraiment libres !
A nous, comme à son ami Lazare, le Christ dit aujourd’hui : « Viens dehors ! Aie le courage de sortir de tes habitudes, libère-toi de cette mort qui te ronge, viens, marche à ma suite, n’aie pas peur ! Je suis la Résurrection et la Vie. »


Je te prie ce dimanche, Seigneur, pour tous ceux qui sont éprouvés par la mort d’un être cher.
Que la foi en la résurrection promise par Jésus leur fasse découvrir le sens de la vie et de la mort et qu’elle fasse grandir leur espérance.
Que ta Parole m’aide aussi dès maintenant à sortir de tous les tombeaux dans lesquels je m’enferme.
“Pain de Dieu, viens ouvrir nos tombeaux, fais nous vivre de ta vie !”

Par Lui, avec Lui et en Lui


SAMEDI 1 AVRIL 2017, 28e jour de carême
(Jr 11, 18-20 ; Ps 7 ; Jn 7, 40-53)

« Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. » (Jr 11,19)

Oublier le mal subi, du mal fais faillir le bien Seigneur, avec ton aide permets que la réconciliation advienne.

« Les gardes répondirent : “Jamais un homme n’a parlé de la sorte !”
Les pharisiens leur répliquèrent : “Alors vous aussi vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits !” » (Jn 7,47-49)

L’être humain est souvent pris dans des comparaisons. Pour se situer, pour estimer, pour jauger et juger. “Alors que Jésus a vécu notre condition d’homme en toute chose, excepté le péché”, personne n’ a jamais parlé comme lui, disent les témoins qui s’émerveillent de ce qui, justement, est incomparable : la nature et la force de sa parole.

Demandons lui qu’il nous atteigne là où nous avons besoin de cette parole qui ne ressemble à aucune autre. (Père Alexis Helg)

La vie des hommes...


VENDREDI 31 MARS 2017, 27e jour de carême
(Sg 2, 1a.12-22 ; Ps 33 ; Jn 7, 2.10.14.25-30)

« Leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée » (Sg 2, 22)

Quand le bien et le mal s’affrontent, comment ne pas se laisser abattre ? Comment croire que tout peut s’inverser et que le bien triomphera ? Nous ne connaissons pas les secrets de Dieu. Il veille, il attend son heure.

Jésus, qui enseignait dans le temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé » ( Jn 7, 28- 29)

Jésus voit bien que l’on cherche à le faire taire, et même que l’on projette de le tuer. Mais il ne peut se taire. Il rappelle qu’il est l ’Envoyé. Encore faut-il reconnaître celui qui l’a envoyé, et avec lequel il ne fait qu’un. La foule croit connaître Jésus, elle ne voit en lui que l’homme de Nazareth.

Jésus donne-nous les yeux de la foi pour te reconnaître comme le Messie, l’envoyé du Père. (Père Gérard Naslin )

La vie des hommes...


JEUDI 30 MARS 2017, 26e jour de carême
(Ex 32, 7-14 ; Ps 105 ; Jn 5, 31-47)

« Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage. (Antienne d’ouverture. Ps 104)

Jésus a dit :
« J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean, ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir . (Jn 5, 36) »
Puis, les mots de Jésus sont durs à entendre :
« Vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu…vous ne me recevez pas….vous recevez votre gloire les uns des autres. (Jn 5, 42-44) »

La prière de Moïse apaise la colère de Dieu…devant le veau d’or.
Cette prière , je la fais mienne.

Seigneur, pardon.
Aide-nous à mettre pleinement notre confiance-notre foi en Toi.
Que le don de Toi que Tu as apporté aux hommes nous transforme.
Toi, Tu es la Vérité, la Vie... Tu es L’Amour.

La vie des hommes...


MERCREDI 29 MARS 2017, 25e jour de carême
(Is 49, 8-15 ; Ps 144 ; Jn 5, 17-30)

« Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. » (Ps 144)

Et Dieu a envoyé aux hommes son Fils pour nous apprendre son Amour
L’amour qui se donne
L’amour premier, avant les lois, avant le qu’en dira-t-on
L’amour sans orgueil
L’amour sourire
L’amour qui tend la main
L‘amour qui nous unit
« Le Père aime le Fils ... Le Fils de l’homme » (Jn 5, 20. 27)
Et Jésus dit : « Je cherche à faire la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jn 5, 30)
Et l’Esprit œuvre pour cette Communion entre le Père et le Fils.
Mystère de la Trinité.

Seigneur, Tu t’es donné à nous. Nous savons que Tu ne nous oublies pas. « Une femme peut elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? » (Is 49, 15)
Laisse-nous nous reposer en Toi, en ton Amour.
« Le chemin de l’Amour est une prière….une communion véritable….Quiconque a mis le pas sur le chemin de l’Amour ne pourra jamais en sortir. Ce chemin est celui des Béatitudes. » (Jean Michaud)

La vie des hommes...


MARDI 28 MARS 2017, 24e jour de carême
(Ez 47, 1-9.12 ; Ps 45 ; Jn 5, 1-16)

« Il est avec nous le Seigneur de l’univers, citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde. » (Ps 45)

Nous te disons merci Seigneur et nous te rendons grâce pour cette vie que tu nous donnes. Aide-nous à aimer, comme toi, chaque jour nouveau car tu veux notre bonheur pour toujours.
Dans ce quotidien qui nous emporte sans nous laisser le temps de nous poser, donne-nous la force de lever les yeux afin que l’on puisse s’arrêter, regarder, écouter les belles choses que la vie nous offre.
Remplis notre cœur d’amour, que cela se voit sur nos visages et dans nos gestes.
Jésus ressuscité, rayonnant de joie comme le soleil, ouvre les yeux de nos enfants à la beauté de ce monde.

