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Robert Courgeau, curé de Benet de 1968 à 1973
Article mis en ligne le 11 décembre 2009
dernière modification le 9 septembre 2017
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Dates importantes :

Naissance le 20 février 1932, à St Mesmin, dans une famille de petits agriculteurs où il est le plus jeune de cinq enfants.
Religieux (Missionnaire de la Plaine et de Sainte Thérèse) en 1953.
Ordonné prêtre le 29 juin 1959. Décédé le 24 septembre 2004.

Sa vie (biographie) :

Vicaire à la Flocellière (trois ans), puis à Benet, où il devient curé en 1968.
En 1973, à la Roche-sur-Yon, il participe activement à la naissance de la « communauté Sainte Bernadette » et très vite il travaille au service de gens blessés (en particulier au foyer l’Etoile).
En 1979, soutenu par sa congrégation, sa paroisse et son équipe ACO, il s’engage avec d’autres pour faire naître une communauté Emmaüs. En 1984, il devient « compagnon avec les compagnons », à Emmaüs les Essarts. En 1992, il part soutenir activement la naissance d’une communauté Emmaüs à Saint-Michel le Cloucq (près de Fontenay).
En 1996, il lui est demandé de se former pour être « maître des novices », puis de partir à Madagascar soutenir deux jeunes prêtres malgaches qui pensent à la vie religieuse ; mais il devra (en 1999) assurer le noviciat - sans eux, avec seulement un jeune prêtre charentais.
Rejoignant, en 2000, le Centre spirituel de Chaillé-les-Marais, il est pendant deux ans accompagnateur de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital de Luçon.
Un cancer du cerveau se déclare en janvier 2004, qui l’emportera en quelques mois.

Des anecdotes :

Lors de ses adieux à Sainte Bernadette, un immense dessin décorait l’église : deux mains différentes tenant un bouquet, avec cette question : « Qui saura jamais la main qui donne, la main qui reçoit ? ». Et ce message signé Robert : En s’approchant des petits, on devient l’ami de Jésus : Jésus est en eux source de vie. Si tu oses t’approcher et te lier d’amitié avec une personne qui souffre, isolée ou malade, c’est toi qui seras guéri. La personne brisée te révélera ta propre blessure et la dureté de ton cœur, mais aussi combien tu es aimé. Alors celui que tu es venu réconforter devient pour toi peu à peu source de guérison et présence de Jésus ressuscité. Joie pour celui qui risque !

Sa particularité :

Il s’est progressivement laissé prendre par des personnes en situation de difficultés ou d’exclusion, il est devenu de plus en plus leur frère, jusqu’à vivre avec eux et comme eux (à Emmaüs ou dans la brousse malgache). Marqué par le P. de Foucauld, il se voit un peu dans la même situation que Jésus à Nazareth : Je ne dis presque rien de Dieu. Mais je suis là, dans la durée, pour signifier sa fidélité, sa présence humanisante, sa foi en l’homme. Dire le Dieu d’amour, c’est leur reconnaître leur dignité d’hommes capables et responsables. Au coeur de ce peuple meurtri, il passe des heures à prier dans le silence et la solitude... Et c’est façonné par tout cela qu’il deviendra intervenant en centre spirituel, maître des novices, aumônier d’hôpital.

Son message :

