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Homélie du 17/08/2008
Article mis en ligne le 18 août 2008
dernière modification le 17 novembre 2008
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Rencontre de Jésus et d’une étrangère, un Cananéenne

LA CANANEENNE…et les miettes aux petits chiens (Matthieu 15, 21-28)

Il n’est pas rare, dans l’Evangile, de voir Jésus rencontrer des personnes qui ne partagent pas comme lui l’histoire du peuple Juif, la même religion, ou le même sens de l’homme : nous pensons à la Samaritaine, à tous les nombreux pécheurs ou aux exclus de son temps. A chaque fois, Jésus se reconnaît comme Juif, solidaire de ce peuple et de sa destinée, même s’il a parfois très fortement critiqué les attitudes de ses chefs religieux ou la manière de mettre en pratique certaines Lois. Et dans ce texte d’aujourd’hui, on voit bien qu’il a un très grand souci « des brebis perdues d’Israël » : son cœur bat très fort pour ceux et celles de son peuple qui se perdent.

Or un Cananéenne aborde Jésus pour lui demander la guérison de sa fille tourmentée par un démon. Les cananéens de l’époque du Christ, rescapés de l’histoire, étaient considérés comme des païens, comme des « petits chiens » par les Juifs. On perçoit, à sa réaction, que Jésus est bien enraciné dans son peuple et marqué par le mode de la pensée juive. Mais la prière de cette femme est une prière de foi : elle invoque Jésus comme Messie, « Fils de David » et « Seigneur ». Elle croit que Dieu est universel en son amour et que tout être humain où qu’il soit peut en vivre. Alors regardez, Jésus craque devant la demande de cette femme car il a reconnu en elle, en tout premier, une sœur en humanité qui avait soif de vivre. Les séparations de races, de religions, de pays tombent toujours très vite avec Jésus, même s’il se situe d’un peuple précis. Cela veut dire aussi que le Salut n’était pas réservé autrefois qu’aux Juifs, mais aussi à tous les païens et aux étrangers, et aujourd’hui, il n’est pas réservé non plus qu’aux chrétiens ou aux baptisés, mais à tous les hommes de quelle que race qu’ils soient, et quelles que soient aussi leurs situations d’éloignement de Dieu ou de l’Eglise. Cette histoire de Jésus avec la Cananéenne nous invite une nouvelle fois à un regard nouveau sur les autres et surtout sur les étrangers.

Ces païens d’aujourd’hui qui frappent à nos portes et qui cherchent un peu d’amour, qui sont-ils ? Membres des autres religions en dialogue, marginaux de la foi, fidèles du Dalaï-Lama, adeptes de superstitions, baptisés non catéchisés, tous les indifférents que la question de Dieu intéresse pourtant, tous ceux qui vivent une situation matrimoniale que nous ne comprenons pas bien, etc… Lorsqu’ils s’approchent pour voir, écouter, dialoguer, prier, trouver un réconfort, comment les accueillons nous ? Ils sont de plus en plus présents dans nos assemblées lors des baptêmes, mariages ou sépultures, plus attentifs qu’on ne pense. Mais nous les chrétiens, qu’avons nous à leur offrir ? Et quel regard portons nous sur eux ? Et quel accueil leur faisons nous ?

Disciples de Celui qui s’est fait Frère universel, les chrétiens ont un témoignage spécifique à porter : « Jésus-Christ est le Seigneur de tous les hommes » (Actes 10,36) et pas seulement des chrétiens. Sachons faire rayonner cet amour de Dieu à toute l’humanité et à tous ceux et celles qui nous voient vivre, même s’ils ne partagent pas notre foi.!
Seigneur, ouvre notre cœur à l’autre qui est là, à côté, et qui nous écoute. !

Louis Morandeau


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