La vie des hommes...


LUNDI 27 MARS 2017, 23e jour de carême
(Is 65, 17-21 ; Ps 29 ; Jn 4, 43-54)

« Va ton fils est vivant. L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dit et il partit »

A l’image de tes 40 jours passés au désert, notre foi est mise à l’épreuve des nombreuses tentations quotidiennes que nous propose notre société. Fragilisé parfois même déstabilisé, nous sommes à la recherche de ta présence, à la recherche d’un signe nous permettant de nous rassurer, nous conforter. Et pourtant, comme Saint Thomas ou ce fonctionnaire royal dont le fils est mourant, tu nous interpelles « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »

Cette invitation à te faire confiance, à te suivre et à croire en toi, nous a été laissée il y a plus 2000 ans.
Par ta parole, tu nous livres le témoignage de ton œuvre, un appel à mettre nos pas dans les tiens.
Par le sacrement de l’Eucharistie qui nous rappelle chaque jour ton sacrifice et ta résurrection, signe de ton amour pour l’homme.
Dans ce pain et ce vin que nous recevons, tu ravives en nous tous nos espoirs, tu fais grandir en nous ton esprit.

En communiant par ton corps et ton sang, Seigneur, raffermis notre foi et révèle en nous le signe de ta présence.

La vie des hommes...


DIMANCHE 26 MARS 2017, 3edimanche de carême
(1 S 16, 1b.6-7.10-13a ; Ps 22 ; Ep 5, 8-14 ; Jn 9, 1-41)

« L’aveugle se lava ; quand il revint, il voyait. »

Apprenons des enfants à nous frotter les yeux pour nous réveiller, pour savoir guider nos pas dans les allées de nos journées.

Laissons-nous nous éblouir par la lumière et regardons toutes choses comme nouvelles pour nous en émerveiller toujours.

Frottons-nous les yeux pour enlever les ornières qui nous empêchent de voir à nos côtés ceux qui peinent alors que nous allons toujours droit devant sans nous soucier de qui que ce soit.

Lavons-nous dans la fontaine de la réconciliation pour faire naître le printemps, l’aube pascale où s’avance le Ressuscité sous les traits de nos frères.

Oui Seigneur, délivre-moi de mes aveuglements, de mes refus de voir, de contempler, d’admirer, d’adorer, de servir, d’aimer.
Ouvre les yeux de mon cœur pour que je te reconnaisse comme la lumière du monde.
Fais de moi un homme nouveau sauvé par les eaux du baptême ;
un témoin, petite lampe, pour mes frères ;
un envoyé pour éclairer ceux qui sont dans la tristesse et le noir.
Que ton eucharistie ensoleille mes jours.

Ceci est mon sang


SAMEDI 25 MARS 2017, Annonciation du Seigneur
(Is 7, 10-14 et 8, 10 ; ; Ps 39 ; He 10, 4-10 ; Lc 1, 26-38)

"En entrant dans le monde, le Christ dit : tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit : Me voici, je suis venu mon Dieu, pour faire ta volonté... Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande que le Christ a faite de son corps une fois pour toutes." (He 10, 5-7. 10)

"Et le Verbe s’est fait chair" . Il devient l’un de nous. Annoncé dans les Écritures, moment unique de l’histoire de l’humanité, tel est le dessein d’amour infini de notre Dieu. Projet inouï, réalisation de la prophétie d’Isaïe "La vierge enfantera un Fils qui sera "Dieu avec nous".
Un messager divin se rend chez une jeune fille de Nazareth nommée Marie. Grandeur et simplicité de la rencontre ; nous sommes confondus, émerveillés par l’humilité et la disponibilité de Marie. Son "OUI" total, éclairé s’impose à notre contemplation.
“Le Christ fait acte d’obéissance. Marie l’accueille par la foi et le porte avec tendresse dans sa chair s’en remettant à ce projet d’Amour fou de son Dieu.” (Préface du jour)


"Ô vrai Corps de Jésus-Christ, Verbe fait chair en Marie, Toi Seigneur le Pain de Vie, nous t’adorons."
"En concevant Jésus Océan de l’Amour, ton être virginal devient l’écrin de la perle précieuse offerte par le Père à l’humanité. Bénie sois-tu Marie Mère de Dieu !"

Notre-Dame de l’Annonciation, apprends-nous à mettre chaque matin tous nos "Oui" dans le tien.

Le travail des hommes


VENDREDI 24 MARS 2017, 21e jour de carême
(Os 14, 2-10 ; Ps 80 ; Mc 12, 28b-34)

"Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ;...
Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne..." (Os 14, 2.8)

Voilà bien les promesses du Seigneur ! Ce temps de carême, opportun pour revenir à Lui et nous mettre tranquillement, sereinement sous son ombre, est le temps de la joie : le froment revivra et la vigne fleurira. Les nourritures abonderont, prémices du Pain de Vie éternelle qui, déjà, ici et maintenant, nous est offert chaque Eucharistie.

"Ephraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ?
C’est moi qui te réponds et qui te regarde... C’est moi qui te donne ton fruit."(Os 14, 9)

Tout vient bien de Toi, Seigneur ; que je ne cherche pas à te faire à ma mesure selon mes besoins , à te posséder, voire à t’idolâtrer.
Laisse-moi voir ton dessein sur moi, que veux-tu de moi ? Que je m’abandonne à ta volonté, que j’accepte de tout recevoir de Toi...

"Nous te supplions : fais-nous manifester par toute notre vie ce que le sacrement vient d’accomplir en nous." (Antienne de communion)
Le Dieu de l’Eucharistie n’est pas extérieur à nous-mêmes, ne l’enfermons pas dans nos tabernacles. Le mystère de l’Eucharistie nous ouvre à sa Présence par l’Église, avec l’Église, en Église et ... bien au-delà de nos communautés en tout homme.

Oui, Seigneur, fais que je sois présente à ta Présence, qu’elle donne sens à toutes rencontres dans le quotidien de ma vie, qu’elle m’aide à vivre en communion avec mes frères et qu’elle me donne de voir, en eux, ton visage.
Oui, merci Seigneur, pour ton Amour donné, reçu et partagé qui nous rend capables d’aimer comme tu nous aimes et d’aimer notre prochain comme nous-mêmes !

Le travail des hommes


JEUDI 23 MARS 2017, 20e jour de carême
(Jr 7, 23-28 ; Ps 94 ; Lc 11, 14-23)

« Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, vous serez mon peuple ; vous suivrez les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux » (Jr 7,23-28)

Sachons écouter cette voix du Seigneur, comme nous le dit Jérémie, cette voix nous appelle à être plus attentifs aux plus faibles, aux plus démunis.
Implorons le Sauveur de nous guérir comme il a guéri l’homme muet, et que nos paroles deviennent joie de l’Évangile, que brillent en nous les traits du visage du Christ.

“Quand j’ai besoin de la compréhension des autres, donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi, envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi, tourne mes pensées vers autrui.” (Mère Térésa)

Je demande au Seigneur de me laisser guider sur les chemins qu’il a prescrits, afin de nous rendre tous heureux ; que l’Eucharistie qui m’est proposée tous les dimanches et chaque fois que cela est possible, soit une force pour prendre les bons chemins, et pour m’aider à parler de cette parole du Christ, sans avoir de honte.
N’ayons pas peur de l’implorer afin d’être pleins d’espérance.

« Je suis le Sauveur de mon peuple dit le Seigneur, s’il crie vers moi dans le épreuves, je l’exauce, je suis son Dieu pour toujours » (Antienne d’ouverture Ps 138, 23-24)


Le travail des hommes


MERCREDI 22 MARS 2017, 19e jour de carême
(Dt 4, 1.5-9 ; Ps 147 ; Mt 5, 17-19)

« Voyez je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous….Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; Ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples » (Dt 4,1.5)

Moïse transmets au peuple d’Israël les commandements qu’il a reçus de Dieu. Toutefois, il leur explique que ces commandements sont un privilège accordé par Dieu à son peuple pour lui ouvrir la voie de la sagesse de Dieu.

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes. Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux » (Mt 5,17.19)

La loi de Dieu doit nous guider pour vivre dans les pas du Christ. Mais c’est bien avec notre cœur que nous devons la comprendre et la vivre pour devenir CORPS DU CHRIST.

Seigneur, tu nous as donné tes commandements mais tu nous as surtout fait le don suprême de ta vie. Aide-moi à savoir t’accueillir tous les jours de ma vie, à te rendre grâce pour le don que tu m’as fait afin que ma vie devienne EUCHARISTIE.

Le travail des hommes


MARDI 21 MARS 2017, 18e jour de carême
(Dn 3, 25.34-43 ; Ps 24 ; Mt 18, 21-35)

« Que notre sacrifice en ce jour trouve grâce devant toi » (Dn 3, 40)

Cette prière d’Azarias condamné au feu par Nabuchodonosor, pour avoir refusé d’adorer la statue en or, nous l’entendons tous les dimanches lors de l’Eucharistie quand le prêtre présente les offrandes.
Le sacrifice est alors le don que nous faisons de notre vie à Dieu, confiants en sa bonté absolue et en son pardon.

« Seigneur enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route…. Dans ton amour ne m’oublie pas » (Ps 24, 4-10.14)

L’amour du Seigneur est absolu. A nous d’accepter de nous laisser guider par lui pour trouver le chemin qui mène vers Dieu.

Mon Dieu, en ce temps de carême, aide-moi à me tourner vers toi avec confiance et humilité. Reçois ma vie telle qu’elle est avec mes réussites et mes ratés.
Aide-moi à faire qu’elle soit PARDON ET AMOUR pour mes frères.

Le travail des hommes


LUNDI 20 MARS 2017, fête de St Joseph
(2 S 7, 4-5a.12-14a.16 ; Ps 88 ; Rm 4, 13.16-18.22 ; Mt 1, 16.18-21.24a ou Lc 2, 41-51a)


"Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ" (Mt 1,16)

Le projet de Dieu devient le projet de Joseph. Joseph, l’époux de la Vierge Marie et père nourricier de Jésus, est un homme juste, ajusté à la volonté de Dieu ; serviteur fidèle et prudent, gardien de la Sainte Famille. Il veille sur Jésus comme un père : "à l’aube des temps nouveaux, Dieu a confié à Saint Joseph la garde des mystères du Salut."
Il continua à remplir dans l’Église, qui est le corps du Christ, la tâche qu’il avait assurée en se consacrant tout entier au service du Fils de Dieu. De même que Marie, mère de Jésus est la Mère de l’Église ainsi Joseph est-il le protecteur de l’Église.

