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Caritas in veritate, l’encyclique de Benoit XVI du 7 juillet 2009
Article mis en ligne le 9 juillet 2009
dernière modification le 15 octobre 2013
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Synthèse de l’encyclique "Caritas in Veritate" promulguée le 7 juillet 2009

Consacrée au développement humain, l’encyclique Caritas in Veritate comprend une introduction, six chapitres et conclusion.

Dans l’introduction, Benoît XVI rappelle que la charité est la voie royale de la doctrine sociale de l’Eglise, même si elle risque d’être mal comprise et non incluse dans le bagage éthique. Or, "un christianisme de charité sans vérité risque de n’être qu’un catalogue de bons sentiments, utiles pour la vie sociale mais marginaux. Le développement a besoin de la "vérité » et le pape retient deux critères d’action morale provenant du concept de charité dans la vérité : la justice et le bien commun. « Tout chrétien est appelé à la charité y compris dans son rôle social ».

Le premier chapitre reprend le message de l’encyclique Populorum Progressio et réaffirme l’importance fondamentale de l’Evangile pour une société de liberté et de justice. « La foi traite du développement sans s’appuyer sur des privilèges ou un pouvoir mais sur le Christ seulement. Les causes du sous-développement ne sont pas que matérielles ». Elles découlent aussi d’un manque de fraternité entre les personnes et les peuples.

Le pape appelle à un nouveau plan de développement

Le développement est le thème développé par le second chapitre. « La recherche du seul profit comme but épuise la richesse et crée la pauvreté ». Ainsi une finance largement spéculative est-elle une des causes du mauvais développement. Les flux migratoires, « souvent provoqués puis mal gérés, ainsi que l’exploitation sans règle des ressources de la terre aggravent le phénomène ». Face à ces problèmes entremêlés, le pape propose une nouvelle vision humaniste et l’élaboration d’un plan de développement nouveau, car la croissance de la richesse mondiale en termes purement absolus ne fait qu’accroître les inégalités et créer de nouvelles pauvretés.

Au plan culturel, des interactions ouvrent de nouvelles perspectives de dialogue, mais non sans risques de voir un éclectisme culturel dans lequel les cultures seraient d’égale valeur, un abaissement de la culture à n’importe quel style de vie. Quant au scandale de la faim, il appelle une juste réforme agraire dans les pays en voie de développement.

Le Saint-Père souligne également que le respect de la vie ne saurait d’aucune façon être séparé de la question du développement. « Lorsqu’une société tend à mettre en doute la sacralité de la vie et à envisager sa suppression pour ne pas avoir à assumer le service de l’homme », elle trahit le développement dans la vérité. Cette tendance peut aller jusqu’à la négation du droit à la liberté religieuse, une violence qui culmine également dans le terrorisme d’inspiration fondamentaliste.

Le don comme échange économique

Le troisième chapitre est réservé au thème de la fraternité, du développement économique et de la société civile. Il s’ouvre par l’éloge du don, souvent mal perçu « à cause d’une vision de la vie comme spécifiquement productive et utilitaire ». Le développement selon Benoît XVI, qui « doit être vraiment humain, doit donner sa place au principe de gratuité ». En matière de marché, la logique mercantile doit être « soumise à la perspective du bien commun, ce qui est de la responsabilité première de la classe politique ». L’encyclique Centesimus Annus affirme la nécessité d’un système fondé sur le marché, l’État et la société, et tendant à une civilisation de l’économie. On manque encore des principes d’une économie solidaire alors que le marché et la politique ont besoin d’acteurs formés à la solidarité. La globalisation ensuite ne doit pas être comprise comme un simple processus socio-économique, d’autant qu’elle a besoin « d’une orientation culturelle personnelle comme communautaire, ouverte à la transcendance et capable de se corriger ».

L’éthique au cœur de l’économie

Le développement des peuples, les droits et les devoirs face à l’environnement constituent les arguments du quatrième chapitre. Les gouvernements et les instances internationales ne peuvent négliger l’objectivité et l’intangibilité des droits, d’autant plus importantes qu’elles sont liées à la croissance démographique. Et la sexualité ne devant pas se « réduire à l’hédonisme et à la distraction », les États sont « appelés à appliquer des politiques mettant la famille au centre » de l’attention sociale.

Plus généralement, l’économie a besoin d’éthique pour bien fonctionner, « mais d’une éthique respectant la personne dont la centralité doit être la référence de toute action de développement, notamment en matière de coopération internationale. Les organismes internationaux ont le devoir de s’interroger sur l’efficacité de structures spécialisées, souvent trop coûteuses ». Puis le pape évoque la question énergétique. L’accaparement des richesses naturelles par certains États ou groupes de pouvoir constituent « une grave entrave au développement des pays pauvres. Les sociétés avancées peuvent et doivent diminuer leurs besoins en énergies et accroître la recherche des énergies renouvelables ».

Au chapitre suivant, Benoît XVI aborde la question de la collaboration. « Le développement des peuples dépend avant tout de la conscience d’être une seule famille humaine », d’où le rôle que le christianisme est en mesure de jouer en insistant sur un développement qui n’est « possible que si Dieu a sa place dans la sphère publique ».

Il évoque ensuite le principe de subsidiarité qui aide la personne « dans l’autonomie des corps intermédiaires », puisqu’il est « le meilleure antidote contre l’assistanat et le meilleur agent d’humanisation de la globalisation ».

Le pape encourage les pays riches à destiner une plus grande partie de leur PIB au développement, dans le respect des engagements. Mais il faut aussi un plus large accès à l’éducation, au développement des personnes, car céder au relativisme est un appauvrissement assuré, qui s’exprime jusque dans la perversité du tourisme sexuel. « Il est désolant de constater que ceci se développe souvent avec l’aval des pouvoirs publics locaux ». Enfin, il cite les phénomènes migratoires pour rappeler que chaque personne migrante dispose de tous les droits humains, lesquels doivent être strictement respectés, et place cet argument dans le contexte plus large de la nécessaire réforme de l’ONU comme « de l’architecture économique et financière mondiale ».

L’ultime chapitre de l’encyclique traite du développement des peuples face à la technologie, et met en garde contre la tentation prométhéenne pour laquelle « il serait possible de refonder l’humanité grâce aux prodigues technologiques », alors que la technologie ne dispose pas de la liberté absolue. Le combat culturel entre absolutisme technologique et responsabilité morale de l’homme a pour champ d’action premier la bioéthique. La raison sans la foi est condamnée à se réduire à l’illusion de la toute puissance. La question sociale anthropologique est primordiale alors que la recherche sur les embryons ou le clonage sont développés par « une culture qui pense avoir dévoilé tout mystère". Benoît XVI craint une planification eugéniste des naissances, affirmant en conclusion que le développement humain « a besoin de chrétiens tournés vers Dieu, priants, remplis d’amour et de pardon, de renoncement et d’accueil de l’autre, de justice et de paix ».

Extrait du VIS le 7 Juillet

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