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Les 33 mineurs chiliens prisonniers sous terre
Article mis en ligne le 30 août 2010
dernière modification le 5 février 2013
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Dans le "Nouvel Obs" du 27 août 2010 :

COPIAPO (AP) — La télévision publique chilienne a diffusé les premières images vidéo des 33 mineurs pris au piège à près de 700m de profondeur depuis le 5 août à la suite d’un éboulement dans une mine d’or et de cuivre de San José, dans le centre du Chili. Ils apparaissent en bonne santé, chantant l’hymne national et scandant "vive le Chili, vive les mineurs".

La vidéo, selon la chaîne TNC qui en a montré jeudi soir des extraits de cinq minutes, dure au total trois quarts d’heure. Elle a été réalisée avec une petite caméra que leur ont fait descendre les sauveteurs par l’intermédiaire d’un forage de secours, permettant également de leur acheminer des vivres et des médicaments. Le creusement d’une galerie suffisamment large pour les remonter à la surface un par un devrait prendre quatre mois.

Un des mineurs filmés montre fièrement la façon dont le groupe s’est organisé dans le refuge qu’ils sont parvenus à atteindre après l’éboulement. "Nous avons tout bien organisé", explique-t-il, montrant les endroits de la pièce où le groupe se réunit, prie, le coin pharmacie. "Ici, c’est l’endroit où on se divertit, où on joue aux cartes", poursuit-il en désignant une table sur laquelle se trouvent des dominos.

"Nous nous réunissons ici tous les jours. Nous planifions, nous avons des réunions tous les jours pour que toutes les décisions soient basées sur la volonté de tous les 33", explique-t-il. "Bonjour à ma famille ! Sortez nous de là bientôt, s’il vous plaît", dit un des mineurs. La caméra, à un moment, fait un gros plan sur un thermomètre dans la pièce, où règne une température de 29 degrés.

Les sauveteurs s’attachent désormais à mettre un oeuvre un plan qui prévoit d’occuper et d’informer les mineurs au maximum. "Ils doivent comprendre ce que nous savons ici en surface, que cela va prendre de nombreuses semaines avant qu’ils ne retrouvent la lumière", a déclaré le ministre de la Santé Jaime Mañalich.

Des ingénieurs travaillaient également à renforcer le premier boyau pour éviter au maximum les risques de nouvel éboulement et faciliter le passage des capsules pour le ravitaillement, surnommées "palomas" (colombes en espagnol), conteneurs mesurant environ 1,5 mètre et qui mettent environ une heure à descendre depuis la surface.

Ce sont les autorités chiliennes qui vont financer les opérations de secours, qui devraient coûter l’équivalent de 1,3 millions d’euros : La compagnie minière San Esteban pour laquelle travaillent les mineurs a fait savoir qu’elle était quasiment en faillite, et qu’elle ne dispose pas de l’argent ou de l’équipement nécessaire pour venir en aide aux mineurs.

Le sénateur Baldo Prokurica, de la commission minière du Sénat, a souligné qu’il demandait depuis des années un renforcement des moyens de l’Office national de régulation, Sernageomin, qui ne compte que 18 inspecteurs pour tout le pays. "Le gouvernement a abandonné le régulateur. Si vous regardez les lois, elles sont bonnes. Mais nous devons les appliquer", a-t-il expliqué dans un entretien à l’Associated Press. AP

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