"Heureux le serviteur fidèle, Dieu lui confie sa maison." (Ps 127)
L’humilité comme la beauté s’appuient sur la vérité.
Être vrai et accueillir l’Esprit de vérité, c’est un chemin d’avenir.

Saint Joseph, humble et vrai, entraîne-nous sur cette voie.

Le travail des hommes


DIMANCHE 19 MARS 2017, 2edimanche de carême
(Ex 17, 3-7 ; Ps 94 ; Rm 5, 1-2.5-8 ; Jn 4, 5-42)

Donne-moi à boire.

Bientôt la mi-carême et je n’ai pas commencé carême ou j’ai du mal à tenir les quelques résolutions prises ou encore avec le jeûne, l’aumône et la prière, je fais l’expérience d’un manque profond qui me tenaille.
Traverser un désert ne nous laisse pas indifférents. Traverser ceux de ma vie encore moins. Il y a mes nuits de feu, les cailloux qui me font mal, les ronces qui m’égratignent. Il y a ma langue sèche, ma tête vide, mon cœur qui ne bat pour personne.
Alors il est temps de m’arrêter sur la margelle la plus proche. Si mes ressources sont épuisées, le puits est là qui m’attend. Et la rencontre peut exister.

Je sais qu’il va venir, celui qu’on appelle Christ. Il va délivrer les secrets de mon cœur et dénouer ceux de ma vie. Je vais devenir pour lui livre ouvert et sa Parole va désaltérer la mienne. Il va me faire goûter au bonheur d’être moi tout simplement, moi pour lui, moi pour les miens.


Seigneur, je sais que tu sais tout, mais après toi languit ma chair. Oui j’ai besoin de te raconter ma vie parce que j’ai besoin de ton amour.
Relève-moi de mes fatigues, désaltère-moi, abreuve-moi de ton eau vive. Inonde-moi de ton baptême.
Toi qui as pris notre humanité mets un peu de ton eau dans le vin de mes souffrances.
Toi qui nous donnes ta divinité mets sur nos lèvres des mots de louange et de tendresse.
Et fais-moi devenir un bon samaritain sur les routes où tant de nos semblables sont fatigués et blessés.

Ceci est mon corps


SAMEDI 18 MARS 2017, 16e jour de carême
(Mi 7, 14-15.18-20 ; Ps 102 ; Lc 15, 1-3.11-32)

"Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple,… " ( Mi 7,14-15. 18-20)

Dieu est à la fois Saint, rempli d’amour, de bonté et de compassion pour nous. Il nous guide sur le chemin de la vie et nous désirons lui être semblables dans nos relations avec les autres. Mais parfois, la vie n’est pas chose facile. Nous sommes soumis à des épreuves qui nous poussent dans nos retranchements. Seul l’amour de Dieu nous montre le chemin du pardon. Le pardon est une étape que nous devons passer avec attention. Sinon, nous risquons de ne pas donner un vrai pardon et de ne pas expérimenter une vraie libération.

"Demandons au Seigneur de répandre en nous les sentiments de Jésus, par son Esprit, afin de pouvoir pardonner dans les circonstances les plus difficiles".

Voici le vin


VENDREDI 17 MARS 2017, 15e jour de carême
(Gn 37, 3-4.12-13a.17b-28 ; Ps 104 ; Mt 21, 33-43.45-46)

"Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit."

Sommes-nous assez conscients de la bonté du Seigneur ? Sans doute que non.
Dieu fait beaucoup pour nous, jusqu’à donner son fils. Souvent, nous ne répondons pas assez fortement à sa confiance, en nous recroquevillant sur nous-mêmes, en conservant pour notre propre compte "le fruit de la vigne", pour l’utiliser à notre façon sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit.
Mais en réalité, Dieu a mis la responsabilité de son royaume entre nos mains, et il s’attend à ce que nous ayons des fruits à lui présenter au moment voulu.
Ne l’oublions-pas !!

Seigneur, montre-nous le chemin,
Accompagne-nous dans les épreuves de la vie,
Aide-nous à prier davantage,
Aide-nous à t’aimer toujours plus et à aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Voici le vin


JEUDI 16 MARS 2017, 14e jour de carême
(Jr 17, 5-10 ; Ps 1 ; Lc 16, 19-31)

« Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-10)

Où en sommes-nous dans notre foi ?
Cette période de carême nous invite à faire le point, à prendre le temps de nous arrêter, à réfléchir, à méditer sur la finalité de notre vie terrestre.
Allons nous céder aux tentations de notre société de consommation qui nous procure des plaisirs éphémères ou bien mettons-nous notre confiance en Dieu, source de vie inépuisable ?
« Notre fin, c’est Dieu, source de tous les biens, et nous devons, comme nous le disons dans notre prière, mettre notre confiance en lui seul, à l’exclusion de tout le reste. » (Lettre de Saint Jérôme Emilien à ses confrères. Venise, 21/06/1535)

Seigneur, pendant cette marche vers Pâques ravive en nous notre foi quand nous célébrons ta présence dans l’Eucharistie.

