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Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu
Article mis en ligne le 20 octobre 2008
dernière modification le 17 novembre 2008
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En bonne théologie juive, tout est à Dieu : même les empereurs Romains ne peuvent régner que par la volonté de Dieu. Dieu est présent partout.
Et pourtant, Jésus nous demande de bien faire la part des choses : il demande que dans les décisions que l’homme prend, soit au niveau politique, soit au niveau économique, soit au niveau social, ou dans un tout autre domaine,...il y reconnaisse sa responsabilité, il en assume toutes les conséquences, sans toujours dire quand ça va mal : c’est la faute de Dieu. « Rendez à César ce qui est à César », autrement dit : « rendez à l’homme ce qui est à l’homme »…. « Et rendez à Dieu ce qui est à Dieu ».

Au cours de l’histoire, les hommes ont su prendre des orientations et des engagements pour leur vie, mais quand les conséquences de ces engagements ont mal tourné pour eux, ils ont dit parfois : « pourquoi Dieu ne fait-il rien ? ». Ils ont même été jusqu’à se révolter contre lui. Il est toujours plus facile de rejeter sur une tierce personne la responsabilité des malheurs qui nous arrivent, plutôt que de se mettre soi-même en question. Lorsque l’homme n’y trouve pas son bonheur, il lui est très difficile de se reconnaître responsable de ses engagements et d’en assumer les conséquences : tous les accidents de la route, toutes les guerres, les maladies que nous contractons, etc… portent quelle effigie ? Jésus serait là aujourd’hui, il nous dirait comme autrefois : de qui est l’effigie qui est sur la face du monde d’aujourd’hui ? Il nous répondrait à nouveau : « Rendez à l’homme ce qui est à l’homme, et à Dieu ce qui est à Dieu ! »

S’il faut rendre les pièces à César, que faut-il rendre à Dieu ? Eh bien simplement ce qui est à son effigie, à savoir cette même humanité créée à son image. C’est à tout instant que Dieu donne la vie, parce qu’il est Amour. Même si la mort, les attentats, les malheurs nous dépriment sans cesse en noircissant sans arrêt nos écrans de télé, la beauté de la création et la vie de l’homme sont infiniment plus grands que tous ces malheurs. Il nous faut réapprendre à reconnaître cette vie qui vient de Dieu et à en rendre grâce.
Il y a deux dangers qui nous guettent tous : celui de mettre Dieu partout au risque de nier la place de l’homme, et celui de mettre l’homme à l’origine de toute vie sans y reconnaître l’Amour de Dieu. C’est ensemble, en s’éclairant les uns les autres, en s’écoutant dans le respect de ce que nous sommes devenus, que nous pourrons comprendre ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui et que nous pourrons donner un sens à notre vie. « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » : si nous comprenons bien le sens de cette petite phrase de Jésus, nous pourrons alors faire un pas de plus dans la découverte du sens de notre vie, de notre liberté humaine et dans la reconnaissance de Dieu comme source de toute vie. Jésus nous invite ce matin à redécouvrir le véritable sens de nos engagements humains ainsi que la force de l’amour de Dieu pour chacun(e) de nous.

Aujourd’hui, c’est donc la journée missionnaire mondiale, une journée où l’Eglise retrouve la véritable raison de son existence : Le seul et unique but de l’Eglise, et donc des chrétiens ensemble, est d’annoncer à tous les hommes que Dieu les aime d’un amour unique, qu’ils sont invités à se communiquer cet amour entre eux tous et qu’ils sont invités à construire, là où ils vivent, un monde d’amour et de paix : si l’Eglise perdait cette mission essentielle, elle n’aurait plus sa raison d’être. Nous avons deux images de missionnaires dont les façons de se situer ont été totalement opposées : Saint Paul qui a parcouru le monde… et Thérèse de Lisieux qui est restée au fond de son Carmel et qui, pourtant, est devenue patronne des Missions. Etre missionnaire, ce n’est pas d’abord partir au loin, mais c’est se laisser habiter par Dieu et témoigner de lui là où nous vivons.
Demandons la grâce d’être de véritables témoins de son Amour au cœur de ce monde qui est le nôtre.

Louis Morandeau


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