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Homélie de la messe de l’onction des malades.
Article mis en ligne le 3 juin 2017
dernière modification le 1er juin 2017

par BFCM
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Vous êtes ce matin … à demander à l’Eglise le sacrement des malades…

Vous le demandez parce que le poids des années se fait sentir…
Parce que le handicap ne vous permet plus d’avoir les activités que vous désirez avoir…
Parce que vous avez subi une opération importante…
Parce que la maladie est là plus ou moins sournoise ou parce qu’elle s’est aggravée…
Ainsi vous avez suivi les conseils de l’Apôtre Jacques qui dit dans sa lettre : « Si l’un de vous est malade, qu’il fasse venir les prêtres de l’Eglise. Ils prieront sur lui après avoir fait une onction d’huile. Cette prière sauvera le malade. Le Seigneur le relèvera et il recevra le pardon du Seigneur. »

Car c’est vrai, la maladie ou les infirmités liées au grand âge peuvent nous replier sur nous-mêmes.
Ou encore, on peut en vouloir à Dieu : est-ce qu’il écoute ma prière ? va-t-il venir à mon secours ? Est-ce qu’il s’occupe de moi ? On a tellement l’impression qu’il se tait ou qu’il est absent… « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Aujourd’hui, frères et sœurs, Dieu prend soin de vous dans ce beau sacrement qui est celui de sa tendresse. Sur invitation de la communauté chrétienne représentée par les membres du Service Evangélique des Malades qui vous visitent, c’est le Seigneur lui-même qui vient à votre rencontre, car il n’oublie jamais ceux qui crient vers lui.

Le Seigneur écoute votre prière. Il veut vous offrir sa force pour vivre, pour vivre pleinement l’état dans lequel vous êtes aujourd’hui.
Certains d’entre vous veulent se réconcilier avec ce corps qu’ils ont du mal à aimer,
D’autres, demander la force du Seigneur pour soulager un mal particulier, physique qui atteint aussi le moral,
D’autres, demander pardon pour toutes sortes d’impatiences envers eux-mêmes et l’entourage familial ou médical,
D’autres, demander au Seigneur pardon d’avoir douté de lui avec ce qui leur arrive,
D’autres, demander la paix, la sérénité quand ils sont traversés par toutes sortes d’inquiétudes et de révoltes…
Oui, le Seigneur écoute votre prière et veut répondre à votre appel.

Ce sacrement est donné par l’Eglise et en Eglise. Vous êtes venus accompagnés par des membres de vos familles, par des amis, et la communauté chrétienne est là. Parmi nous, il y a les membres du Service Evangile des Malades auxquels nous pouvons dire un grand merci pour toute l’attention, la délicatesse, la prévenance, l’écoute et le soutien… Oui, la communauté chrétienne est là autour de vous, avec vous… avec ses fragilités, elle aussi, car elle est ce « grand corps malade » que Le Seigneur guérit avec les sacrements de sa Pâque, et c’est ensemble que nous pouvons témoigner de la force de Dieu.

Vous, les malades et personnes moins bien-portantes, par ce sacrement vous témoignez de votre espérance. Vous nous rappelez que l’espérance nous est donnée dans la résurrection de Jésus dans laquelle, comme le dit une préface de Pâques, chacun de nous est déjà ressuscité.
Et nous, les bien-portants, nous nous engageons à vous aider, mais aussi à entretenir notre santé et à remercier le Seigneur pour la bonne santé que nous avons, au nom de cette même espérance, car le salut nous est donné, mais qu’il est toujours à accueillir. Salut et santé sont bien deux mots qui se ressemblent et se complètent pour exprimer le bonheur que le Seigneur veut pour tous les hommes, en peuple et en particulier.

Aujourd’hui, vous êtes à l’église. Je sais que pour beaucoup d’entre vous c’est difficile ou ce n’est plus possible de venir rejoindre l’assemblée du dimanche. Mais tous les dimanches, nous vous portons dans la prière. Il y a presque toujours une intention de la prière universelle où nous prions pour vous. A partir de ce dimanche, comme on le fait dans beaucoup de paroisses et c’est un très beau signe, les personnes qui vous porteront la communion le dimanche après la messe déposeront leurs custodes sur un plateau qui sera apporté à l’autel à l’offertoire. Et après la communion, ces personnes seront appelées par le célébrant pour être envoyées par lui au nom de la communauté. Ainsi vous serez présents à votre manière à la messe du dimanche.

Je termine cette homélie par une citation de Saint François de Sales pour la laisser à votre méditation : « J’aime mieux être infirme que fort devant Dieu, car les forts il les mène par la main tandis que les infirmes il les prend dans ses bras. »


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