Voici le vin


MERCREDI 15 MARS 2017, 13e jour de carême
(Jr 18, 18-20 ; Ps 30 ; Mt 20, 17-28)

« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Mt 20, 17-28)

Comment servons-nous nos frères ?
Est-ce toujours facile de servir notre prochain sans rien attendre en retour ? Sommes-nous toujours désintéressés ?
Servir les autres c’est renoncer à son confort, à sa tranquillité, c’est laisser ses occupations pour venir en aide à quelqu’un en difficulté parce que c’est plus prioritaire.
Servir les autres c’est aussi partager son temps, ses compétences, prendre le temps d’écouter, de réconforter.
Irions-nous comme le Christ jusqu’à donner notre vie « en rançon pour la multitude » (Mt 20, 17-28) ainsi que nous le commémorons au cours de chaque Eucharistie ?

Seigneur, aide-moi à m’oublier et à faire don de moi-même pour servir mes frères.

Voici le vin


MARDI 14 MARS 2017, 12e jour de carême
(Is 1, 10.16-20 ; Ps 49 ; Mt 23, 1-12)

Ils disent et ne font pas…

Cette parole résonne en moi, ne suis-je pas un peu pharisien quelque part … ?
Je suis dans un monde où il est tellement facile d’oublier Dieu.
Je suis moi aussi en quête de considération.
Nous sommes libres … mais quelle liberté … la liberté de suivre ce que nous dicte « la loi » de la société.
La tentation du paraître, la course aux prestiges, aux honneurs, et quelquefois notre orgueil ne nous amène-t-il pas à mépriser les autres que nous jugeons ignorants …

« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ». (Matthieu 23, 11-12)

Être grand aux yeux de Dieu c’est servir, comme l’a fait Jésus au soir du Jeudi Saint, aimer et nous mettre au service les uns des autres.
C’est une véritable conversion que nous sommes appelés à vivre.

Aujourd’hui, Seigneur aide-moi à remettre à l’endroit ce qui est à l’envers dans le fonctionnement de ma vie, que mes paroles soient en accord avec mes actes.
Aujourd’hui, Seigneur aide-moi à me débarrasser de cette carapace qui n’est prestigieuse qu’aux yeux des hommes.
Aujourd’hui, Seigneur aide-moi à vivre mes temps de travail, de partage et de prières dans une grande humilité et au service de mes frères.

Voici le vin


LUNDI 13 MARS 2017, 11e jour de carême
(Dn 9, 4-10 ; Ps 78 ; Lc 6, 36-38)

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ».

"Ne jugez pas, vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas, vous ne serez pas condamnés. Pardonnez et vous serez pardonnés". (Luc 6, 36-37)

Ne jugez pas … en jugeant, les hommes s’arrêtent sur le superficiel, que de mal, les paroles peuvent faire quand elles sont animées de jalousie ou d’envie, personne ne doit devenir juge de son frère, Dieu seul connaît les cœurs.
Ne condamnez pas … mal parler d’un frère c’est compromettre sa réputation, c’est l’enfermer peut-être même le détruire.
Pardonnez … le péché en tout genre souille le monde, face à la gravité du péché, Dieu nous répond par la plénitude du pardon.
Miséricordieux comme le Père, tournons-nous vers nos frères et sachons reconnaître ce qu’il y a de bon en chacun d’eux.

Seigneur pour recevoir ton pardon et ta miséricorde, il faut que je me tourne le plus souvent possible vers toi, donne-moi le courage de revenir vers le sacrement du pardon, ce pardon accordé qui devient source de joie, de sérénité, de paix et de Vie.
Habité par le don de ton Amour et de ta Miséricorde, nourri par ton corps et ton sang, donne moi l’audace de te faire connaître et de proclamer :

« Oui le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge. » (Ps. 99)

Voici le vin


DIMANCHE 12 MARS 2017, 2e dimanche de carême
(Gn 12, 1-4a ; ; Ps 32 ; 2 Tm 1, 8b-10 ; Mt 17, 1-9)

Son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. (Mt 17,2)

Le carême est souvent pour les chrétiens signe de tristesse, comme si nous étions mis en quarantaine avec une mine défaite. Alors que Jésus nous invite à nous parfumer la tête. Ne vivons pas carême comme si Pâques n’avait jamais existé. La joie de Pâques doit se lire sur nos visages que le péché abime et rend sombre.
Alors qu’il savait la Passion venir, Jésus est apparu, visage illuminé, sur le Thabor. A quelques-uns de ses disciples il est apparu en habit de lumière avant l’heure de la résurrection.
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »


Par le baptême, nous sommes devenus frères de Jésus et donc fils de Dieu aussi. Par l’Eucharistie, nous devenons son corps, appelés nous aussi à être la joie de notre Dieu.

Seigneur, revêts-nous de ta splendeur, transfigure-nous. Fais-nous vivre ce carême avec un visage déjà rayonnant de Pâques.
C’est tout petit, mais aussi tout joyeux, que nous voulons revenir à toi, être plus proche de toi, te ressembler davantage.

Donne-nous ton visage. Donne-nous ta ressemblance.
Que dans nos blessures brille ta lumière,
que dans nos balafres suinte ton huile sainte,
que de nos cendres monte un feu d’amour qui ne s’éteigne pas, pour toi et nos frères. Envisage-nous !

