Marie, la paix et la bénédiction
En ce premier jour de l’année, l’Église nous fait entrer dans un temps nouveau avec trois dons inséparables : Marie, la Paix, et la bénédiction.
Nous venons d’entendre cette parole si simple et si profonde du livre des Nombres :
« Que le Seigneur te bénisse et te garde. Qu’il fasse briller sur toi son visage. Qu’il t’apporte la paix. » C’est la première parole que Dieu veut déposer sur notre année 2026 : une bénédiction, pas une performance ; une paix, pas une course.
L’Évangile nous montre Marie au tout début de l’histoire de Jésus. Elle ne parle presque pas. Elle garde, elle médite, elle accueille. Marie nous apprend comment commencer une année : non pas dans le bruit ou l’inquiétude, mais dans l’écoute.
Marie est Mère de Dieu - c’est ce que l’Eglise fête en ce jour - , mais elle est aussi mère de nos commencements. Elle nous dit que Dieu entre dans nos vies non par la force, mais par la confiance. En ce 1ᵉʳ janvier, elle nous invite à lui confier ce que nous portons déjà dans nos cœurs : nos projets, nos peurs, nos espérances, nos relations, notre monde fragile.
Ce jour est aussi la Journée mondiale de la Paix. Et nous le savons : la paix n’est pas seulement l’absence de guerre. Elle commence dans le cœur, dans les paroles, dans les choix quotidiens.
La paix naît quand nous acceptons d’être fils et filles de Dieu, comme le dit saint Paul : non pas des esclaves de la peur ou de la réussite, mais des enfants aimés. Un cœur qui se sait aimé devient capable de pardon, de patience, de dialogue.
Dans un monde marqué par les conflits, les divisions et les incertitudes, le chrétien n’est pas naïf, mais il est artisan de paix. La paix commence parfois très simplement : écouter avant de répondre, pardonner au lieu de se venger, bâtir au lieu de détruire.
Le 1ᵉʳ janvier n’est pas un jour pour deviner l’avenir, mais pour le remettre entre les mains de Dieu. Nous ne savons pas ce que 2026 nous apportera, mais nous savons avec qui nous marcherons.
Comme Marie, apprenons à dire : « Que tout se fasse selon ta Parole. » Alors notre année, même avec ses épreuves, deviendra un lieu de grâce. Amen.
Abbé Thierry, curé.