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La force de l’Amour face à la puissance du Mal
Article mis en ligne le 15 août 2010
dernière modification le 5 septembre 2010
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LE DRAGON A SEPT TETES ET LA FEMME QUI ENFANTE (Apocalypse 11, 19 à 12,10 + Luc 1, 39-56)

Je voudrais simplement évoquer comment ces textes de la liturgie de ce 15 août 2010 sont d’une étonnante force d’enseignement au regard de ce que nous vivons aujourd’hui : devant les forces du mal, il n’y a qu’une seule réponse, et c’est Dieu lui-même qui nous la donne, c’est la force de l’Amour, la force de l’enfantement de la vie.

Dans le premier texte de ce jour, nous voyons un dragon investi d’une grande puissance face à une femme dont la seule puissance est de donner la vie et de s’effacer devant l’enfant qu’elle va donner à l’humanité. Alors, ommençons par regarder d’un peu plus près ce dragon qui est un véritable monstre : il fait peur et il est prêt à tout dévorer. De quelles puissances terrestres pourrait-il être le symbole ? Ce monstre a sept têtes : dans la Bible, le chiffre « 7 » est le chiffre parfait... Ici, c’est la puissance parfaite du Malin. Saint Jean a couronné ces sept têtes d’un diadème royal comme pour donner à ce monstre encore plus de puissance. Et sur ces sept têtes, il y a dix cornes… : la corne est le signe de la force et surtout de la défense… Imaginez 10 cornes sur une tête, c’est beaucoup, c’est une multitude…mais c’est une multitude que l’on peut compter sur les doigts de nos mains : c’est donc une multitude limitée. Ca veut dire que ce dragon investi d’une très grande puissance n’a qu’une défense limitée, contrôlée, même si elle est multiple. Sa queue balaie le tiers des étoiles : l’étendue de son action ne concerne pas l’univers entier, même s’il balaie large….seulement le tiers des étoiles du ciel.

En face de ce monstre puissant, qui a envie de tout dévorer, mais dont la force est quand même limitée, il y a une femme dont la seule puissance qui n’est pas de répondre par la force, mais c’est d’enfanter, d’être source de vie et d’amour pour l’humanité. Cette femme (qui est l’annonce de Marie et aussi de l’Eglise) va donner naissance à un enfant qui va devenir berger…. C’est le Christ. Le berger, c’est celui qui guide, qui protège, qui rassure son troupeau. Il conduit les brebis avec beaucoup d’attention et de respect. Sa puissance n’est pas dans une armée ou un diadème, mais dans la force de son amour. Et son bâton de berger n’est pas un sceptre d’or ou d’argent, mais un sceptre en fer, sans éclat ni brillance, mais évoquant la même solidité. L’amour et le respect de l’autre sont des forces beaucoup plus grandes que toutes les puissances terrestres.

Ainsi dans ce texte, nous voyons une femme qui vient donner au monde un enfant sauveur de l’humanité par sa seule puissance d’Amour. Et le texte de l’Evangile nous le dit d’une autre manière. Y a-t-il un signe de promesse plus beau que celui d’une femme enceinte ? Quand l’enfant est désiré, une femme enceinte c’est tout le bonheur d’espérer. Mystère de la vie qui commence. La Bible, à plusieurs reprises, raconte le récit de femmes mystérieusement enceintes. Ici aussi la femme enceinte est un signe de promesse. Promesse d’une naissance bien sûr. Mais une naissance inattendue qui redonne vie contre toute raison : c’est la promesse d’amour de Dieu pour l’homme. A chaque fois, tout semblait piétiner, s’arrêter, finir dans les larmes et le deuil, la stérilité. On se prenait à douter, à désespérer des hommes et de Dieu. Et voici que Sarah, Rebecca et tant d’autres, Marie et Elisabeth deviennent le signe éclatant d’un nouveau commencement. Tout devait s’arrêter là et c’est la vie de Dieu qui palpite à nouveau dans l’existence humaine des hommes. Elles sont deux dans le récit de l’Evangile d’aujourd’hui : Deux femmes en attente d’un enfant alors que rien n’aurait du les y conduire. Elisabeth est trop vieille et Marie n’a pas connu d’homme. C’est sûr, il va se passer du nouveau. Dans la vie des hommes une initiative de Dieu jamais vue jusqu’alors se prépare.

L’histoire de l’Alliance entre Dieu et les hommes s’accélère à nouveau. Et Marie que nous fêtons en ce 15 août, en est le sacrement. L’événement qui s’annonce c’est la naissance de Jésus, fils de Marie, Fils de Dieu....Naissance de Dieu au coeur de l’homme. Il vient en chair et en os nous montrer ce que c’est que devenir plus humain selon le désir de Dieu. La clef de ce passage, de cette naissance à la vie de Dieu elle nous est donnée dans le Magnificat, le chant de Marie à Elisabeth. A chaque fois qu’un homme se met à vivre humainement, c’est l’histoire d’amour de Dieu avec l’homme qui s’enfante. Comme un signe de promesse. Le signe d’une femme enceinte.

Soyons surs que Dieu n’abandonne jamais son peuple. Cette fête du 15 août 2010, c’est la fête de l’espérance, c’est la fête d’une nouvelle naissance pour l’humanité, c’est l’histoire de la nouvelle Alliance qui continue de se vivre... Mais entendrons-nous ce signe qui nous vient du ciel ?

P. Louis Morandeau


Forum
Répondre à cet article
à propos du texte de l’apocalypse de st Luc du 15 aout
- le 18 août 2010

Merci Louis de nous aider à dépasser les détails : le monstre à 7 têtes , 10 cornes . pour revenir à l’essentiel à savoir

’ Une Femme vient donner au monde un Enfant Sauveur de l’humanité par Sa seule Puissance d’Amour ’

P Gaignet



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