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Jésus la prit par la main et la fit lever (Marc 1, 29-39)
Article mis en ligne le 19 février 2009
dernière modification le 3 octobre 2016
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Cet évangile retrace une des folles journées de Jésus : il rencontre des malades, il annonce le Royaume, il prend du temps pour prier, il enseigne les gens, il prépare la mission de ses disciples. Nous percevons dans ces activités, l’urgence de la mission, mais c’est l’urgence d’appeler les hommes à Vivre pleinement dans la Paix et l’Amour.

Nous le voyons d’abord prendre la main de la belle-mère de Pierre pour la relever. Toute maladie est une épreuve difficile à vivre pour toute personne et même Jésus souffre, il lui arrive même de pleurer, devant les malheurs des hommes. Avec Jésus, c’est Dieu qui pleure devant la souffrance des hommes.

La belle-mère de Pierre est alitée avec une « fièvre » qui la condamne à l’immobilité provisoire. Attentionné, Jésus s’approche, il se fait proche de cette femme malade : « Il la prend par la main ». Prendre la main d’un malade, c’est un geste naturel que nous faisons tous un jour ou l’autre, pour lui dire que nous sommes là, à côté de lui, à côté d’elle…. C’est en quelque sorte un geste de communion, de compassion sur le chemin de souffrance et d’isolement qui est le sien. Jésus ne nie pas le mal, mais il se fait solidaire de celui ou de celle qui souffre. Jésus prend la main du malade : un geste que nous sommes invités à continuer en son nom, d’une manière ou d’une autre.

En effet, il y a de très nombreuses manières de tendre la main aux malades. Je voudrais évoquer aujourd’hui le travail admirable réalisé par tous ceux et celles qui visitent ou accompagnent les malades, sur notre paroisse en particulier, notamment les équipes du Service Evangélique des Malades (S.E.M.), les associations de soins palliatifs, les équipes de l’hospitalité, tout le personnel soignant (là aussi il est nombreux). Comme Jésus, toutes ces personnes prennent la main de leurs frères et sœurs souffrants. Elles ne sont pas en mesure de guérir les corps, mais elles font des « miracles » de tendresse humaine, au quotidien. C’est une mission importante de notre Communauté chrétienne, qui est vécue ici par ces différents services, auprès des malades.

Une deuxième caractéristique qui revient fréquemment dans les guérisons évangéliques, particulièrement de lépreux, c’est la réinsertion du malade : Jésus veut réinsérer celui ou celle qui était malade, dans sa vie, son milieu, et son activité. Ici, la belle-mère de Simon est remise debout, réintégrée dans son rôle familial. Jésus « la fait lever et elle les servait ». La personne malade se sent « hors la vie », mise à l’écart. Et pourtant, même diminués physiquement et psychologiquement, ils gardent une place et un rôle auprès de nous. Nous avons à accueillir ce qu’ils nous apportent par leur courage, leur affection intacte, le partage de ce qu’ils vivent et leur rencontre de Dieu parfois. Notre prière pour leur guérison ne peut-elle pas prendre appui sur leur capacité à servir encore !

Voilà, il m’a semblé que dans ce texte d’Evangile, Jésus nous confie aujourd’hui cette très belle mission :

- prendre la main du malade,

-avoir une attitude sincère de compassion envers ceux qui souffrent… ;

- et avoir le souci de respecter la place qu’a pu avoir le malade parmi nous.

Cette mission est une tâche qui n’est pas facile, mais aidons nous les uns et les autres à la vivre. Oui, sachons nous aussi être présents à ceux qui souffrent, et comme Jésus, apportons toute cette vie au Père, dans la prière.

Louis Morandeau


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