Voici le vin


SAMEDI 11 MARS 2017, 10e jour de carême
(Dt 26, 16-19 ; Ps 118 ; Mt 5, 43-48)

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout leur cœur ! (Ps 118)

« Voici le moment favorable, voici maintenant le jour du Salut. » (2 Co 6-2)
« C’est le moment favorable de mettre en pratique les décrets et les ordonnances du Seigneur. » (Dt 26, 17)

Aimer son prochain – aimer même nos ennemis, jusqu’à ce qu’ils deviennent nos frères.
Ainsi aima celui qui pendu sur la croix, disait : « Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23-24) .


La Parole aujourd’hui nous invite à aller encore plus loin dans l’amour du prochain : prier même pour nos ennemis, afin d’être les fils de notre Père qui est aux cieux.
Cette exigence peut dépasser nos propres limites : « Je ne peux pas revenir vers … Je ne veux pas faire le premier pas… Je ne peux pas prier pour celui qui m’a blessé...
C’est le moment favorable de nous remettre entièrement à la miséricorde de Dieu, d’aller puiser nos forces à la Source en participant à l’Eucharistie chaque fois que c’est possible..
« Vous donc, serez parfaits dans l’amour comme votre Père céleste est parfait ». (Mt 5, 43-48)

Seigneur, ta loi est exigeante pour l’humain que je suis, avec mes faiblesses, mes pauvretés, mes lâchetés ; mais, je sais qu’elle est bonne pour moi, j’en suis sûr. Tu veux que ma vie grandisse et s’épanouisse dans l’amour du prochain et dans ton amour. Seigneur, j’ai besoin de ton aide, viens à mon secours. Je sais que tu entends ma prière et que tu es proche. Esprit Saint, souffle de Dieu, inspire-moi, guide-moi pour vivre l’amour chaque jour selon tes décrets et tes ordonnances.

Voici le Pain


VENDREDI 10 MARS 2017, 9e jour de carême
(Ez 18, 21-28 ; Ps 129 ; Mt 5, 20-26)

Lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite vient présenter ton offrande. (Mt 5, 23-24)

Se réconcilier, c’est renouer des liens d’amitié avec le frère que j’ai blessé ….et avec Dieu.
« Je ne fais pas le bien que je veux je fais le mal que je hais. » (St Paul aux Romains).
Le mal que je fais, mais quand est-ce que j’ai fait du mal à un frère ? Absorbé par la vie de tous les jours et les habitudes, je le fais sans intention de nuire, souvent par omission. Et pourtant j’ai fait du mal...une parole blessante, une critique qui discrédite l’autre, un regard indifférent à l’autre…
La relecture de ma journée sous le regard de Dieu me met en face de moi-même, elle me fait prendre conscience de mon comportement : c’est faire la vérité.
Cette prise de conscience me pousse à avancer, à aller plus loin encore dans l’amour de l’autre, elle me demande de réparer le mal que j’ai fait, de revenir vers ... La démarche est pesante, comment faire ? Quoi dire ?
La réconciliation est le seul chemin pour retrouver la paix du cœur et grandir dans l’amour à la manière de Jésus. La paix retrouvée et le cœur nouveau je reviens vers mon Seigneur . C’est son désir le plus cher : « Aussi vrai que je suis vivant, je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu’il change de conduite. » ( Ez 33,11)

Seigneur, tu m’invites à vivre la réconciliation. Me réconcilier avec qui ?
Je m’interroge : Quand est-ce que j’ai blessé mon frère ? en paroles calomnieuses ? en voulant avoir raison ? Ce que j’ai fait, c’est à Toi que je l’ai fait, je t’en demande pardon.

Voici le pain


JEUDI 9 MARS 2017, 8e jour de carême
(Est 4, 1-3.12-14 ; Ps 137 ; Mt 7, 7-12)

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi (Mt 7,12).

Aujourd’hui, les lectures alternent action de grâce et demande. Comme un dialogue constant d’échange d’amour, confiant. Ne nous appelles-Tu pas à cela, Seigneur ?
Tout est grâce de Ta part : si nous observons bien, nous recevons tout ce qui nous est nécessaire dans le but de la vie éternelle. Et nous ne pouvons que T’en être reconnaissants.
Alors, rien n’est à Te demander, si tout nous est donné ?
Tout repose en Toi, et Tu nous invites pourtant à Te confier chaque détail de nos vies.
Tu nous veux coopérateurs de Ta création permanente : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la »(Gn 1, 28) . Cela passe par Toi : en Te confiant chaque projet, chaque choix, chaque difficulté, la liberté que Tu nous as donnée d’agir est passée au crible de Ta Loi d’Amour.

Dans chaque Eucharistie, aides-nous Seigneur à Te remettre toutes choses comme Toi Tu te remets au Père. Nous pourrons alors Te rendre grâce en vérité, car sur Toi et en Toi, nous aurons fait reposer nos vies et nos activités, quelles que soient leurs issues. Puisque nous T’avons tout confié, il ne peut alors advenir autre chose que Ta volonté. Et nous Te rendons grâce car quoi qu’il se passe, Tu veilles sur nous.

