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Quel sens a ma vie sur terre ?
Article mis en ligne le 1er août 2010
dernière modification le 5 septembre 2010
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Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (12, 13 – 21)

« Je démolirai mon grenier trop petit… et j’en construirai un plus grand pour y mettre ma récolte… et alors, je pourrai jouir de la vie en toute tranquillité. »Voilà un homme qui voulait bâtir son bonheur sur la terre, et il semble qu’il n’avait que la réussite terrestre comme horizon de sa propre vie. Cette histoire que Jésus nous propose aujourd’hui me fait penser à cette légende qui raconte qu’une personne cherchait à montrer la lune en la fixant avec son doigt, mais au lieu de tourner ses yeux vers la lune, elle ne cessait de regarder le bout de son doigt. Ainsi, l’abondante récolte que cet homme de l’évangile vient de faire, semble répondre aux attentes immédiates de sa vie, et l’empêche de chercher, au delà de la réussite d’un moment, sa véritable raison de vivre ; ses satisfactions, ses préoccupations du moment vont même l’enfermer encore un peu plus sur lui-même, si bien qu’il n’a plus d’autres horizons que sa réussite terrestre, pour vivre. N’est-ce pas là ce que vit notre monde d’aujourd’hui ? N’est-ce pas là aussi le visage du matérialisme qui nous saisit de toutes parts en ce 21° siècle ? Où en sommes nous de notre rythme de vie et du repos hebdomadaire nécessaire à tout équilibre de vie humaine ? Le travail...l’argent sont-ils la seule réponse à notre recherche humaine de bonheur ?

Toutes nos découvertes actuelles, quelles soient d’ordre scientifiques, informatiques, ou d’un autre ordre, nos activités sportives, culturelles….semblent parfois combler toutes nos attentes humaines et répondre à notre épanouissement personnel. Or il peut survenir un événement important et inattendu qui peut tout remettre en question. Nous sommes alors bouleversés et contraints, malgré nous, de chercher toujours plus loin le sens de ce que nous vivons. Ce que nous avions cru essentiel est soudain remis en cause et il nous faut comprendre autrement le sens de notre vie. Lorsque nos réalisations terrestres butent sur la mort, si elles ne sont pas animées de l’Esprit de Dieu, il y a comme un vide qui s’installe en nous, un sentiment d’inutilité. Engranger des réussites terrestres suffit-il vraiment pour combler notre soif de bonheur, notre soif d’absolu ?

Et pourtant, ce que nous vivons sur terre n’est pas sans importance : c’est vital, pour nous, de trouver du plaisir dans ce que nous vivons ; c’est vital de ressentir beaucoup de joie lorsque nous nous dépassons, lorsque nous nous accomplissons ; c’est vital pour chacun(e) de signifier notre joie lorsque nous vivons quelque chose de beau sur terre, ne serait-ce qu’une réussite dans nos entreprises ; c’est vital de croire à ce que nous faisons pour que le monde soit plus habitable et plus fraternel. Car cette joie là, c’est aussi la joie de Dieu qui prend un infini plaisir à nous voir heureux. Aujourd’hui, Jésus nous invite à comprendre nos vies comme le fruit de son amour sans aucune limite pour chacun(e) de nous…. Il nous invite à reconnaître, au cœur de nos joies et de nos réussites terrestres, la joie même de Dieu que nous partagerons pleinement un jour par delà toutes les morts de nos entreprises de la terre...

Jésus ne veut pas nous dire qu’il ne faut rien avoir sur terre… ni jamais être heureux… ni rien faire pour réussir… Mais il veut nous mettre en garde pour que nous ne fassions pas de nos biens matériels l’unique fin de notre vie et qu’ils ne nous enferment pas un peu plus sur nous-mêmes. Implicitement, il nous rappelle que tout ce que nous vivons sur terre a sa source dans l’Amour du Père pour chacun et chacune de nous, et que le vrai sens de notre vie est à chercher en Dieu… et non pas en notre finitude…. C’est là aussi notre éternité, dans l’ Amour infini de Dieu pour nous.

Alors, si nous reconnaissons, aux cœur de nos actions humaines, les traces de l’Amour de Dieu, n’ayons pas peur de nos plaisirs et de nos joies de la terre… et apprenons à reconnaître, au cœur de ces réussites humaines, aussi la joie de Dieu .

Réentendons la dernière phrase de l’Evangile d’aujourd’hui : « L’abandon de nos biens…voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu ».
Oui, Dieu seul peut combler la soif d’amour et de joie au cœur de l’être humain, car Lui seul en est la source.

P. Louis Morandeau


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