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"Mes parents vieillissent"
Article mis en ligne le 7 mai 2010
dernière modification le 5 février 2013
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Aujourd’hui, avec l’allongement de la durée de vie, trois Français de 50 ans sur quatre ont au moins un parent vivant. Un bonheur, mais aussi un défi lorsque la dépendance s’installe. Comment bien vivre cette nouvelle étape de la relation parent-enfant ?

Elisabeth, 55 ANS, ne com­prend pas pourquoi son père refuse toute aide. Âgé de 82 ans, il conduit toujours sa voiture et elle craint à chaque instant qu’il ait un ac­cident. Maryse, 60 ans, ne supporte plus de voir sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, se « dégrader » et perdre sa dignité, elle qui était tou­jours coquette et bien apprêtée. Il y a un mois, Maryse s’est résolue, la mort dans l’âme, à la placer dans une maison médicalisée. Alain, 57 ans, fils unique, se sent terriblement coupable de ne pas voir son père plus souvent, pris en­tre son travail et sa famille...

Il est dur de voir ses parents vieillir. « À 50 ans, en effet, on se retrouve au carrefour de plusieurs crises, explique Catherine Bergeret-Amselek, psycha­nalyste et auteur de « La vie à l’épreu­ve du temps » (Éd. DDB). On subit tout d’abord notre propre crise du milieu de vie : ménopause ou andropause. Puis, souvent, la crise d’adolescence de nos enfants, qui nous renvoie à notre propre douleur existentielle. Et enfin la crise que vivent nos parents vieillissants. » Cela fait beaucoup ! Certains le supportent si mal qu’ils en arrivent à rompre tota­lement avec leurs parents. D’autres, au contraire, en font trop pour combler leur désarroi, ce qui n’est pas toujours bien vécu par le conjoint et les enfants. Mais beaucoup font tout pour maintenir leurs parents âgés dans leur environnement et à leur do­micile... cependant ce n’est pas toujours facile, alors on se résoud à les mettre dans une institution.

QUE FAIRE QUAND LA DEPENDANCE S’INSTALLE ?

- Je me renseigne : Il existe de multiples possibilité de garde. Je visite les établissements avant que la question se pose de lui confier mon parent âgé, pour qu’il puisse exprimer son avis avant qu’il n’en soit plus capable. J’écoute sa détresse pour qu’il soit lui-même acteur de la décision finale.

- J’en parle : Je ne reste pas seul. Je me confie à un proche ou à un professionnel pour exrimer les émotions qui peuvent émerger en moi lors de cette étape difficile de la vie de mes parents. Je n’hésite pas à m’appuyer sur toutes les solidarités : voisins, télé-assistance, bénévoles, associations, clubs des aînés ruraux...

- Je déculpabilise : Je ne suis pas surpuissant. Je ne peux pas tout. J’ose passer le relais.


Voici quelques adresses qui peuvent nous aider :

Centre local d’information et de coordination (Clic)
Structure de proximité qui conseille et aide
les retraités, les personnes figées et leur entourage. clic-info.personnes-agees.gouv.fr

Centre communal d’action sociale (CCAS) : S’adresser à la mairie de son domicile

ADMR (Association du service à domicile en milieu rural)
184 A, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris. Tél. : ai 44 65 55 55. www.admr.org

Association VE-DI-BE (Vieillir dans la dignité et le bien-être),
13, rue de la Roue, 92190 Meudon.
Tél. : 01 45 34 35 51 (mardi et jeudi de 9 h à 12 h). www.agevillage.com

Un site Internet pour bien vieillir et accompagner le grand âge. Tél. : 0142 46 65 00.

Cet article est tiré de "Panorama" (Mensuel chrétien de spiritualité) N° 464 Avril 2010 Page 45 à 47

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