Paroisse Ste Marie en Plaine et Marais
Slogan du site

Pour commencer, choisir une rubrique

Comment je vis ma prière ?
Article mis en ligne le 24 octobre 2010
dernière modification le 3 décembre 2010
logo imprimer
Enregistrer au format PDF

LE PHARISIEN ET LE PUBLICAIN EN PRIERE AU TEMPLE (Luc 18, 9-14)

Deux hommes montèrent au temple pour prier… Voilà deux hommes en prière : extérieurement, ils font la même chose : une prière …et dans le même lieu : le Temple. Mais regardons un instant, comme Jésus, ce qui apparaît de leur attitude :
le pharisien : il se tient là – il prie en lui-même – il rend grâce de n’être pas comme les autres, pécheurs - il jeûne deux fois par semaine – il verse le dixième de ce qu’il gagne…
le publicain : il se tient à distance – il n’ose pas lever les yeux – il se frappe la poitrine en se reconnaissant pécheur…

Ce que Jésus a voulu nous montrer encore une fois en nous donnant cette parabole, pour nous interpeller à notre tour, c’est une différence d’attitude et de coeur chez ces deux hommes.
- Le Pharisien prie avec sa tête . Il traite de la prière comme de ses affaires. Ce n’est plus une prière qu’il fait, c’est un bilan de sa vie.. Le pharisien se met au centre de sa prière de peur qu’elle ne lui échappe. En fait, ce Pharisien n’a pas besoin de Dieu pour prier. D’ailleurs n’est-il pas dit qu’il “priait en lui-même “ ? Comme tourné en lui-même, enfermé sur lui-même. Et quand il regarde autour de lui, ce n’est que pour se comparer aux autres, mais à son avantage...Voyez ! Lui toujours au centre, comme bien pensant et comme modèle de vie ! Sans doute il aimerait bien amener les autres à sa manière de prier…
- Le publicain, lui, prie avec son coeur. Sa prière est comme un long regard sur lui-même, mais pour se tourner vers Dieu. Le sentiment de pauvreté qu’il ressent, lui suffit pour prier. Il essaie timidement de lever les yeux vers le ciel. Il sait qu’il ne trouvera pas en lui-même le but de sa prière. Il a besoin que sa prière se vive au cœur des trahisons de son existence pour qu’elle parvienne jusqu’à Dieu. Ce qui l’habite, c’est une demande de pardon et de miséricorde.
Ce Publicain est un homme de Foi, alors que le Pharisien est un homme de Loi.

Alors pour nous ? Il est clair que Jésus nous invite à la même HUMILITE que celle du Publicain....c’est-à-dire à une reconnaissance de notre faiblesse, non pas pour nous en satisfaire, mais pour demander à Dieu le Pardon.
Le Pharisien prie avec sa tête, le Publicain prie avec son coeur : Le coeur est le symbole de l’amour et du Pardon. La tête peut être le symbole des critiques et de l’orgueil.

Nous avons nous aussi à apprendre à prier en toute vérité, non pas par des techniques, mais par le cœur, en apprenant à aimer d’abord ceux qui nous entourent… et pas seulement les chrétiens. Sachons nous aussi, non pas nous reconnaître les meilleurs, mais des pécheurs pardonnés. Le pécheur pardonné c’est celui qui se reconnaît exister que par l’amour de Dieu et des autres, et non pas par le seul bien qu’il fait.

Aujourd’hui, un aspect essentiel de notre mission de baptisés est de rejoindre la misère de l’homme pour être ensemble sacrement de la miséricorde du Dieu Amour.

P. Louis Morandeau


Forum
Répondre à cet article


puceArchives puceEspace rédacteurs puce



2008-2017 © Paroisse Ste Marie en Plaine et Marais - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.22