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Article mis en ligne le 11 septembre 2010
dernière modification le 30 septembre 2010
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LA BREBIS PERDUE (Luc 15, 1-32)

« Si l’un de vous a 100 brebis et en perd UNE , ne laisse-t-il pas les 99 autres dans le désert, pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? »

Le berger se met à la recherche d’une seule brebis perdue jusqu’à ce qu’il la retrouve : voilà le portrait que Jésus nous donne aujourd’hui de son Père, en le qualifiant du plus beau nom qui puisse exister : Dieu de miséricorde. Le berger abandonne 99 brebis pour en chercher une seule qui est perdue et il n’a pas dit : “Je vais la chercher jusqu’à la nuit tombante”, non....mais “Jusqu’il la retrouve”. L’amour de Dieu pour chacun et chacune de nous n’a pas de limite.

Aucun être humain n’est abandonné par Dieu, aucun n’est jamais définitivement « perdu », puisqu’il est recherché sans limite de temps par quelqu’un qui l’aime. Le plus grand pécheur qui soit est toujours recherché par Dieu qui a un amour infini pour lui. C’est impossible de briser l’amour de Dieu pour chacune et chacun de nous. Dieu court partout à notre recherche : il ne peut pas être heureux sans nous, sans moi… Dans ce passage d’Evangile de Luc (15, 1-32), Jésus nous révèle un Dieu pour qui chaque homme, chaque femme a un amour unique, irremplaçable, inestimable. Regardez cette unique brebis qui a fui d’elle-même loin de son berger et qui s’est perdue : elle remplit la pensée du berger, il n’y a plus que celle-ci qui semble compter. Notre Dieu, il est comme ça : un Dieu qui continue à penser sans cesse à ceux qui l’ont abandonné, un Dieu qui aime ceux qui ne l’aiment pas, un Dieu qui souffre parce qu’une seule de ses brebis lui donne du souci. Cette brebis perdue n’est-elle pas notre image à chacune et chacun de nous ?

« Et quand il la retrouvée, il l’a prend sur ses épaules… »
Un berger heureux, tout souriant, portant une brebis sur ses épaules. Ce simple détail de « la brebis sur les épaules » est une observation très fine de la part de Jésus. Lorsqu’une bête a erré pendant des heures et des jours loin du troupeau, à bout de forces, elle se couche, elle n’en peut plus ; il faut véritablement la porter. Et c’est lourd une brebis… c’est lourd aussi un homme ou une femme fatiguée, déprimée…surtout quand le berger, lui aussi, a couru pendant des heures sur les cailloux ou dans les ravins… et cette fatigue du berger, la brebis ne la verra pas forcément…Mais, dit Jésus, tout joyeux, le berger oublie sa propre fatigue, il prend la brebis dans ses bras, et la porte sur ses épaules. Dans cette image, c’est Dieu qui nous porte, chacune et chacun, dans ses bras….comme il nous arrive de porter ceux et celles qui nous sont chères, nous aussi, à bout de bras.

De retour chez lui, il invite tous ses amis à faire la fête. Nous sommes loin du tempérament grincheux, qui se lamente, ou qui fait des remarques accusatrices à celui ou celle qui a fait des fautes. Dieu, au contraire de nous, se réjouit de pardonner. Dieu est joyeux de sauver… il invite à la fête lorsque quelqu’un revient…. Notre Dieu est un Dieu de miséricorde…et d’amour.

Jamais nous ne pourrons oublier cet amour fou pour chacun(e) de nous comme si nous étions unique au monde. Mais c’est vrai aussi que, nous les brebis perdues, nous vivons le plus souvent dans les souffrances de l’éloignement et de la solitude, dans les épines…. Nous avons beaucoup de peine à reconnaître l’amour de Dieu pour nous au cœur de nos lassitudes et de nos terribles souffrances…
Demandons à Dieu la force de tendre le bras vers lui lorsque nous sommes au fond du gouffre, et lorsque nous le voyons venir à nous… !

P. Louis Morandeau


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