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D’où viennent nos Traditions de Noël ?
Article mis en ligne le 22 décembre 2008
dernière modification le 24 décembre 2008
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LA CRÊCHE

La crèche est indissociable de Noël. 54 % des Français en installent une à leur domicile, le plus souvent sous le sapin. Sans compter ceux qui passent à l’église pour une brève visite à la crèche ou pour se recueillir devant elle.
Le mot "crèche" désigne une mangeoire pour les animaux. Selon l’évangile de Luc, Marie a déposé l’enfant Jésus dans la crèche de l’étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Par extension, le mot crèche désigne maintenant la représentation de la Nativité.
Les plus anciennes crèches connues datent du IVe siècle. La légende attribue la première crèche vivante à Saint François d’Assise au XIIIe siècle (1223), en Italie. Les personnages sont ceux qui figurent dans les évangiles : Marie, Joseph, l’enfant Jésus, les anges, les bergers et les mages.
La première crèche connue dans une église a été réalisée à Prague en 1562, par les jésuites.
Depuis le début du vingtième siècle, les santons de Provence sont venus enrichir le nombre des personnages traditionnels. Ces petits sujets d’argile représentent les habitants des villages du Midi apportant leurs cadeaux à l’enfant Jésus. Et ce sont des pastorales, courtes saynètes mettant en scène les personnages de la crèche, qui racontent la Nativité. La plus célèbre de ces pastorales est dûe à Antoine Maurel.

LA COURONNE DE L’AVENT

C’est une tradition qui nous vient d’Europe centrale. Elle a maintenant gagné toutes nos régions. Faite de branches de pin ou de paille, cette couronne est décorée de quatre bougies.
Le premier des quatre dimanches du temps de l’Avent, on allume la première bougie. Chaque semaine, une bougie supplémentaire est allumée.
Ainsi, la nuit de Noël, les quatre bougies brillent ensemble pour annoncer la grande lumière de Jésus venu sur terre.
La couronne de feuillage et de rubans qui décore la porte des maisons a un sens un peu différent. Il s’agit d’un signe de paix et d’hospitalité qui nous vient des pays anglo-saxons.

LA MESSE DE LA NUIT

Pour fêter la naissance de Jésus, la tradition a retenu le milieu de la nuit du 24 au 25 décembre. Cette date a été fixée en 354 par le pape Liberus. Elle correspondait aux fêtes romaines des saturnales. Pourtant, on ignore le jour et l’heure exacts de la naissance de Jésus. Rien n’en est dit dans les évangiles.
La date du 25 décembre a probablement été fixée par les communautés chrétiennes au troisième siècle de notre ère.
À cette date, les Romains fêtaient la naissance du soleil à l’occasion du solstice d’hiver. C’est le moment où la durée de la lumière du jour l’emporte sur celle de la nuit (le solstice d’été marque le jour le plus long et a lieu le 24 juin, fête de la saint Jean).
Pour les chrétiens, ce moment était favorable pour célébrer la naissance de Jésus, car cette victoire du jour sur la nuit leur rappelait la victoire de Jésus sur la mort. Le milieu de la nuit a été choisi car c’est l’heure qui marque l’arrivée du nouveau jour.
Autrefois, on célébrait trois messes à la suite, comme le raconte Aphonse Daudet dans sa nouvelle Les trois messes basses. Son curé trop gourmand y est condamné à célébrer 300 messes de Noël avant son entrée au paradis !
La messe de la nuit était un grand moment dans la vie des chrétiens : on y chantait le célèbre cantique Minuit chrétien dont les paroles furent écrites en 1847 par Placide Clappeau, sur une musique d’Adam. Aujourd’hui on lui préfère Douce Nuit, sainte nuit, qui date de 1818.
Et même si aujourd’hui, la messe n’est pas forcément célébrée à Minuit précise, elle reste le moment fort de la fête de la naissance de Jésus.
Voulez-vous vous aussi préparer avec soin cette célébration ? Ecoutez le disque de la Pastorale des santons de Provence d’Yvan Audouard. L’ange Boufareou y raconte une touchante Nativité ! Et n’oubliez pas non plus de relire le célèbre conte de Noël d’Andersen, la Petite fille aux allumettes : il incite à la générosité pour ce grand jour !

