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Les exclus sont des personnes qui veulent vivre...Jésus touche un lépreux qui vient à lui
Article mis en ligne le 19 février 2009
dernière modification le 3 octobre 2016
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JE LE VEUX, SOIS PURIFIE

Un lépreux vient vers Jésus alors que le contact avec ces gens-là est interdit par la loi, pour éviter la contamination…mais cet homme n’a pas d’autre espoir que de venir à Jésus : il ne sait plus quoi faire de lui. Et cette lèpre n’est-elle pas aussi le symbole du péché qui détruit le cœur même de l’homme, le symbole de la misère du monde d’aujourd’hui qu’à certains jours nous préférons fuir tellement elle nous semble omniprésente ?

A l’époque de Jésus, non seulement on s’écartait des lépreux, mais on les chassait loin des villes pour éviter la contagion, et quand ils s’approchaient par hasard des lieux habités, ils devaient agiter une sorte de crécelle pour signaler leur présence, pour qu’on ait le temps de les fuir.. A une époque où la science médicale était peu développée, on avait sans doute des excuses à faire de cette manière. Mais on condamnait la victime en chassant son mal. Le règlement juif était formel là-dessus : il fallait s’écarter des lépreux. Et nous de quelles personnes nous écartons-nous aujourd’hui ?

Nous percevons tout de suite que Jésus, avec son sens de la vie humaine, ne pouvait pas rejeter cet homme avec son mal. « Jésus étendit la main et le toucha ». C’est la main de Dieu qui se fait proche de tout homme quel qu’il soit, et à plus forte raison si celui-ci est victime du Mal…. Un Dieu qui est Amour… qui est pardon… qui est résurrection… qui est source de vie inaltérable. Jésus s’approche des plus grands blessés de la vie…

Je vous invite à regarder de près ce qui s’est passé dans cette scène telle que l’a décrite saint Marc : d’abord, le lépreux (dont on ne connaît pas le nom : la maladie dépersonnalise souvent) oublie qu’il fallait rester à distance. Il vient aux genoux de Jésus, et il dit des choses qu’on ne peut dire qu’à Dieu : « Si tu le veux, tu peux me guérir. » Le lépreux franchit la barrière, au risque d’être encore plus rejeté par ceux qui sont là et qui ont peur d’être contaminés… mais nous pouvons remarquer l’envie de vivre de cet homme. Mais, il sait aussi qu’il ne peut rien faire de par lui-même : il s’en remet totalement à Jésus, dans une grande confiance : « si tu le veux, tu peux me guérir. » C’est celui qui est mal dans sa peau qui vient vers Jésus. Et nous qui sommes peut-être atteints par la lèpre de notre péché, avons nous la même envie de vivre, avons-nous envie d’être délivré de notre mal ? Ce lépreux a fait la première démarche : il est venu à Jésus…Sans ce premier pas, il n’aurait jamais été guéri…

Essayons de regarder ce qui va se passer par la suite , ce que Jésus a fait pour cet homme rongé par la lèpre : « Jésus étend la main… et le touche ». Jésus fait là un geste absolument défendu, mais il ne peut pas ne pas rejoindre l’homme qui souffre par delà sa maladie et toucher à son cœur. En touchant ce lépreux, Jésus fait un geste qui traduit l’Amour inconditionnel de Dieu pour cet homme, un geste qui est aussi le signe de l’amour de Dieu pour tout homme, quelle que soit sa situation ou sa misère, quelque soit sa situation sociale, matrimoniale ou religieuse. Jésus ne rejoint pas que les bien-portants ou ceux qui sont dans les « bonnes normes », dans la droite ligne de nos Traditions. Il est venu pour les pécheurs et les malades...et non pas seulement pour les bien-portants.

Pour Jésus, l’amour de Dieu pour chaque être humain n’a pas de limites. Par delà toute maladie et tout péché, il y a une personne humaine qui aspire de toutes ses forces, à vivre. Une guérison, comme un pardon, rejoint toujours un être humain et non pas une maladie ou un péché… et il rejoint son cœur. Dieu et lui seul peut nous permettre de revivre.

En ce moment où se multiplient les débats dans l’Eglise dont nous sommes témoins tous les jours, Jésus nous invite, par la plume de Saint Marc, à continuer notre mission de témoins de l’Amour de Dieu pour chaque être humain quelque soit sa race ou sa religion ou sa situation.

Dieu est le Père de tous les hommes : il ne vient pas nous inviter à changer de religion...mais il vient nous appeler à la Vie.

Louis Morandeau


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