(il l’exprimait ainsi, dans un groupe de partages avec ses frères religieux) :
Il a fait sienne l’intuition d’Emmaüs : Tout homme qui demande à entrer dans la communauté est capable d’y trouver sa place ; chacun a quelque chose à apporter aux autres, même si c’est dans un service très humble. Bien plus, ajoutait-il, leur vie nous renvoie à l’Évangile, car Jésus est présent dans le pauvre, et ils vivent quelque chose de la croix du Christ. Il disait souvent que ce sont les pauvres qui nous évangélisent : Dieu se cache, et en même temps se donne à voir, dans ces visages burinés et ces hommes blessés. Mais L’Église est pour eux une institution lointaine : ce qui les touche, c’est quand ils voient l’Évangile vécu (par exemple chez l’Abbé Pierre)... C’est ce que j’essaie de faire...
Postérité, Rayonnement :
Rien d’organisé, c’est plutôt dans, le coeur de chacun, comme cette femme qui disait : A la Toussaint 2004, je n’ai pas pu prier pour lui : je l’ai invoqué ! Cependant, il faut dire que l’exemple de Robert a stimulé ses frères religieux de la Roche-sur-Yon à être présents et engagés près des gens touchés par diverses pauvretés et difficultés. De même, des chrétiens de Sainte Bernadette, dont plusieurs sont devenus chrétiens associés en fraternité avec les Missionnaires de la Plaine.

Documents utiles :

Seul document écrit par lui et publié : un article de quatre pages, intitulé « Faire chemin avec les blessés de la vie », paru dans la revue « Vocations-Vendée », sans doute en 1997.
(Ni vidéo, ni livres, ni B.D.)

Actualité du message :

Robert terminait ainsi son article de la revue « Vocations » : « Mon souhait final, c’est que l’Église rejoigne vraiment les pauvres, qu’elle fasse chemin avec eux, non pas pour qu’ils deviennent riches, mais qu’elle devienne pauvre avec eux. Et dans un groupe de ses frères avec lequel il a beaucoup cheminé, il disait : « L’esprit de pauvreté spirituelle de Thérèse de Lisieux m’a aidé à vivre mon engagement en vie religieuse dans une disponibilité sans volontarisme. Je me retrouve bien dans l’« acte d’offrande » de Thérèse, mais je préfère le formuler avec d’autres mots. Quand Thérèse dit qu’elle s’en va vers Dieu « les mains vides », cela me semble bien résumer l’attitude spirituelle que j’ai reçue d’elle. Et sa « nuit de la foi » me parle beaucoup... »

Allons à la rencontre de personnes qui l’ont connu :

D’une part ses frères Missionnaires de la Plaine et de Sainte Thérèse (Marcel Maingourd, Maurice Dugué, Michel Dubois, Clément Pichaud ... ) : s’adresser au Centre spirituel l’ Immaculée de Chaillé-les-Marais (4 rue de la Roseraie, Tél : 02.51.56.72.06)
D’autre part les amis de Sainte Bernadette et de l’ACO avec lesquels il a vécu tout cela (Mado Guéret, Paul Teillet, Guy-Marie et Françoise Brizard, Joëlle Mahu, Louis-Marie Graton, Thérèse-Marie Montassier, Michel et Thérèse Blaizeau, Élisabeth Avrit, Bernard et Guilaine Jouffri) : s’adresser à la paroisse Jean-XXIII ou à l’église Sainte Bernadette.

Visites possibles :Peut-être une visite à Emmaüs (aux Essarts ou à Saint-Michel le Cloucq)... Mais reste-t-il encore des compagnons qui l’ont connu ?
Au centre spirituel de Chaillé-les-Marais (voir ci-dessous).
Les églises où il a prié et célébré (Benet, le Sacré-Cœur de la Roche-sur-Yon et surtout Sainte Bernadette). Il a logé un moment au sous-sol de celle-ci, puis en HLM dans le quartier populaire des Forges.

Prier avec : (d’après la prière universelle de sa sépulture)
Avec les responsables d’Emmaüs, prions pour que les personnes à la rue et sans ressources trouvent dans notre société aide et compréhension ; et pour que tous nous soyons au service, en premier, du plus petit et du plus souffrant. Avec les fidèles de Sainte Bernadette, prions pour tous ceux qui comme Robert accompagnent des enfants, des jeunes ou des adultes dans leurs démarches de foi, et pour que tous nous partagions leurs soucis et leurs espoirs dans la vie quotidienne. Avec les Missionnaires de la Plaine, prions pour que chrétiens, religieux et prêtres s’attachent à redonner à chaque personne sa dignité d’enfant bien-aimé de Dieu.


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