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La veuve de Sarepta
Article mis en ligne le 8 novembre 2009
dernière modification le 9 novembre 2009
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1°Livre des Rois : (17,8-16) LA VEUVE DE SAREPTA

Voici l’histoire de l’un des nombreux miracles d’Élie : Au temps du roi Achab, Elie entend l’appel de Dieu pour aller à Sarepta, une petite bourgade située non loin des montagnes du Liban. Une terrible famine règne alors dans le pays.

Arrivé à Sarepta (verset 12), Elie rencontre une femme veuve qui n’a plus qu’un peu de farine et un peu d’huile. A cette époque, les femmes ne sont pas toujours bien considérée et en plus, cette femme qu’il vient de rencontrer est veuve (dans la société de l’époque, c’est l’homme qui donne un rang honorable à la femme)... Donc en tant que femme et en tant que veuve, elle est moins que rien. Tout en étant moins que rien, elle n’a plus rien pour vivre. Désormais, elle ne voit plus le sens de sa vie... : elle est moins que rien, et elle n’a plus rien. Alors, elle ramasse du bois pour cuire leur dernier repas, à elle et son fils. Ensuite, il n’y aura plus qu’à attendre la mort.
Pas de sens à sa vie.... et pas de nourriture...

Mais Elie, le PROPHÈTE de Dieu lui demande, quelque chose même si elle n’est plus rien et même si elle n’a plus rien (v.10 et 11) : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ». Élie a fait un long voyage. Il est fatigué et il a soif. Il demande de l’eau à cette femme. Demander quelque chose à quelqu’un, c’est toujours valoriser cette personne, c’est reconnaître qu’elle est capable de nous aider... c’est donc la grandir... Ca veut dire que cette femme a quelque chose qu’Elie n’avait pas.... et donc cette femme de Sarepta a des richesses qu’Elie n’avait pas... Elle a un cœur : elle peut donner son amour, un sourire... elle peut tendre la main...elle peut donner quelque chose de son cœur.
La femme ne lui fait aucune objection pour donner de l’eau. (Puits profond ?). Elle en est donc capable... Que quelqu’un lui fasse découvrir, dans la situation qui est la sienne, qu’elle est toujours capable de donner, c’est lui permettre de retrouver un sens et une valeur à sa vie.
Mais soudain Elie va un peu plus loin dans sa demande, car l’eau du puits n’est pas directement le fruit du travail de cette femme, il lui demande aussi du pain.... Le pain, par contre, est fabriqué par soi-même à partir de la farine ... mais encore faut-il avoir pu se procurer de la farine... Elie lui demande, cette fois, quelque chose qui vient d’elle, quelque chose de sa vie, de son travail, … le pain c’est aussi un aliment que l’on partage. Il est rare qu’une personne, à elle seule, mange un pain entier à un seul repas ... Le pain se partage entre convives différents ... il se mange à plusieurs .... Elie invite donc cette femme qui n’est rien et qui n’a plus rien, à donner quelque chose de son cœur, de sa vie, et aussi il l’invite au partage, donc à se tourner vers d’autres, malgré son dénuement... C’est alors que la femme explique sa situation désespérée….mais Elie la croit capable de donner son cœur… Cette confiance en l’autre est la source du miracle qui va suivre.

Il y a quelque chose qui se passe dans le coeur de cette femme (v.13) à ce moment-là : La femme a reconnu un prophète de Dieu en la personne d’Élie ( c’est cela la FOI ) : "L’Éternel ton Dieu est vivant" dit-elle, v.12.
• Élie met la foi de cette femme à l’épreuve, en réclamant, d’abord pour lui, tout ce qu’elle possède et qui lui est si précieux : c’est la vie même ! C’est ce qui s’est passé avec Abraham et Isaac…
Est-ce que je suis prêt(e) moi aussi à mettre ma confiance en Dieu aujourd’hui ? Jusqu’à quel point ?

Socialement et humainement, cette femme ne voyait plus sa place dans le monde : elle n’avait plus rien, elle voulait se laisser mourir après avoir manger son dernier petit pain…. Mais Elie lui a fait découvrir une richesse intérieure, invisible à nos yeux d’êtres humains, une richesse de cœur et d’Amour dévoilée par sa confiance en Dieu qu’Elie a su lui faire vivre tout naturellement. Ce qui a sauvé cette femme, c’est la confiance qu’elle a mise en ce prophète de Dieu. Et c’est parce qu’elle a donné un peu de son cœur qu’elle a eu la Vie en abondance.

La valeur du don ne se mesure pas à la somme de ce que l’on donne, mais à l’engagement de notre propre personne et de notre vie dans ce don. Tant que l’on conserve pour soi, tant que l’on travaille pour soi, tant que l’on se sert en premier, on ne fait rien de mal, mais surtout on ne fait rien de bien. On entend Jésus qui nous dit dans l’Evangile d’aujourd’hui : « Méfiez vous de ces gens là ! »

Alors aujourd’hui, nous sommes replacés nous aussi devant notre manière de vivre nos dons ou nos engagements : comment, dans notre vie de couple, nous nous donnons à l’autre … ? Et par rapport à nos voisins, nos parents, nos amis, ceux et celles de ma communauté… : c’est la même question que Jésus nous adresse aujourd’hui. Ou dans notre manière de gérer les biens qui nous sont confiés au cœur de nos entreprises, de nos communes, de nos communautés ou même au sein de notre paroisse…ou encore même nos avoirs personnels.. ? Est-ce que nous ne garderions pas pour nous l’essentiel en faisant semblant de donner ? N’oublions pas que Jésus regarde le fond des cœurs avant de regarder la somme donnée. Seigneur, apprends nous à mettre davantage d’amour au cœur de nos vies.

• Nous sommes, en ce XXI° siècle, dans un temps de famine spirituelle.

• Beaucoup en sont réduits à ramasser deux morceaux de bois mort dans ce monde pour essayer d’apaiser leur faim intérieure….de chercher de manière éperdue un peu de paix dans ce monde sans repères stables, ou de courir vers des voyants de toutes sortes pour apaiser leurs peurs. Saurons nous, comme Elie, donner la lumière sur nos vies humaines ?

• Tout ce que nous avons ici-bas ne dure qu’un temps très court, même si c’est le temps d’une vie... Ce que
nous avons de plus précieux, c’est notre coeur.... et au fond de notre coeur, il y a quelque chose qui ne pourra jamais mourir, c’est notre AMOUR. L’Amour est plus fort que la mort !

• Mais si, comme cette femme, nous avons foi en la Parole de Dieu, si nous avons confiance en la Parole de Dieu, alors nous voyons s’accomplir ses promesses : Il pardonne nos péchés et nous donne la vie éternelle.

Louis Morandeau


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