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Le Sacrement de l’Onction des malades
Article mis en ligne le 28 avril 2009
dernière modification le 8 mai 2009
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L’Onction des malades : une force pour vivre !

L’onction des malades n’est pas destinée aux mourants mais, comme le nom l’indique, aux malades, c’est-à-dire aux vivants qui vivent une épreuve ou une importante difficulté de santé. C’est donc, face à la maladie ou au handicap, une rencontre avec le Christ qui est proposée.

Quelques repères dans l’histoire de Jésus, des disciples et de l’Eglise.

Au long de sa vie terrestre, Jésus a toujours manifesté une prédilection pour les malades :"Parcourant la Galilée, Il enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple." (Matthieu 4,23)
Face à ces malades que nous montre l’Évangile :
sourds, lépreux, paralytiques...Jésus est préoccupé, non d’expliquer la maladie mais de manifester l’Œuvre de Dieu ; et ses gestes expriment la liberté et l’amour de Dieu. Les gestes d’amour prennent place dans la mission de Jésus, ils font de Lui le serviteur souffrant, portant sur Lui le poids du mal. En guérissant certains malades, Jésus fait donc apparaître la compassion de Dieu pour les hommes qui souffrent. Lorsqu’Il retourne près du Père, Il ne les abandonne pas. Il les confie à la communauté des croyants, pour qu’elle en prenne soin et, par elle, Il vient à eux dans les sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation. A ceux qui sont atteints d’une maladie grave, Il offre le sacrement du réconfort, celui de l’Onction des malades. "En mon nom...ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris." (Marc 16,18)
Le sacrement des malades a beaucoup évolué depuis les origines de l’Eglise. Dès le début de l’Eglise, les chrétiens ont manifesté aux malades que le Seigneur leur était présent en leur imposant les mains et en les marquant de l’huile. A partir du 7ième siècle, le sacrement est reporté le plus proche possible de la mort et devient l’extrême onction que seuls les prêtres peuvent donner. Le concile Vatican II rétablira le sens et les pratiques de l’Eglise ancienne et c’est ce que nous vivons aujourd’hui dans l’Eglise :
- une onction des malades destinée à tous ceux qui sont atteints de maldie, de handicap graves ou en âge avancé
- l’imposition des mains est réintroduite
- l’onction peut se situer au cours d’une eucharistie pour que le malade puisse communier
- l’instauration de célébrations communautaires car les actions liturgiques ne sont pas des actions privées mais des célébrations de l’Eglise à privilégier chaque fois que cela est possible.

(Article extrait de la revue Célébrer n° 331.)

Quelques témoignages...

-  Sophie . Sur le blog "des-bonnes-nouvelles.com", le 11.03.2009.

"C’est un peu comme une force immense"
Je suis mariée depuis 18 ans, mère de 3 ados et j’ai un cancer depuis bientôt 4 ans !
Difficile d’expliquer que cela peut être une bonne nouvelle !
Et pourtant : quand je vois tout l’amour, la tendresse, la compassion, la bonne "humour" qui règne autour de moi : famille, amis, corps médical : je n’en reviens pas : tout ça pour moi qui ne suis rien du tout !!
J’ai réappris la vraie vie, celle qu’on a oubliée aujourd’hui : du temps pour l’émerveillement devant le sourire d’un de nos enfants, la beauté d’un arbre dans le jardin, le temps de l’étonnement permanant devant chaque instant de vie et surtout cette Vérité qui vous habite enfin : plus de tricherie, de masque : être soi -même, complètement, vraiment, totalement !
Mais parfois le parcours de soins est rendu difficile par la douleur, la fatigue, la peur... alors je suis allée chercher de l’aide là-haut, très loin, vers Dieu : étant de religion catholique, il y a quelques semaines, j’ai demandé et... reçu le sacrement des malades (rien à voir avec l’extrême onction pour les non initiés !) : un fabuleux trésor : impossible d’exprimer ce que je ressens ; c’est un peu comme une force immense, un fleuve de tendresse incroyable qui inonde désormais ma vie et me rend toutes les chose faciles, légères, si légères !!!!!

Commentaire n° 1 posté par mariebalise le 14/03/2009

Bonjour,
Avec ma mère, mes frères et sœurs, nos conjoints, nos enfants et beaucoup de proches, nous venons d’accompagner papa jusqu’à sa mort. La tristesse de la séparation est contrebalancée par plein de moments beaux, de sa paix à lui d’abord, contagieuse..., sa foi profonde, des échanges vécus avec lui qui ne pouvait plus parler, et entre nous qui devions le laisser partir... Sa fin de vie nous a profondément nourris et je me retrouve dans votre témoignage... Vivre pleinement les choses qui sont à vivre avec ceux qui sont là... Je pense à vous désormais.

- Denis Ledogar. Dans le Hors-Série Panorama : "Vieillir tout un art".

