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L’invitation au partage dans différentes religions
Article mis en ligne le 14 février 2010
dernière modification le 5 février 2013
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UNE INVITATION AU PARTAGE

Pour les bouddhistes, le dana

Le dana (le don, la générosité) est le sommet de la liste des perfections, la vertu bouddhiste de base, sans laquelle il est difficile de se déclarer bouddhiste. La tendance naturelle de l’homme n’est pas de donner, mais de prendre. Pour s’approcher de l’Éveil (absolu détachement), il faut donc la renverser. Vouloir donner ou partager est le premier signe que désir de posséder et attachement ont commencé à diminuer. En s’exerçant à donner chaque jour (bien matériel, temps, savoir, confiance...), l’esprit du don gagne tous les aspects de la vie religieuse et sociale. Il devient une attitude du cœur, de l’esprit, de tout l’être. Cultiver la générosité détourne de soi pour se centrer sur l’autre. D’où l’importance de la manière de procéder : avec courtoisie, dans la joie, avec promptitude, dans la discrétion... La vraie générosité est tranquille et n’attire pas l’attention sur soi.

Pour les juifs, la tsedaka

La tsedaka, le principe religieux de l’aumône dans le judaïsme, est étroitement liée à l’idée de la justice (qui procède de la même racine, tsèdèq). Dieu est l’unique maître de tout ; l’homme n’est que le bénéficiaire de tout ce qu’il possède, l’usufruitier des biens divins. L’aumône pratiquée a pour fin d’établir une justice réparatrice des injustices naturelles, sociales ou judiciaires. Elle est une obligation donnée par Dieu, quels que soient le statut financier et le degré de volonté de s’impliquer. Il s’agit de se mettre à l’école du Donateur divin pour faire sa volonté : son désir de bonheur pour tous, ici et maintenant. C’est la raison pour laquelle elle doit être pratiquée dans le secret et avec amour, comme lui-même agit pour chacun. L’aumône est associée à la prière et au jeûne comme actions pour oeuvrer au pardon de ses péchés. Elle suscite une éthique d’entraide et de solidarité. En l’accomplissant, le croyant sanctifie le nom divin ; cette sanctification rejaillit sur lui.

Pour les chrétiens, l’aumône

Le conseil évangélique de pauvreté s’adresse à tous les chrétiens, même si certains en font un vœu. La pauvreté se distingue de la misère qui, dans la Bible, est toujours un mal dénoncé par Dieu (cf. Exode 3, 7-10). La pauvreté conseillée est une façon de reconnaître que tout est donné par Dieu et que le croyant en bénéficie pour le mettre au service de tous. Dès lors, partager est une manière de louer Dieu et de rendre, à celui qui n’a pas, ce à quoi il peut prétendre. [!aumône concrétise ce désir de vivre la pauvreté et unit à Dieu qui le premier s’est fait pauvre. De plus, elle crée dans la communauté, mais aussi dans la société, une solidarité : tout homme peut accueillir l’aumône d’un frère comme un don du Père. La recommandation ecclésiale de vivre l’aumône, le jeûne et la prière, dans le secret et en aimant (cf. Matthieu 6,1-21), notamment durant le carême, est une invitation à en faire le « pain quotidien » en tout temps.

Pour les musulmans, la zakât

La zakât est le troisième pilier de l’islam. Le mot, dérivé d’une racine syriaque qui évoque la purification, désigne l’aumône, qui purifie celui qui l’accomplit La zakât a trois objectifs : purifier de l’avarice, de l’avidité, de la convoitise ; aider les plus pauvres et ceux qui sont dans un besoin momentané (comme le pèlerin) ; limiter la concentration des biens dans une minorité de mains. La zakât ai-Mât demande aux croyants qui en ont les moyens d’alimenter un fonds de secours et de bienfaisance ; elle est régie par un ensemble de règles pour calculer au mieux son montant (environ 2,5 % de certains revenus ou de certaines catégories de capital). La zakât ai-Fitr (aumône de la rupture du jeûne), obligatoire pour tout croyant, doit être versée avant la fin du ramadan, pour que, distribuée aux plus nécessiteux, ils puissent célébrer comme il convient la fin du ramadan. La zakât a joué un grand rôle dans la cohésion de la communauté musulmane.

Jean-Luc Ragonneau
(Croire Aujourd’hui)

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