Voici le pain


MERCREDI 8 MARS 2017, 7e jour de carême
(Jon 3, 1-10 ; Ps 50 ; Lc 11, 29-32)

On criera vers Dieu de toute sa force ! (Jon 3,8)

Tels les Ninivites, nous pouvons crier vers Toi, notre Dieu, de toute notre force. Que de raisons nous avons de le faire, face à ce monde troublé, à nos limites, à notre incapacité à ne pas tout contrôler !
Crier pour arriver à se reposer sur Ta providence, en paix quand au bout des larmes la colère est tombée...
Sans cela, c’est le tumulte déchaîné des passions humaines qui reprend le dessus.
Alors, crions vers Toi, lâchons ce qui résiste en nous, car pour l’affronter, Tu nous as montré le chemin : pas d’autre signe à attendre que Toi, Jésus, donné pour nous !
Comment ? Dans ce même abandon confiant que celui où Tu T’es offert au Père de toute vie, en sacrifice pour nous délivrer de la seule perspective de la mort infinie : « Père, si Tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la Tienne qui se fasse ! » (Luc 22, 42).

Par cette coupe que Tu nous présentes à chaque Eucharistie, Tu Te fais tout donné en confiance au Père et à chacun de nous qui Te recevons. Montre-nous ainsi le chemin qui nous libère Seigneur ! Ce chemin pour lequel notre cœur crie au fond de nous. Qu’éclate cette vie que Tu veux faire jaillir en nous par la confiance, Toi qui nous ressuscites à chaque communion !

Voici le pain


MARDI 7 MARS 2017, 6e jour de carême
(Is 55, 10-11 ; Ps 33 ; Mt 6, 7-15)

Notre Père qui es aux cieux (Mt 6, 7-15)

Comme la pluie féconde la terre, ainsi ta parole, Seigneur, est semence.
En recevant le Pain de l’Eucharistie, nous devenons le Corps du Christ
Nous pouvons avec confiance prendre la route.
Et Jésus nous donne les paroles qui vont nous guider.

NOTRE PÈRE QUI ES AUX CIEUX
Tu nous unis, nous sommes frères
QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ
Mon Dieu, nous t’adorons, Toi le Pain Vivant présent dans l’Eucharistie.
QUE TON RÈGNE VIENNE , QUE TA VOLONTE SOIT FAITE SUR LA TERRE COMME AU CIEL.
Tu es notre Dieu, le Vivant, le Seigneur.
Tu sais ce qui est bon pour nous
DONNE-NOUS AUJOURD’HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR
Aujourd’hui, maintenant.
Que je mette ma confiance en Toi, Seigneur.
Que je me repose en Toi.
REMETS-NOUS NOS DETTES , COMME NOUS MÊMES NOUS REMETTONS LEURS DETTES À NOS DÉBITEURS.
Seigneur, ta Parole est semence.
Fais qu’elle nous aide à comprendre nos frères,
à les aimer, à leur pardonner.
NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION MAIS DÉLIVRE NOUS DU MAL.
Seigneur, donne-nous la paix.
La paix dans nos cœurs
La paix sur la terre.
AMEN

OUI, SEIGNEUR !

Voici le pain


LUNDI 6 MARS 2017, 5e jour de carême
(Lv 19, 1-2.11-18 ; Ps 18 ; Mt 25, 31-46)

Tes paroles, Seigneur, sont Esprit et elles sont vie. ( Ps 18B)

Les paroles du Seigneur dans le livre des Lévites à Moïse nous indiquent le chemin à suivre pour aimer notre frère, notre prochain ; ce sont des préceptes de justice et d’amour.
Dans l’Évangile, Jésus ouvre notre cœur en nous dévoilant son visage à travers les petits les humbles les pauvres, les affamés, les étrangers, les malades, les prisonniers
Seigneur, devant cette misère des grands qui ne savent pas et des petits qui souffrent, fais que nous puissions voir ton visage chez cet étranger, chez ce malade, chez ce détenu.
Toi Seigneur, qui te donnes dans l’Eucharistie, fais que cette nourriture augmente en nous notre élan d’amour vers nos frères heureux ou malheureux.

"Fais que j’entende, Seigneur, tous mes frères qui crient vers moi ; à leur souffrance et à leurs appels que mon cœur ne soit pas sourd." (Michel Scouarnec)

Voici le pain


DIMANCHE 5 MARS 2017, 1er dimanche de carême
(Dt 30, 15-20 ; Ps 1 ; Lc 9, 22-25)

Ne nous laisse pas entrer en tentation.

Seigneur, avec toi, nous irons au désert. Nous avons parfois une vision bien romantique du désert comme si nous allions en vacances au Maroc ou en Tunisie, comme si être ailleurs était mieux que nos lieux de vie habituels. Or, le désert est d’abord près de nous et parfois même en nous. Il n’est pas un lieu de tranquillité et de repos, c’est le lieu des tentations. La richesse, le pouvoir, le culte de sa personne nous attirent jusqu’à nous séduire, car c’est ce que la société véhicule comme valeurs et ce que nous voyons vivre dans notre entourage immédiat. Et ces tentations nous conduisent sur des chemins de mort.
Le Seigneur, qui a connu une vraie vie d’homme, est allé au désert pour y être tenté, et il en est sorti vainqueur.
Chaque dimanche, et plus particulier chaque dimanche de carême, nous est donné pour revenir au Seigneur en communiant à sa vie victorieuse sur toutes les forces du mal. Nous recevons de lui cette force qui nous permet de tenir bon contre toutes les sollicitations qui nous détournent de lui et qui, par le fait même, nous rendent malheureux.
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Nous te rendons grâce Seigneur, toi qui nous donnes le pain de chaque jour. Donne-nous aussi le pain de chaque nuit quand nous trébuchons. Ne nous laisse pas entrer en tentation, délivre-nous du mal. Avec toi, nos déserts deviendront des oasis de vie et de lumière.