L’ANE ET LE BŒUF

Pas de trace d’un âne ni d’un boeuf dans les deux évangiles qui racontent la naissance de Jésus (celui de saint Matthieu et celui de saint Luc).
Leur existence n’est mentionnée que dans un texte traditionnel du VIe siècle. Leur présence dans la crèche symbolise que le salut apporté par Jésus s’adresse à toute la Création.

L’ARBRE DE NOEL

L’arbre de Noël, avec ses guirlandes et ses décorations colorées, trouve son origine en Alsace.
Dans cette région, au XVIe siècle et pour les fêtes de Noël, on l’installe dans les maisons, décoré de fruits et de verroteries rapportées de Venise par les marchands.
Mais bien avant, dès le XIe siècle et dans toute la France, des écrits attestent que des sapins sont installés sous le porche et dans les églises. Un grand cierge est placé au sommet.
Pourquoi ? Parce qu’ainsi éclairé, il associe deux symboles religieux, celui de la vie et celui de la lumière. En effet, le sapin demeure vert pendant tout l’hiver alors que le reste de la nature semble mort. Il est donc symbole de vie. La flamme du cierge rappelle l’étoile de Bethléem qui éclaire la nuit, comme Jésus en venant dans le monde éclaire tous les hommes.
Mais, cette coutume chrétienne provoque des incendies. Le sapin est rejeté hors des églises.
Il réapparaît ensuite dans les maisons, d’abord en Alsace et maintenant, dans le monde entier.

LE PERE NOEL

Vêtu de sa grande houpelande rouge, Le père Noël a fait sa première apparition aux Etats-Unis, en 1822, où il est maintenant appelé Santa Claus. Il est dessiné par Thomas Nast.
Il a traversé l’Atlantique avec les soldats américains de la Seconde guerre mondiale et envahi nos rues et nos magasins, apportant cadeaux et friandises.
Mais le plus ancien bienfaiteur des enfants est saint Nicolas qui, selon la légende, avait sauvé des enfants de la mort.
Dans le Nord et en Alsace, mais aussi dans certains pays de l’Est comme la Roumanie, il continue à récompenser les enfants dans la nuit du 5 au 6 décembre.

LES SANTONS

En provençal, "santoun" veut dire "petit saint".
Fabriqués en Provence avec la terre rouge de la région, ces figurines décorent la plupart de nos crèches de Noël depuis le début du XXe siècle. Leurs santons représentent les personnages de la vie de tous les jours : le boulanger, le maire, la tricoteuse, le pêcheur, le berger... et symbolisent tous ceux et celles qui viennent à la crèche pour adorer Jésus nouveau-né.
Leur présence rappelle que chacun de nous est appelé à devenir saint, un "petit saint", un "santoun" !

LA BÛCHE

Ce gâteau figure traditionnellement au menu de nos repas de Noël. Sa forme allongée rappelle la vraie bûche de bois qu’on faisait brûler autrefois dans la cheminée pendant la veillée de Noël.
Elle était choisie avec un soin particulier car elle devait tenir le feu pendant tout le temps de la veillée et brûler encore quand la maisonnée rentrait de la messe de Minuit.
Ses cendres portaient bonheur et on en gardait jusqu’au Noël suivant pour protéger la maison.
Pas facile de reconnaître cette bûche de bois dans la part de glace que nous servons dans nos assiettes !
La tradition des treize desserts nous vient elle de Provence. Il s’agit de friandises, au nombre de treize, en souvenir de Jésus et de ses douze apôtres.
Selon les familles et les villages, la composition des treize desserts varie. Partout, on sert la pompe à huile, une sorte de brioche à l’huile et aux fruits confits.
Puis viennent quatre fruits secs (amandes, raisins, noix et noisettes, figues...), quatre fruits frais (oranges, mandarines, poires, pommes...), deux fruits confits (melons et dattes) et les deux nougats, le noir et le blanc. Ces treize desserts portent parfois le nom de "mendiants" à cause de la similitude de la couleur brune de ces fruits avec le vêtement des moines mendiants.
Les anglais ont, eux aussi leur dessert fétiche. Il s’agit du plum-pudding, qui peut contenir plus de 80 ingrédients !

Une série d’articles récoltés dans "POINTS DE REPERES" par L.Morandeau

Crèche de l’église de Benet........25 décembre 2008 :


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