"Le sacrement des malades : tendresse et force."
- Il participe de tout un ministère de compassion autour des malades : en plus de ceux qui les soignent, de ceux qui les visitent, les prêtres peuvent les réconforter à travers la célébration de l’Onction.
On me dit parfois "Notre maman est malade, mais ne venez pas tout de suite, ça va lui faire peur si elle voit un prêtre arriver !" J’entends souvent, aussi "J’aimerais recevoir l’Onction, ça me donnera la force de continuer à me battre malgré la maladie qui m’accable !" Ou encore "Pour porter ma souffrance en communion avec le Christ".
- On propose des célébrations communautaires en paroisse. Nous les pratiquons à l’hôpital ou encore à Lourdes, lors du Pèlerinage national du 15 août. La communauté chrétienne entoure les personnes souffrantes. L’invocation de l’Esprit Saint est d’une grande richesse. Même là, je dis un mot personnel au malade. Je prends ses mains dans les miennes et lui dis une parole de tendresse :"N’ayez pas peur !", "Le Seigneur vous accompagne", "Gardez courage, gardez confiance"...
- Je vis cette célébration comme une grâce qui m’inonde !Répandre cette huile sur le front et les mains, dire :"Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté te réconforte", c’est comme toucher Dieu du doigt. Car il n’y a pas plus proche de Dieu que ce qui est fragile, vulnérable, pauvre, blessé. A travers mes mains de prêtre, c’est l’humanité de Dieu qui rejoint le malade dans ses larmes, son corps blessé, ses cris, son cœur, son quotidienparfois difficile, sa grisaille. Les gens vivent ce moment intensément. Parfois des larmes coulent. A travers ce geste, Dieu leur dit toute sa tendresse.

Denis Ledogar est prêtre assomptionniste et infirmier, aumônier d’hôpital à Strasbourg et auteur de trois livres parus aux Presses de la Renaissance :
"La tendresse pour tout bagage"
"Au chevet des malades"
"Seul l’amour fracasse les tombeaux".

-  Jacques Perrier. Dans "Je sais en qui je crois" Ed. du Cerf.

"Il est dommage que beaucoup de malades soient privés de ses grâces"
L’onction des malades est sans doute le plus ignoré de tous les sacrements. Le mensonge devant la mort, la peur du personnel médical de s’avouer battu par la maladie, l’engourdissement des malades par les drogues qui les soulagent, le milieu hospitalier compétent techniquement mais souvent démuni spirituellement, autant de causes anciennes ou récentes d’ “enterrer” ce sacrement qui est considéré comme un signe de mort : l’ “extrême” onction ou l’onction reçue à tout “extrémité”.
Tout au contraire, dans l’esprit de l’Eglise, l’onction des malades est destinée à leur donner, sinon la guérison physique, du moins la force dans l’épreuve de la maladie. Ce sacrement fait penser à la grâce de Lourdes : peu de malades en reviennent guéris, la plupart découvrent l’espérance.
Il est dommage que beaucoup de malades soient privés de ses grâces par la timidité des bien-portants.

Jacques Perrier est actuellement évêque de Lourdes.

- Fernand Prod’homme. Sur le site du diocèse de Nanterre.

"Souffrir, être dangereusement malade… La foi au pied du mur !"
La maladie, la maladie grave, "remet beaucoup de compteurs à zéro" : il faut réapprendre bien des choses. Les gestes les plus simples parfois. Et aussi la prière. Alors qu’on aurait tout spécialement besoin de Dieu, on ne sait plus comment lui parler.
C’est un risque pour la foi, l’espérance et la charité : la révolte est parfois proche, avec le repliement sur soi et sur ses malheurs, l’isolement dont on souffre et qu’on risque en même temps d’entretenir, le regard sur les autres plus difficilement bienveillant…
Cela peut être aussi un temps d’approfondissement, de redécouverte de la vraie valeur des choses, des personnes… On hésite évidemment à dire une chance, même si certains, à l’expérience, le disent très clairement. Par le sacrement, les malades sont appelés et aidés à vivre dans la confiance le chemin parfois très rude qu’ils ont à parcourir.

Fernand Prod’homme est prêtre et curé de Nogent, diocèse de Nanterre.

B. M


Forum
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Questions
T - le 2 mai 2009

Merci pour les commentaires donnant le vrai sens de l’ontion des malades.

Quelques questions :

Pour que ce sacrement garde son sens noble à quel moment de la maladie peut-on proposer ou demander l’onction des malades.

Peut-on recevoir plusieurs fois l’onction des malades ?

Lorsque l’on évoque la maladie, revient toujours en tête "le cancer" puis d’autres maladies.... mais la dépression fait aussi énormément de ravage, peut-on et comment proposer le sacrement des malades aux dépressifs ?

En réponse...
BFCM - le 8 mai 2009

Il me semble que c’est la décision même de la personne malade à demander le sacrement qui lui donne tout son sens, que cela lui ait été proposé ou qu’elle l’ait voulu d’elle-même et à n’importe quel moment de la maladie le sacrement reçu a tout son sens : l’amour de Dieu se manifeste dans l’épreuve à vivre.

On peut recevoir plusieurs fois ce sacrement de l’onction des malades.

Bien sûr, les maladies dites "psychiques" sont à considérer comme toutes autres maladies, on peut donc proposer le sacrement.
Quelque soit la maladie, le "comment" proposer le sacrement suppose que l’on connaisse bien la personne, que l’on agisse dans le respect de sa volonté. Cela peut prendre la forme d’une réflexion, d’un accompagnement en famille ou avec des amis ou avec l’aide d’un prêtre mais c’est toujours la personne malade qui prend la décision de demander le sacrement. Il me semble que dans le cas de malade souffrant de dépression, il est bon de différencier le spirituel du psychologique mais il est bon également de se mettre en relation avec le médecin qui le soigne, de l’informer de la "proposition" pour ne pas courrir le risque de contrecarrer un traitement en cours.

Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre contact avec l’un des prêtres ou des diacres de la paroisse, pour compléter ces réponses à vos questions.



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