Voici le pain


SAMEDI 4 MARS 2017, 4e jour de carême
(Dt 30, 15-20 ; Ps 1 ; Lc 9, 22-25)

« Suis-moi » (Lc 5, 27)

Comme à Lévi le collecteur d’impôts, Jésus dit à chacun de nous : « Suis-moi ».
Dans les turbulences de nos vies, entendons-nous l’appel du Seigneur ? Prenons-nous le temps d’un dialogue personnel avec lui par la prière, le jeûne, la lecture des Écritures, par le service ? Acceptons-nous de nous décentrer pour être plus près des autres ?
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin d’un médecin mais les malades »(Lc 5, 32)
« Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres »(Isaïe 58 ; 9-10)
Seigneur, tu viens aussi pour moi qui suis pécheur, tu m’appelles à me tourner vers les autres, à leur donner ta lumière.
Aide-moi à me faire proche de celui qui souffre, qui est seul ou désemparé.
Aide-moi à pardonner, à rallumer l’amitié, à proposer la paix, à mettre fin aux rumeurs, à semer la joie…
Montre-moi ton chemin, Seigneur, que je marche suivant ta vérité. Eclaire-moi pour que je change ce qu’il serait bien de changer dans ma vie.

Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour ceux qui t’appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie. (Ps 85 (86), 5-6)


VENDREDI 3 MARS 2017, 3e jour de carême
(Is 58, 1-9a ; Ps 50 ; Mt 9, 14-15)

« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » (Mat. 9, 14)

La liturgie du mercredi des Cendres, en ouverture du Carême, nous rappelait les trois “signes” de ce temps : l’aumône, la prière et le jeûne. Aujourd’hui, en même temps qu’ils s’adressent à Jésus, les disciples de Jean le Baptiste nous interpellent sur le sens du jeûne.
Alors pourquoi jeûner ?
Jeûner c’est se priver pour mieux comprendre ceux qui n’ont pas à manger, c’est se faire solidaire avec les affamés, c’est retrouver le sens du sacrifice, c’est prendre du recul sur ce que je possède, ce que je consomme, c’est mettre en sommeil toutes nos addictions … telles pourraient-être nos réponses. Mais il y a aussi une signification spirituelle au jeûne : c’est un combat contre le mal.
« Le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles … Le jeûne qui me plait n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaines injustes … rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas se dérober à son semblable ? »(Isa. 57, 3-7)


Seigneur, que ce Carême nous conduise à laisser résonner en nous les questions les plus importantes : Qu’est-ce qui me nourrit vraiment ? Qu’est-ce qui donne du goût à mes jours ? Vers qui suis-je envoyé ? Nous pourrons alors marcher dans tes pas qui nous conduisent au Père.


JEUDI 2 MARS 2017, 2e jour de carême
(Dt 30, 15-20 ; Ps 1 ; Lc 9, 22-25)

Moïse disait au peuple : … Choisis donc la vie pour que vous viviez en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à Lui… (Lc 9, 19-20)

Choisir la vie, c’est suivre le Seigneur. Il nous rejoint par sa parole qu’il faut accueillir en nous, par la prière et par les sacrements de l’Eglise.
Dieu nous invite chaque jour à choisir l’amour plutôt que la haine, la vérité plutôt que le mensonge, la douceur plutôt que la violence, la patience plutôt que la colère, le pardon plutôt que la rancœur, la modération plutôt que l’excès, la confiance plutôt que le désespoir, l’accueil plutôt que le rejet…
Dans mes gestes quotidiens, mon choix est-il toujours celui de la vie ? Suis-je une personne qui écoute, qui accueille, qui encourage, qui relève…qui fait vivre ?
Ce temps de carême m’invite à regarder mes choix afin de discerner ce que je dois corriger pour être au plus près de Dieu et des personnes que je côtoie.

Seigneur, tu m’invites à l’Amour, à une communion fraternelle, à une solidarité de cœur, sois mon guide, ma force et mon soutien tous les jours de ma vie. Rends-moi attentif à tous ceux qui m’entourent et aide-moi à être un bâtisseur de vie.


MERCREDI 1 MARS 2017, Mercredi des Cendres
(Jl 2, 12-18 ; Ps 50 ; 2 Co 5, 20 à 6,2 ; Mt 6, 1-6.16-18)

« Revenez à moi »

Pour les Chrétiens, aujourd’hui, commence le temps du Carême … 40 jours qui vont les conduire jusqu’à la fête de Pâques.
Qu’allons-nous faire de ce temps fort qui nous est donné ?
« Revenez à moi » demande Dieu par la voix de son prophète Joël.
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu » renchérit Saint Paul. C’est aussi le sens premier du rite de l’imposition des cendres que les Catholiques pourront vivre aujourd’hui.
« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » . Il s’agit pour nous de reconnaître nos péchés, de demander pardon à Dieu et de resserrer ainsi nos liens avec lui.
Jésus lui-même nous donne le programme d’un bon Carême en nous invitant à l’aumône, à la prière et au jeûne et il nous met en garde : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer » (Mt. 6, 1). Dans la discrétion et le secret nos bonnes actions seront remarquées car le Père voit dans le secret.

Esprit Saint, conduis-nous pas à pas sur le chemin du Carême, remplis-nous d’espérance, de joie et de confiance afin que purifiés de nos fautes nous puissions mieux nous unir à la passion du Christ et célébrer sa résurrection.


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